Les Infos
 
Retour à l'Accueil
Associations, Collectifs
L'Udas vous informe...
 
Retour Infos

retour Associations
Les Associations, collectifs...

Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés

Paris, le 09 décembre 2003


ASTI D’ORLEANS :
LA MAIRIE ET L’ETAT JOUENT LES MATADORS

ou
Assassinat d’association : mode d’emploi


LA FASTI SE DECLARE PLEINEMENT SOLIDAIRE DE L’ASTI D’ORLEANS ET S’INSURGE CONTRE LES PRATIQUES INIQUES DE LA MAIRIE D’ORLEANS, DE LA PREFECTURE DU LOIRET ET DE LEURS COMPLICES, A QUELQUE NIVEAU QU’ILS SE TROUVENT.
L’attaque contre cette association affiliée à la FASTI n’est que le prolongement des différentes offensives menées contre d’autres « délinquants de la solidarité », comme l’ASTI de Valence, comme Romain Binazon, comme Roland Diagne à Lille, ou les inculpés des procès de Bobigny « coupables » d’avoir protesté contre des déportations de sans-papiers.

La FASTI n’a pas été surprise du nouveau problème auquel vient d’être confrontée l’ASTI d’Orléans ces derniers mois.

  • Tentative de coupure des subventions sur l’alphabétisation par la Mairie
  • Refus de la préfecture d’enregistrer les demandes d’asiles d’étrangers domiciliés postalement à l’ASTI.

De telles attaques, très politiques et très politisées, sont en général la preuve d’un travail efficace mené par une association de terrain, contre les logiques de précarisation et d’exclusion généralisées mises en œuvre par le gouvernement. Ces offensives sont à l’image du parti actuellement en poste à la Mairie d’Orléans comme au gouvernement, et qu’un tel investissement pour la solidarité au quotidien dérange.

LA FASTI est choquée de constater que cette affaire s’inscrit dans une même stratégie mûrement réfléchie. Le compte-rendu du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) du 7 juillet 2003 ne laisse place à aucune ambiguïté quant à l’objectif : tuer l’ASTI. Cette réunion rassemblait, sous la présidence du Député Maire d’Orléans, le Procureur de la République, l’Inspecteur d’Académie, le Directeur de Cabinet du Préfet, un Commissaire Divisionnaire, le Directeur de Cabinet du Maire, le Directeur de la Sécurité de la ville, le Responsable du Service Prévention Médiation de la ville, un Député / Conseiller Général, un Adjoint au Maire, et une Conseillère Municipale. Le rapport produit les amalgames classiques à l’extrême-droite entre « étrangers » et « délinquance », déplore les « arrivées massives » de jeunes à scolariser… et invite à collecter toute information possible auprès des autorités et partenaires sur l’ASTI qui seraient transmises au ministre des Affaires Sociales pour demander la suppression des subventions nationales venant du FASILD. Au niveau local les autorités continueraient le harcèlement financier et judiciaire.
LE MODE D’EMPLOI DE L’ASSASSINAT D’ASSOCIATION EST COMPLET ET REUTILISABLE A L’ENVI.

L’idéologie à la base de ses actions va à l’encontre de toutes les valeurs républicaines, comme l’a soulevé le tribunal administratif dans la procédure intentée à l’encontre de la préfecture du Loiret, représentante du gouvernement, à laquelle l’ASTI à pris part. Le tribunal a souligné « une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ».

L’ASTI d’Orléans n’est que l’exemple le plus révélateur de ce qui arrive ou peut arriver demain à toute association de solidarité, au niveau local et national. Les baisses généralisées de subvention ou les procès à répétition contre des militants ne sont que quelques éléments révélateurs parmi d’autres.

En s’attaquant aux personnes et aux associations, le parti au pouvoir ne fait que démontrer son mépris des principes démocratiques, et présente un curieux visage de ceux qui se targuent de défendre les libertés, en occultant un principe de base :


IL N’Y A PAS DE LIBERTE SANS SOLIDARITE.

LA FASTI APPELLE TOUTES LES ORGANISATIONS ET PERSONNES SOLIDAIRES DES PERSONNES IMMIGRE-E-S A EXPRIMER, PAR TOUS MOYENS, LEUR SOLIDARITE A L’ASTI D’ORLEANS ET A PROTESTER CONTRE L’OFFENSIVE DU DEPUTE-MAIRE SERGE GROUARD ET DE SES TUEURS D’ASSOCIATION.

LA FASTI APPELLE, ENTRE AUTRES, A « INONDER » LA MAIRIE ET LA PREFECTURE D’ORLEANS DE FAX DE SOLIDARITE AVANT LE 12 DECEMBRE (jour où l’ASTI doit rencontrer la Préfecture sur cette affaire en fin de matinée).


- Fax de la Préfecture d’Orléans : 02.38.53.32.48.
- Fax de la Mairie d’Orléans : 02.38.79.20.00.

- Fax de France 3 Orléans : 02.38.69.56.41.
- Fax de la République du Centre : 02.38.78.73.20.
- Fax de la Nouvelle République du Centre Ouest : 02.38.42.08.50.
- Fax de France Bleu Orléans : 02.38.81.79.26.


Pièces jointes : le Compte rendu du CLSPD d'Orléans, Conseil restreint du 7 juillet 2003

Téléchargez : le recto / le verso

--------------------------------------------------------------------------------


--------------------------------------------------------------------------------



 

 

 

 


haut de page
Retour à l'Accueil