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Des luttes quotidiennes... | ||||
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Argumentaire
13.02
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Xavier Darcos, au "Grand jury RTL- "Le Monde"-LCI" |
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Il n'y a pas aujourd'hui
de texte de réforme. Il n'est pas inscrit au programme du gouvernement,
d'ailleurs de la législature, une loi de réforme universitaire.
C'est ce qui m'échappe un peu dans les mouvements étudiants
: je ne sais pas contre quoi ils protestent. Ils protestent contre un
document qui n'a pas encore de forme. Mais Luc Ferry a dit qu'il allait présenter un avant-projet aux organisations syndicales. Il est décidé
de rouvrir ce dossier, de débattre et lorsque les choses seront
prêtes, nous verrons si on peut ou pas le transformer en projet
de loi. Il s'agit d'une incompréhension. Il n'est pas question
d'augmenter les droits, de mettre en concurrence les universités,
de remettre en cause la valeur nationale des diplômes. Il faut le
dire ! Le projet d'harmonisation
européenne des diplômes, dit LMD, est maintenu ? Oui. Est-ce que, d'ici
à 2007, vous ferez un projet de loi sur l'autonomie des universités
? Les universités
sont déjà autonomes. Nous ferons peut-être un projet
qui leur donnera une plus grande autonomie, cette marge d'autonomie restant
à définir pour éviter les tensions que nous voyons
aujourd'hui. Pourquoi avoir
organisé un nouveau grand débat sur l'école, le cinquième
depuis 1994 ? C'est la première
fois qu'on s'adresse à la totalité de la nation et qu'on
lui demande de débattre de la chose scolaire. Nous proposons un
Mai 68 sans les barricades, un Mai 68 pacifique. Ce qui explique en grande
partie le malaise de ceux qui sont chargés de l'école c'est
que l'ascenseur est en panne, que la démocratisation est une idée
neuve dans le système scolaire et que les gens qui viennent des
milieux les plus modestes ne sont pas ceux qui s'en sortent le mieux.
Nos résultats stagnent. Ils ne sont pas mauvais mais ils stagnent. Faut-il maintenir
l'objectif d'un taux de 80 % au niveau du Bac ? Est-il vraiment utile
de se fixer des objectifs de cet ordre ? Je crois que ce qu'il faut, c'est
100 % de qualification. Pourquoi stagne-t-on
? Parce qu'il y a des ratés au cours du secondaire. Il y a une "ghettoïsation" dans un certain nombre de nos établissements, il y a une grande difficulté à recréer une adhésion à la culture scolaire. Parce que les filières d'élites, en particulier scientifiques, sont en déshérence. Parce que, simplement, il faut reprendre tout ça en main. Aux élections régionales, vous allez vous retrouver tête liste de l'UMP en Aquitaine contre François Bayrou, dont vous avez été directeur de cabinet et dont vous êtes resté proche. Celui-ci annonce qu'il veut des listes autonomes de l'UDF... On peut accepter la diversité mais pas la division. On ne peut pas être sur son rocher et dire des méchancetés. Il faut choisir dans quel camp on est. |
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