La FASTI
après quarante ans d'existence et de luttes aux côtés
des
personnes étrangères, risque aujourd'hui de disparaître.
Alors que
les attaques envers les personnes immigrées sont de plus
en
plus fortes, que les politiques européennes sur l'immigration
vont toutes dans
le sens d'un renforcement de la fermeture de l'Europe, les associations
qui
agissent pour la défense des personnes immigrées
ne sont pas épargnées par ces
coups de boutoir. L'Etat doit les faire taire pour pouvoir continuer
d'exploiter et d'expulser ces personnes dans un silence qui interdit
toute velléité de
contestation.
Après
les problèmes de l'ASTI de Valence avec le maire de la
ville,
ceux de l'ASTI d'Orléans en butte aux attaques conjuguées
de la mairie et de la
préfecture du Loiret, ceux du GASProm - ASTI de Nantes
avec la procédure
juridique enclenchée pour soupçon d'aide au proxénétisme
aggravé, la Fédération
Nationale va-t-elle aussi payer son engagement et ses positions
politiques et
risquer de disparaître ?
Ainsi, les
retards de versements et la stagnation de nombreuses
subventions, conjugués à une augmentation des activités
et des besoins de la FASTI
liée à ce contexte difficile, nous placent dans
une situation financière des plus
catastrophiques.
En effet,
cette situation financière risque de signer l'arrêt
de mort
de la FASTI, avec la remise en cause d'une équipe salariée
déjà minimale et
indispensable au fonctionnement du siège et à la
coordination du mouvement :
c'est notre local, la tenue de nos réunions nationales,
et la possibilité de
dynamiser un réseau de 66 associations à travers
toute la France qui sont menacés
de disparition. Ne nous leurrons cependant pas, ces problèmes
financiers, loin
de ne toucher que la FASTI ébranlent l'ensemble des associations,
et en
premier lieu celles que la volonté d'indépendance
dans l'affirmation de leurs
positions rendent plus fragiles.
La disparition
de la FASTI signifierait la disparition d'une structure
incontournable dans la lutte aux côtés des personnes
étrangères. Elle
signifierait également la disparition à très
court terme d'un réseau de plus de
soixante-dix associations locales et régionales, et d'autant
de permanences
juridiques, d'alphabétisation et de domiciliation, de toute
une solidarité au
quotidien sur l'ensemble de la France.
NOUS AVONS
BESOIN DE L'APPUI DE TOUTES LES PERSONNES POUR QUI LA REVENDICATION
DU DÉLIT DE SOLIDARITÉ IMPLIQUE ÉGALEMENT
LE SOUTIEN AUX ASSOCIATIONS POUR LEUR PERMETTRE DE CONTINUER LEURS
ACTIVITÉS.