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argumentaires
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Grève
Avril-Mai-Juin 2003
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Des luttes quotidiennes... | ||||
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Décentralisation
: analyse de la FCPE(arg 5.7)
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| La
Constitution vient d'être modifiée par le Congrès réuni
à Versailles dans l'objectif d'engager une nouvelle étape
de la décentralisation.
La FCPE ne remet pas en cause le principe de décentralisation qui devrait, théoriquement, rapprocher les lieux de décisions des citoyens, rendre plus lisibles les choix politiques locaux et développer une démarche de démocratie participative. La première étape de décentralisation (lois Deferre) a été initiée il y a plus de 20 ans. Il faut rappeler que cette réforme fut durement combattue à l'époque par l'opposition (actuelle majorité). Nous avons donc 20
ans de recul, période suffisamment longue qui permet d'avoir un
regard distancié, d'établir un bilan approfondi et objectif
et d'analyser les effets positifs comme les effets pervers notamment au
niveau des services publics décentralisés. Le gouvernement actuel a choisi une autre méthode : celle de la précipitation, du simulacre de concertation au travers des "assises des libertés locales", celle de l'absence d'analyse et de vision globale, celle du chacun pour soi. Le masque est tombé. Nous connaissons les projets réels et nous sommes aujourd'hui en mesure d'en percevoir les objectifs. Le premier, réduire les dépenses de l'Etat pour tenir la promesse de baisse des impôts nationaux et les engagements européens. Pour cela, on transfère des compétences, donc des charges, aux collectivités -régions, départements, communes- sans garantir clairement les ressources et leur pérennisation. Le deuxième, donner le pouvoir "absolu" aux élus, leur permettre de décider comme bon leur semble en desserrant le pouvoir de contrôle et de régulation de l'Etat, sans développer pour autant les pouvoirs des citoyens et les instances de démocratie locale. Les conséquences de ce choix politique peuvent être redoutables :
La logique retenue, celle de l'expérimentation à la demande, nous paraît extrêmement dangereuse, nous l'avons très clairement affirmé. Elle n'offre aucune garantie et crée une France à plusieurs vitesses selon le bon vouloir des collectivités et risque fort d'être irréversible dès lors que des moyens budgétaires auront été engagés. La généralisation de l'expérimentation va impliquer un transfert de compétences et de missions à des collectivités qui ne l'auront pas sollicité ce qui entraînera une augmentation des charges et des inégalités sur le territoire. Pour l'Education nationale, les transferts généralisés (ou du moins que l'on suppose généralisés) concernant les missions d'entretien des locaux scolaires, de santé scolaire, de service social, de définition de la carte scolaire ne sont pas acceptables en l'état. En focalisant sur le statut des personnels, le gouvernement élude les vraies questions, il louvoie sans engager le débat de fond. Ainsi, on transfère des missions, des personnels sans s'être penché sur le devenir et le contenu de ces missions. En clair, c'est "faire passer la charrue avant les bufs". Si l'objectif de la décentralisation était d'améliorer l'efficacité et la qualité des services publics, le gouvernement aurait dû, avant toutes choses, engager une réflexion en concertation avec tous les partenaires, sur les missions :
Avant de décider de confier la carte scolaire au pouvoir local il aurait fallu réfléchir à ce que doit être une politique de service public soucieuse d'égalité des chances et de mixité sociale. Pour la FCPE, la deuxième étape de décentralisation telle que la propose le gouvernement n'est pas acceptable. Compte tenu de ses
objectifs et de la méthode retenue elle présente des lacunes
et des risques pour le service public d'éducation,
Source : FCPE |
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