|
argumentaires
|
|||||
|
Grève
Avril-Mai-Juin 2003
|
Des luttes quotidiennes... | ||||
|
Droit de grève en Europe (arg 9.5) |
|
En Europe, le droit de grève des fonctionnaires est plus ou moins encadré En Grande-Bretagne,
il n'existe pas de service minimum. Ainsi, lorsque les employés
du métro ont fait grève en 2001, la paralysie du réseau
était totale. Lorsque les pompiers ont déclenché
à l'automne dernier un conflit très dur qui n'est toujours
pas résolu à propos de leurs salaires, et qui s'est finalement
soldé par des arrêts de travail à répétition
pendant plusieurs jours, ils ont été remplacés par
l'armée. En Espagne,
la Constitution de 1978 prévoit à la fois le droit de grève
et une loi qui régirait les "garanties indispensables"
pour assurer les "services essentiels". Cette loi, en réalité,
n'a jamais été votée. En Italie,
la loi affirme la nécessité de trouver un compromis entre
droit de grève et liberté de circulation, de communication,
et la continuité de l'instruction, des services de santé
et des transports. Ce "code d'autoréglementation" concerne
des professions aussi diverses que les chauffeurs de taxi, les pompistes
et les transporteurs routiers. Tous sont notamment tenus de signaler un
mouvement de grève par écrit avec la durée, les modalités
et les motifs, au moins dix jours avant son déclenchement. En Allemagne, le droit de grève est strictement limité. Le 1,9 million d'Allemands qui bénéficie du statut de "Beamte", fonctionnaire à vie créé sur le modèle prussien de Frédéric le Grand, n'a pas le droit de grève. Les 3 millions d'autres employés de la fonction publique sont représentés par le syndicat des services Verdi et sont soumis au droit commun : ils ne peuvent arrêter le travail que lorsque les négociations salariales ont échoué. Les grèves politiques sont interdites. Toutefois, pendant les négociations salariales, les syndicats pratiquent des grèves tournantes dites d'"avertissement" qui conduisent ici ou là à la paralysie des transports pendant une journée ou deux. De nos correspondants Source : "Le Monde" édition du 12 juin 2003 |
|
|