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http://www.observatoire-medias.info/article180.html
Communiqué de l'Observatoire français des médias
Bonjour,
Nous vous transmettons le texte de l'appel du 18 juin 2004 que lance l'Observatoire
français des médias, pour diffusion par vos listes électroniques,
par publication sur votre site et et par tout autre moyen.
En vous remerciant pour votre soutien,
L'équipe de l'OFM
Observatoire Français des Médias
3, avenue Stephen Pichon
75013 Paris
Tél. : 01.53.94.96.69
/ 06.72.73.21.95
Fax : 01.53.94.96.76
Courriel : contact@observatoire-medias.info
Web : http://www.observatoire-medias.info
Communiqué
L'Observatoire français
des médias a lancé le 17 juin au soir un "Appel du
18 juin contre la concentration et la mainmise financière sur les
médias".
Cet appel a reçu
le soutien des syndicats de journalistes SNJ, SNJ-CGT, CFDT Radio-Télé,
des associations Action Critique Médias (ACRIMED), Amis du Monde
Diplomatique, Association des journalistes pour la nature et l'écologie,
Association des journalistes professionnels de Belgique, ATTAC, Les Pénélopes,
Les Pieds dans le Paf, Union des familles laïques (UFAL).
La pétition
est proposée à la signature en ligne sur
http://www.observatoire-medias.info/article202.html
Les signatures seront aussi recueillies par courriel à :
petition@observatoire-medias.info
ou par courrier.
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Appel du 18 juin 2004 de l'Observatoire français des médias
contre la concentration et la mainmise financière sur les médias
Aujourd'hui, 18 juin
2004, est un triste jour pour l'indépendance des moyens d'information,
de communication et d'éducation.
La firme du fabricant d'armes Dassault est autorisée par l'Union
européenne à prendre le contrôle de 70 publications
dont Le Figaro, L'Express et un tiers de la presse quotidienne régionale,
auparavant détenues par le groupe Hersant.
Un autre fabricant d'armes, Lagardère, déjà à
la tête d'un empire dans la presse, l'édition, la distribution
et l'audiovisuel s'est emparé, il y a peu, du pôle édition
de Vivendi Universal, créant ainsi une situation de quasi monopole
avec l'assentiment du gouvernement français.
C'est finalement le holding financier Wendel, dont le président,
Ernest-Antoine Seillière, est aussi celui du MEDEF, qui vient de
s'emparer d'Editis, deuxième groupe français et éditeur
d'une très grande part des dictionnaires et des manuels scolaires.
L'association voulue par le gouvernement Raffarin entre TF1 et les chaînes
de télévision publiques en vue de créer CII, la Chaîne
d'Information Internationale, financée par des fonds publics mais
dirigée par le groupe de B.T.P. Bouygues, est en passe d'être
acceptée par la Commission de l'Union européenne.
Enfin, une nouvelle loi adoptée le 3 juin vient d'assouplir les
règles anti-concentration, notamment en ce qui concerne les autorisations
d'émission des télévisions régionales.
Sans cesse, le contrôle de quelques firmes sur le journalisme et
la communication parvient à s'étendre, sans susciter la
réaction appropriée de quelque autorité ou pouvoir.
Sans cesse, la stratégie de mainmise du pouvoir politique sur les
moyens d'information renforce les moyens de diffusion des doctrines les
plus favorables aux intérêts financiers.
La liberté d'expression est une composante essentielle des libertés
publiques.
Le droit à une information de qualité, à des conditions
de travail des journalistes conformes aux impératifs de leur métier
et à un traitement équilibré et honnête de
l'actualité et des débats publics est un combat que doivent
soutenir les démocraties.
Nous appelons à l'action de tous et à l'engagement des forces
politiques pour défendre le droit à une information libre
et pluraliste.
Christian Pradié,
Secrétaire général adjoint.
Observatoire Français des Médias
3, avenue Stephen Pichon
75013 Paris
Tél. : 01.53.94.96.70
Fax : 01.53.94.96.76
Mél : christian.pradie@observatoire-medias.info
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