|
argumentaires
|
|||||
|
Education
|
Des luttes quotidiennes... | ||||
|
Argumentaire
13.08
|
|
Non à la casse du service public d'éducation ! |
|
| Groupa Durruti ; FA Lyon Source : Le monde libertaire 27 novembre au 3 décembre 2003 La réforme de l'Université initiée par Ferry a provoqué une certaine agitation sur les campus. En conséquence de quoi le ministre a repoussé son projet sine die. Mais méfions-nous: il change souvent d'avis. Précaire
ou servile Autre perspective,
des formations " profilées " à une entreprise
cassant toute garantie collective en terme de salaire: on substitue la
compétence (un parcours à la carte sanctionné par
des " crédits ") acquise individuellement et la négociation
salariale individuelle (quelques gagnant.e.s mais surtout beaucoup de
perdant, e. s) à la qualification (un niveau universitaire) qui
garantie un salaire minimum à travers les conventions collectives
issues des rapports de force syndicaux. Or dans le contrat, si les salarié.e.s
ne s'organisent pas collectivement et n'ont pas de garanties collective,
c'est le ou la patron.ne qui est gagnante à tous les coups en pouvant
jouer les salaires à la baisse. Cette individualisation par crédit
amenuise également les possibilités de reconversion en cas
de licenciement. Seule la lutte
paye Face à cette
situation, seule la lutte peut nous permettre d'inverser la tendance.
Une lutte organisée démocratiquement, avec des assemblées
générales souveraines pratiquant s'il est besoin le mandatement
impératif et révocable, le contrôle permanent des
mandatés. Dans la rue, en occupant la fac ou les lieux du pouvoir,
nous pouvons faire face. En prenant nos distances avec les politiciens
qui retournent opportunément leur veste. L'Unef, dirigée
par la gauche socialiste, s'est bien gardée de condamner le plan
U3 M et la réforme Lang qui ont mis en place ces coups bas. Il
faut dire qu'à l'époque, la gauche était au gouvernement.
Les mouvements lycéens et étudiants successifs depuis 98
(98, 99, sur Lyon 2, Bordeaux III, Montpellier, etc.) ont été
brisés par les politicien.ne.s, jusqu'à ce que la droite
revienne au pouvoir pour qu'à son dernier congrès l'Unef
retourne sa veste. Même s'il vaut mieux tard que jamais, le rappel
de ces quelques données, permet de se méfier des mauvais
coups éventuels... |
|
|