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OCDE : ces recommandations
qui nous étouffent
4
juin 2003
Retraite,
RMA, enseignement, tout s'explique à la lecture des rapport de
l'OCDE.
Ci-dessous, des
extraits de deux rapports.
Le premier rapport, "La Stratégie de l'OCDE pour l'emploi"
date de 1998.
Le second, "Quelle politique pour la croissance ? Les sources de
la croissance économique dans les pays de l'OCDE" est de cette
année.
A la lecture de ces deux rapports, une seule constante, toujours la même
: la recherche du toujours plus pour une poignée, avec en ligne
de mire, la casse, entre autre, des acquis sociaux, et une mise en concurrence
de plus en plus violente.
Note : sur le site de l' OCDE, seuls les titres sont en gras.
Premier
rapport, parution : Mai 1998
Extrait
Encadré 1. La Stratégie de l'OCDE pour l'emploi
-
(...)
Accroître la flexibilité du temps de travail (aussi
bien à court terme que sur toute la durée de la
vie) dans le cadre de contrats conclus de gré à
gré entre travailleurs et employeurs.
-
Créer
un climat favorable à l'entreprise en éliminant
les obstacles à la création et au développement
des entreprises.
-
Accroître
la flexibilité des coûts salariaux et de main-d'uvre
en supprimant les contraintes qui empêchent les salaires
de refléter les conditions locales et le niveau de
qualifications de chacun, en particulier des jeunes travailleurs.
-
Revoir
les dispositions relatives à la sécurité
de l'emploi qui freinent l'expansion de l'emploi dans le secteur
privé.
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-
Mettre davantage l'accent sur les politiques actives du marché
du travail et les rendre plus efficaces.
-
Améliorer
les qualifications et les compétences de la main-d'uvre
en modifiant profondément les systèmes d'enseignement
et de formation.
-
Revoir
les systèmes d'indemnisation du chômage et de prestations
connexes -- et leurs interactions avec le système fiscal
-- de sorte que les objectifs fondamentaux en matière
d' équité de la collectivité soient remplis
sans porter atteinte au bon fonctionnement des marchés
du travail.
-
Développer
la concurrence sur les marchés de produits de manière
à réduire les tendances monopolistiques et à
atténuer l'opposition entre travailleurs intégrés
et exclus, tout en contribuant à rendre l'économie
plus novatrice et plus dynamique.
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Extrait de : La
stratégie de l' OCDE pour l'emploi : rapport sur l'état
d'avancement de la mise en uvre des recommandations par pays. Documents
des affaires économiques N° 196
Tout le rapport :
http://www.oecd.org/pdf/M00035000/M00035183.pdf
Deuxième
rapport, parution : 2003
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Extrait
La tâche des pouvoirs publics est vaste.
Ces performances contrastées montrent que la pleine mobilisation
des ressources en termes de travail et de capital va rester le défi
permanent de l'avenir.
Comme ce document entend le montrer, l'action des pouvoirs publics
doit se déployer sur tous les fronts. Les mesures macroéconomiques
vont être essentielles pour rétablir la stabilité
qui permet au travail et au capital de bien jouer leur rôle.
Il va falloir améliorer considérablement les politiques
du marché du travail dans de nombreux pays pour assurer le
plein emploi dans son sens le plus général.(...)
Il sera enfin essentiel de susciter et, dans de nombreux pays, de
renforcer les incitations à la concurrence et à l'innovation
en vue de répartir plus largement les gains de productivité
au sein de la zone de l'OCDE et de tirer pleinement parti des TIC.
( Technologies de l'Information et des Communications )
La réforme du marché du travail reste prioritaire
La moindre utilisation
de la main-d'uvre en Europe par rapport aux États-Unis
est en partie imputable à l'ampleur du chômage et à
la durée du travail plus courte.
Elle est également due au relativement grand nombre de personnes
qui restent entièrement à l'écart du marché
du travail : c'est ainsi que, dans l'Union européenne, quelque
30 pour cent de la population en âge de travailler n'est ni
employée, ni à la recherche d'un emploi, contre moins
de 25 pour cent aux États-Unis.
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Dans une bonne
partie de l'Europe, on a vu se multiplier les départs anticipés
à la retraite et, dans certains pays, de nombreuses femmes
n'ont toujours pas les incitations et les opportunités suffisantes
pour se lancer dans une vie professionnelle prolongée.
En outre, le chômage se concentre souvent fortement chez les
personnes sans qualifications et les jeunes. Dans de nombreux pays,
en particulier en Europe, il reste encore beaucoup à faire
pour rétablir de vigoureuses incitations à travailler
et à embaucher.
Les réformes de la fiscalité et des prestations sociales,
la baisse des coûts non salariaux du travail, l'instauration
d'une protection équilibrée de l'emploi et l'amélioration
du ciblage des programmes actifs du marché du travail y sont
souvent nécessaires.( ...)
Les " jeunes pousses " aux États-Unis tendent à
être plus petites et, en moyenne, moins productives que dans
l'Union européenne, mais celles qui survivent tendent à
se développer beaucoup plus vite.
Ce qui semble se produire, c'est que la faiblesse des coûts
administratifs de création d'une entreprise aux États-Unis
ainsi que la réglementation relativement légère
du marché du travail encouragent les entrepreneurs à
se lancer dans leur activité sur une petite échelle.(...)
Même si l'approche plus prudente présente des mérites
incontestables, la démarche plus fluide et plus risquée
semble mieux convenir au développement des TIC.(...)
Si l'on veut
favoriser le progrès technologique selon ce mode entrepreneurial,
il apparaît donc particulièrement utile d'assouplir
la réglementation de façon à stimuler l'arrivée
de nouvelles entreprises sur le marché.(...)
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Pour rétablir
l'intégrité et l'efficacité des marchés
de capitaux, il faudra trouver un juste équilibre entre la
nécessité de renforcer la surveillance et la réglementation
et le souci de ne pas porter préjudice aux capacités
d'autocorrection propres aux marchés.
Quels doivent
être les axes de l'action des pouvoirs publics dans les différentes
régions de l'OCDE ?
Compte tenu de toutes les mesures susceptibles d'influencer la croissance,
il est essentiel de définir des priorités.
Il convient d'abord d'établir certaines distinctions selon
les pays quant aux premières mesures auxquelles les autorités
devraient peut-être penser pour stimuler la croissance.
Pour une bonne partie de l'Europe, la priorité n°1 dans
ce domaine reste la question de remettre les chômeurs au travail
et d'endiguer le flot des retraites anticipées.
Accélérer l'unification de marchés très
concurrentiels des produits et des services revêt également
une importance cruciale si l'on veut améliorer la diffusion
des TIC et les perspectives en matière d'emploi.(...)
Parallèlement, un certain nombre de mesures doivent être
à l'ordre du jour de presque tous les pays de l'OCDE.
C'est ainsi que le rôle considérable de l'éducation
comme instrument de développement des compétences
de la main-d'uvre et de création de connaissances pour
l'innovation tend à montrer qu'elle doit en permanence figurer
dans les plans d'action pour la croissance.(...)
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Extrait de
:
Quelle politique pour la croissance ? Les sources de la croissance
économique dans les pays de l'OCDE
Tout le rapport :
http://www.oecd.org/pdf/M00040000/M00040321.pdf
Ces deux rapports
proviennent du dossier :
Titre : "Quelle politique pour la croissance ? Introduction et
documents connexes"
Le dossier est ici : http://www.oecd.org/FR/document/0,,FR-document-492-8-no-21-40502-0--no-,00.html
Note : ORGANISATION
DE COOPÉRATION ET DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUES
En vertu de l'article 1er de la Convention signée le 14 décembre
1960, à Paris, et entrée en vigueur le 30 septembre 1961,
l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques
(OCDE) a pour objectif de promouvoir des politiques visant :
- à réaliser
la plus forte expansion de l'économie et de l'emploi et une progression
du niveau de vie dans les pays Membres, tout en maintenant la stabilité
financière, et à contribuer ainsi au développement
de l'économie mondiale ;
- à contribuer
à une saine expansion économique dans les pays Membres,
ainsi que les pays non membres, en voie de développement économique
- à contribuer
à l'expansion du commerce mondial sur une base multilatérale
et non discriminatoire conformément aux obligations internationales.
Les pays Membres
originaires de l'OCDE sont :
l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne,
les États-Unis, la France, la Grèce, l'Irlande, l'Islande,
l'Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal,
le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et la Turquie.
Les pays suivants sont ultérieurement devenus Membres par adhésion
aux dates indiquées ci-après :
le Japon (28 avril 1964), la Finlande (28 janvier 1969), l'Australie (7
juin 1971), la Nouvelle-Zélande (29 mai
1973), le Mexique (18 mai 1994), la République tchèque (21
décembre 1995), la Hongrie (7 mai 1996), la Pologne (22 novembre
1996), la Corée (12 décembre1996) et la République
slovaque (14 décembre 2000). La Commission des Communautés
européennes participe aux travaux de l'OCDE (article 13 de la Convention
de l'OCDE).
http://www.oecd.org/pdf/M00040000/M00040321.pdf
Voir aussi sur le même sujet :
> OCDE : Et en plus ils l'écrivent
> Banque Mondiale : manipulations pour privatisations
> RMA : le patronat l'a voulu, le gouvernement l'a fait
> Financement des retraites : l'enjeu des cotisations patronales
Source : http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=786
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