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La bête est revenue, on l'a reconnue ! |
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Christian Denis, article copyleft, reproduction vivement encouragée, avec mention de la source. La bête est
revenue, on l'a reconnue ! Nous le verrons en préambule, la chimie, surtout aux mains des industriels, n'est pas une science neutre, elle focalise son regard sur l'action de la molécule, sur la cellule, l'infiniment petit, en faisant l'impasse sur son environnement, oubliant toutes les interactions, les effets secondaires que la physique la plus élémentaire nous enseigne. Pour l'industrie chimique, peu importent les dégâts collatéraux, il s'agit d'assurer la survie du dogme, déjà bien chancelant, du "développement" de "l'Economie" qui innove... pour le bien de tous. Nous nous intéressons à la phytothérapie. Nous savons, depuis des millénaires que c'est l'interaction de l'ensemble des éléments actifs d'une plante qui peut guérir, soigner une affection, dans une mystérieuse alchimie. Bien entendu, la nature ne fait pas de miracles, il faut du repos au chaud (sec) et de la patience pour laisser, et non faire partir, un accès de fièvre. Aujourd'hui, après un siècle d'utilisation massive d'aspirine et d'antibiotiques, le corps médical est quasi unanime pour revenir à la sagesse ancestrale. Comparons
donc nos visions de la vie, Il y a déjà plus de cinq millénaires, les Sumériens utilisaient les feuilles de saule comme antidouleur, puis Hippocrate préconisa, pour soulager la fièvre, plus efficace, une décoction d'écorce de saule blanc (salix alba). Selon la théorie des signatures, sagesse millénaire des herboristes, la nature nous indique toujours la voie : Les fièvres sont toujours plus fréquentes dans les régions humides. Si le saule affectionne particulièrement les régions marécageuses, il supporte donc l'humidité et doit donc contenir les principes qui lui permettent de résister à de telles conditions. C'est pourtant simple ! Seul hic pour l'homme qui devient "moderne" : la saveur amère de la décoction de saule, qui rappelle celle de l'écorce de quinquina (principe actif : quinine, mêmes propriétés) qui soigne la malaria, la maladie des marais. L'écorce ou les feuilles soulagent bien la fièvre, mais si on isole les principes actifs les uns des autres... patatras ! L'acide salicylique présente différents effets secondaires : saveur très désagréable, irritation de la bouche, de l'estomac et de l'intestin. Heureusement, la chimie est là ! En masquant certains groupements il est possible d'atténuer ces effets désagréables, tout en gardant les aspects "positifs" de la molécule. En 1853, Charles Gerhardt à Montpellier réalise la synthèse de l'acide acétylsalicylique. Cette molécule sera brevetée en 1899, sous le nom d'ASPIRINE®. Les premiers comprimés seront fabriqués par Bayer en 1900 et feront sa fortune. Mais alors, me direz-vous, pourquoi faire si compliqué quand c'est si simple ? Nous disposons de feuilles et d'écorces de saules à volonté, sur presque toute la planète, voilà une médecine très bon marché qui devrait intéresser les ministères de la santé et les systèmes de sécurité sociale... Pourquoi ? Pour le profit, bien entendu, il fallait déposséder au plus vite les peuples de leurs savoirs ancestraux, donc gratuits, pour leur revendre, à prix d'or, des médicaments "modernes". Le profit ? Oui, bien entendu, mais pas seulement, c'est déjà l'idéologie du surhomme qui pointe, derrière son casque : le domptage de la nature, de la maladie, le génocide des milliers d'espèces de bactéries, d'insectes, de petits mammifères, comme bientôt... le domptage et le génocide d'espèces de sous hommes décrétés non conformes. Paradoxe apparent, cette vision ultra parcellaire est donc ultra totalitaire. Elle prône l'éradication de tout ce qui dévie, dérange ses objectifs... La vision de la chimie est donc véritablement une vision guerrière, la bactérie qui n'agit pas dans "l'ordre" de son monde, le virus deviennent des ennemis à éliminer, quelque en soit le prix à payer pour les autres espèces, voire les humains. Cette guerre imbécile, coûteuse et déjà perdue d'avance se fait au mépris de toute l'histoire de la vie sur terre, car toutes les espèces vivantes sur cette planète sont toutes issues de la même soupe primordiale, cet étrange bouillon de culture où bactéries et virus, par combinaisons successives, ont permis, au beau milieu de ce désordre, dans une formidable diversité, l'apparition de l'abeille comme des moisissures, du bipède comme du papillon, du tournesol comme de l'insecte "ravageur"... Toutes espèces aujourd'hui menacées par le Gaucho et le Régent. A l'opposé de l'histoire de la vie, la soupe d'inculture de l'industrie chimique chimique, nous propose un "ordre" pas si nouveau qui ressemble furieusement à l'ordre de son ami Adolf. Pour mille ans ? Car l'ordre tout régner sur tous les vivants ! On s'occupera plus tard des éventuels effets pervers ! Cette ingénieuse industrie n'est pas en manque pour nous fourguer d'autres molécules miracles, pour corriger les déséquilibres qu'elle a elle-même provoqué ! Et aujourd'hui, la « Bush » en cur, admettant enfin que les pesticides pourraient ne pas être bons pour la santé, nous propose le meilleur des mondes transgénique, des OGM, pour éviter l'abus de pesticides Alors, les apiculteurs et leurs abeilles... Bayer et BASF n'en ont vraiment cure. Pourtant, heureusement, toutes les espèces ne meurent pas de leurs funestes expérimentations. La vie est forte, car souple et adaptable, les bactéries, les virus mutent et résistent aux antibiotiques, comme les insectes, décrétés "ravageurs" ou non. "Grâce" aux ravages de la chimie, le marché de l'industrie pharmaceutique, branche ô combien juteuse de la chimie, devenu l'industrie la plus lucrative au monde. Son marché : le corps humain ; son rendement, sur l'entretien et l'expansion des maladies ; ses gains, sur la brevetabilité des médicaments et des molécules qui les composent. Etonnant, tout de même, au vu de ses piètres résultats : les maladies ne reculent pas, au contraire, tous les jours, de nouvelles maladies ou affections apparaissent, le plus souvent liées à l'utilisation massive de la chimie ou à la résistance aux médicaments, quand elles ne sont pas dues aux médicaments ou contractées à l'hôpital. Question : Au vu de tels résultats, quelle autre industrie au monde pourrait continuer ainsi son activité, en captant l'argent public de surcroît ? Dans les années trente en Allemagne, l'industrie de la chimie, fidèle à sa logique du monde, un monde « propre », collaborera activement à l'avènement d'Hitler, tandis que la presque totalité des physiciens quittera le pays, à la suite d'Albert Einstein. On me rétorquera qu'Einstein participera à l'élaboration de la bombe atomique. Mais, pendant de longs mois, il hésitera : faut-il, pour arrêter une guerre très meurtrière, oser le risque d'un acte meurtrier et spectaculaire ? Pendant la préparation, pendant les essais et jusqu'à sa mort, Einstein doute... Il se pose des questions existentielles à en perdre la santé et signe de nombreuses mises en garde sur la prolifération nucléaire. Mieux, il laisse un testament qui remet en cause ses propres recherches en physique, il a lui-même l'intuition que l'équation qui l'a rendu célèbre, E = MC 2 n'est pas encore complète, qu'il manque un élément, qu'il faut continuer de chercher... Einstein le physicien doute. En cela, il est profondément humain. Il est notre grand frère génial, novateur mais circonspect et prudent à la fois. Avez-vous vu ou entendu, une seule fois, l'industrie chimique douter de la validité de ses théories, de ses dogmes, de ses recherches, de ses produits et de leurs effets sur notre santé et celle de la terre ? Revenons
à l'histoire de Bayer, BASF : La société que vient de mettre la clé sous la porte, fin 2003 en Allemagne, a suscité débats et passions, bien au-delà des mers. En effet, l'histoire de cette société anonyme est directement liée à l'horreur la plus absolue, la plus médiatique : la shoah. Jamais, jusqu'à lors, capitalisme, cynisme, froide politique, affairisme et grand banditisme n'avaient été aussi étroitement liés. Car le cartel chimique IG Farben (Bayer, BASF, Hoechst) porte bel et bien la marque de la bête immonde : Déjà, pendant la Première guerre mondiale, Bayer a inventé la Guerre Chimique ("gaz humide") et a créé "une École pour la Guerre Chimique." Des centaines de milliers de poilus en sont morts, dans de grandes souffrances, des années après l'Armistice de 1918. La société qui a fourni le Zyklon B, le gaz mortel aux SS en vue de la solution finale pour les « sous-hommes », Juifs, Tsiganes, homosexuels ne l'a pas fait par inadvertance. Elle vivait déjà bien du travail forcé, menait des "expériences" sur les déportés, sans le moindre remord. IG Farben était la société mère de IG Auschwitz, la plus grande usine industrielle de ce cartel chimique à l'extérieur de l'Allemagne. Créée en 1925, le cartel a plus que collaboré avec le régime nazi. Il a été, dès l'origine, avec Thyssen, Ford et Rockefeller, l'un des plus fidèles soutiens du NSDAP, puis l'un des piliers économiques du régime. En 1947, à l'issue du procès de Nuremberg, les actifs d'IG Farben sont confisqués par les alliés et répartis entre les entreprises qui vont perpétuer sa sale besogne, sous d'autres noms. Dans l'article suivant : Le ventre est encore fécond, nous explorerons les rouages de cette puissante industrie de mort et vous présenterons les hommes et organisations qui ont pris part à tous ces crimes contre l'humanité. Puissants, mais pas invicibles ! Christian Denis Ouèbejournaliste, www.grainvert.com Alterécolo : Militant pour les alternatives, altermondialiste. Lire la suite en ligne : Le ventre est encore fécond. Références : Au départ de notre enquête : Cette étrange mortalité des abeilles OGM : Transfert de gènes chez les abeilles BASF Agro mis en examen a Saint Gaudens Philippe de Villiers perd contre Bayer Histoire de Bayer La coordination contre les méfaits de Bayer Pour plus de sécurité, On n'oublie pas de signer notre pétition pour le retrait définitif du Régent et du Gaucho |
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