| mardi 20 mai
2003 Chat Lemonde.fr - "Ripostes"
L'intégralité
de la discussion avec Gérard Filoche, inspecteur du travail et
membre du NPS (Nouveau Parti socialiste), lundi 19 mai.
>Gérard
Filoche : Bonjour à tous.
>Bernie : Dans le fond, qu'est-ce qui justifie aujourd'hui des
différences de traitement entre les pensions des agents de l'Etat
et celles des salariés ou professions libérales ?
> Gérard Filoche : Rien. La seule responsabilité
de cette différence revient à M. Balladur, qui a créé
en 1993 une inégalité intolérable en allongeant la
durée de cotisation du privé de 37,5 à 40 annuités.
> Berny : A propos des manifestations contre la réforme
des retraites, on entend beaucoup parler de manifestations de "nantis".
Ce terme vous choque-t-il ?
> Gérard Filoche : Profondément. Cela se saurait
si les nantis manifestaient dans les rues. 5 % des gens en France possèdent
50 % du patrimoine. Je suis sûr qu'aucun d'eux ne manifeste.
> Agenda : J'aimerais savoir si les syndicats ont évoqué
avec le gouvernement la possibilité de financer les retraites au
moyen d'une augmentation des cotisations patronales, et pas seulement
salariales, à partir de 2005.
> Gérard Filoche : Bien entendu. C'est le fond du problème
et sa solution. Mais le gouvernement et le Medef ne veulent rien entendre.
C'est pour cela qu'il faut être plus nombreux à manifester.
> Marxattac : Le débat sur les retraites a, on le sait,
été le moyen dans les autres pays de l'OCDE d'introduire
le libéralisme à haute dose. Comment faire pour ne pas virer
vers un modèle de capitalisme à l'anglo-saxonne, dans le
contexte d'une Europe très libérale, tout en étant
un modèle performant ?
> Gérard Filoche : D'abord s'opposer à MM. Chirac,
Raffarin et Fillon, parce que ce sont eux les promoteurs du modèle
anglo-saxon. Ce qu'ils sont en train de faire, c'est d'essayer d'imposer
une politique à la Thatcher en France. Ils s'en prennent à
la fois à nos retraites, à la Sécurité sociale,
à l'école publique, à nos emplois et à nos
salaires. La notion de performance, pour eux, est assimilée à
la notion de superprofits au détriment de l'immense majorité
des humains, des salariés.
INTERETS PARTICULIERS
CONTRE INTERET COLLECTIF ?
> Berny
: L'opposition à la réforme n'est-elle pas l'illustration
que chacun défend son cas personnel au détriment de l'intérêt
collectif ? Les Français ne peuvent-ils pas comprendre que l'effort
doit être consenti par tous pour sauver le système actuel
des retraites ?
> Gérard Filoche : C'est le contraire. Les grandes manifestations
qui rassemblent en ce moment des millions de personnes sont le témoignage
de la défense de l'intérêt collectif. Le plan de MM.
Raffarin et Fillon en matière de retraites reviendrait à
faire travailler davantage les salariés en les faisant gagner moins.
Cela ferait effondrer le système de retraites par répartition.
Or, c'est le seul système solidaire.
S'il s'effondre, tous les gens seront poussés à des solutions
individuelles : épargne, capitalisation, assurance... Ce serait
le basculement de ce qui existe comme solidarité dans notre République
vers le système anglo-saxon individualiste.
> Serge : Qu'est-ce qu'il faut faire, alors ? Attendre et laisser
creuser la dette ?
> Gérard Filoche : Quelle dette ? Il n'y a pas de dette
dans nos retraites. Le système par répartition - nos concitoyens
ne le savent pas assez - n'est pas une épargne. C'est un système
qui vise à payer en temps réel, en direct, la retraite par
ceux qui travaillent. Chacun peut le vérifier sur sa feuille de
paie, entre le salaire brut du haut de la feuille de paie et le salaire
net qu'il perçoit, il y a des cotisations sociales. Elles servent
à faire face à la maladie, au chômage, aux charges
de familles nombreuses, aux accidents du travail et aux retraites. C'est
ce qu'il y a de plus beau dans notre pays, ces cotisations, parce qu'elles
sont mutualisées.
Et elles sont reversées aux différentes caisses de protection
sociale et donc, aux retraités. Nos caisses de retraite ne sont
pas endettées à l'heure actuelle. Et si elles l'étaient
plus tard, à cause de l'augmentation du nombre de retraités,
alors nous devrions augmenter ces cotisations pour y faire face. C'est
une solution préférable à l'allongement du nombre
d'annuités nécessaires pour recevoir une retraite décente.
LA "RESPONSABILITE"
DE M. BALLADUR
> Rexmulder
: Ne pensez-vous pas que le Parti socialiste, dont vous êtes membre,
est en grande partie responsable de la situation actuelle ? N'est-ce pas
MM. Jospin et Chirac qui, en mars 2002, sont allés à Barcelone,
signer en catimini non seulement la libéralisation des services
publics et leur privatisation annoncée, mais également l'accroissement
à quarante-deux ans, au niveau européen, donc pour la France,
de la durée de cotisation pour les retraites ?
> Gérard Filoche : Non. Les responsabilités de
la gauche et de la droite ne sont pas les mêmes. Celui qui a fait
l'attaque la plus dure contre nos retraites est M. Balladur. Il a prolongé
de 37,5 à 40 annuités l'obligation de travailler pour près
de 14 millions de personnes du privé. Or, dans le privé
comme dans le public d'ailleurs, les gens travaillent en moyenne 37 ans.
M. Balladur le savait, et il a donc hypocritement plongé ces salariés
dans une situation de préretraite, de demi-chômage, de fin
de droits. Deux sur trois sont licenciés ou exclus avant 60 ans.
Deux sur trois arrivent à 60 ans sans être en activité,
et M. Balladur savait pertinemment qu'ils n'auraient pas leurs trimestres
pour toucher leurs retraites à taux plein, à 60 ans.
La deuxième chose qu'a faite M. Balladur, c'est de calculer le
taux de la retraite sur les vingt-cinq meilleures années au lieu
des dix meilleures années. Pour les gens qui ont eu des parcours
professionnels chaotiques, c'est évidemment une baisse du taux
de la retraite, notamment pour les femmes.
Troisièmement, M. Balladur a désindexé les retraites
des salaires et les a indexées sur les prix. Cela signifie que
les retraités n'ont plus jamais d'augmentation jusqu'à leur
mort.
Avec ces trois mesures scélérates qui s'appliquent totalement
du 1er janvier 2003 pour le nombre de trimestres jusqu'au 1er janvier
2008 pour le nombre d'années servant au calcul, M. Balladur a fait
reculer le droit à la retraite à 60 ans au taux plein. Ce
que l'on peut reprocher à la gauche, c'est de ne pas avoir abrogé
les mesures Balladur.
> Ramdou : Pourquoi M. Filoche n'a-t-il pas protesté
pour soutenir le privé lors du passage aux quarante annuités
? Pourquoi lui et le PS n'ont-ils pas mis à profit les cinq années
qui ont suivi le gouvernement Juppé pour revenir sur cette réforme
Balladur ? Cela ne demandait pas beaucoup de temps et était très
simple à faire puisqu'il suffisait de faire voter cinq mots : la
réforme Balladur est abrogée.
> Abcdefg : Etes-vous satisfait de la manière dont le
PS a géré le dossier des retraites entre 1997 et 2002?
> Gérard Filoche : D'abord, personnellement, en 1993,
je n'étais pas au Parti socialiste mais j'y suis rentré
en me battant pour qu'il abroge les mesures Balladur. J'anime un journal
mensuel, Démocratie et Socialisme, qui, depuis dix ans, mène
campagne sur ce thème. J'ai défendu dans les conventions
du Parti socialiste de 1996 le principe au retour des 37,5 annuités.
Je l'ai, avec mes amis de la Gauche socialiste, fait voter plusieurs fois
par la majorité des militants du Parti socialiste. Je l'ai encore
défendu dans le Congrès qui vient de se clore à Dijon,
et 40 % des militants soutenaient globalement cette position. Je déplore,
comme ce monsieur, de ne pas avoir pu influencer suffisamment la direction
du Parti socialiste et le gouvernement Jospin pour qu'il abroge les mesures
Balladur 1993. Mais comme à tout effort, il y a quand même
des débuts de récompense, François Hollande, au congrès
de Dijon, dans sa conclusion, a dit qu'il défendrait la retraite
à 60 ans à taux plein, qu'il reviendrait sur les mesures
Balladur, qu'il demandait le retrait du plan Fillon-Raffarin, qu'il s'opposait
à l'allongement de durée de cotisation et qu'il préférait
l'augmentation des cotisations patronales, CSG et salariales. Ce n'est
pas encore tout à fait tout ce que je souhaite.
Mais la direction du Parti socialiste vient de franchir un grand pas dans
ce sens, en appelant à manifester le 25 mai prochain, avec l'immense
majorité des syndicats qui organisent la montée sur Paris
pour défendre nos retraites.
> Berny : Pourquoi ne pas obliger les salariés à
souscrire les solutions individuelles : épargne, assurance ? Cette
épargne et cette assurance seraient prélevées directement
sur salaire. Y voyez-vous une inégalité ?
> Gérard Filoche : Bien sûr, c'est le principe
même de l'inégalité. Alors qu'aujourd'hui, il y a
des cotisations sociales proportionnelles qui servent à cela. Qui
peut épargner en plus de cela ? Un salarié sur deux, en
France, gagne moins de 8 600 francs. Deux salariés sur trois gagnent
moins de 10 000 francs. Pour épargner, il faut gagner plus. Ce
sont donc ceux qui auraient les plus gros salaires qui y parviendraient,
au détriment de l'immense majorité laissée à
des solutions individuelles auxquelles elles n'auraient pas accès.
LE "RAFFATHON"
> Ringard
: Quelles perspectives pour une mobilisation éclatée ? Est-ce
jouable en l'absence de perspective politique ?
> Gérard Filoche : D'abord, la mobilisation n'est pas
éclatée. Il y a eu des temps forts progressifs depuis cinq
mois. Le 1er février, il y a eu 400 000 manifestants, le 3 avril,
il y a eu 580 000 manifestants dans 127 cortèges approuvés,
selon les sondages, par 72 % des Français. Le 1er mai, il y a eu
300 000 manifestants, le double des défilés ordinaires de
ce jour-là. Depuis le 6 avril, il y a des grèves des enseignants
dans des dizaines d'académies. Leur ampleur est insuffisamment
relatée par la presse. Le 13 mai, il y a eu plus de 2 millions
de manifestants, dans plusieurs centaines de villes, davantage qu'en novembre-décembre
1995. En 1995, le 12 décembre, il y avait eu, selon la police,
900 000 manifestants, en vérité 2 millions. Et cela avait
fait reculer M. Juppé. A l'époque, on appelait ça
le "Juppéthon". Maintenant, on a le "Raffathon".
Aujourd'hui et demain, il y a des journées d'action et des grèves.
Le 25 mai, il y a la TGM : très grande manifestation. Si M. Raffarin
ose encore maintenir son projet au conseil des ministres du 28 mai, tous
les syndicats ont décidé une grève générale
reconductible à partir du 3 juin. Notamment les sept syndicats
de cheminots. Et cela s'étendra. MM Raffarin et Fillon ont en face
d'eux un mouvement qui peut être supérieur à celui
de novembre 1995 et de Mai 68 réunis. Ils auront peut-être
le double de manifestants que M. Juppé a eus. Même si ce
n'est pas la rue qui gouverne, il faudra bien l'entendre.
> Ringard : Et la CFDT ? [en réponse à l'affirmation
de M. Filoche : "la mobilisation n'est pas éclatée]
> Gérard Filoche : M. Chérèque a fait défection.
Ce n'est malheureusement pas la première fois que la direction
de la CFDT manque au mouvement social et à sa propre base. Il y
a des dizaines et des dizaines de structures de la CFDT.
Probablement, aujourd'hui, une majorité entend poursuivre le combat
malgré la défection du petit noyau regroupé autour
de M. Chérèque. Ils appellent à la fois à
manifester le 25 mai et à la fois en interne, à un congrès
extraordinaire. M. Chérèque n'avait pas de légitimité
pour passer l'accord assez piteux qu'il a signé avec M. Raffarin.
Même la CFTC ne s'est pas engagée dans cette voie et appelle
à la manifestation du 25 mai avec l'UNSA, Force ouvrière,
la CGT, la FSU, le groupe des Dix, SUD.
> Guy : N'oubliez-vous pas dans vos critiques les préoccupations
des actifs qui ont commencé à travailler à l'âge
de 13, 14 ans, l'importance de la pénibilité du travail
pour certains salariés (et artisans) du secteur privé et
les mères au foyer qui ont éduqué de futurs cotisants
(dans un contexte de fort recul de la natalité) ?
> Gérard Filoche : Ceux qui ont travaillé très
tôt, en principe, à partir de 16 ans - puisque l'école
est obligatoire jusqu'à 16 ans ; en deçà, c'est de
l'apprentissage - devraient avoir la possibilité de prendre leur
retraite quand ils ont le nombre légal d'annuités de cotisation.
Les métiers pénibles devraient aussi donner droit à
des retraites plus tôt. Il est terrifiant de voir un ouvrier du
bâtiment de 55 ans derrière un marteau piqueur ou de savoir
qu'une infirmière, avec des horaires décalés et des
nuits de travail - même si théoriquement elles peuvent prendre
leur retraite au bout de quinze ans - est obligée d'attendre 60
ans pour avoir une pension décente. La pénibilité
physique et mentale du travail devrait donner des droits dès 55
ans dans un certain nombre de cas. Troisièmement, une chose est
certaine, c'est que le travail entre 60 et 65 ans est le plus pénible.
Les années comptent double. Et elles pèsent pour raccourcir
l'espérance de vie. Les statistiques sont là, hélas!
Si vous travaillez jusqu'à 61, 62, 63 ou 64 ans, vous mourez un
an, deux ans, ou trois ans plus tôt. Le plus hypocrite et insupportable
dans la réforme Raffarin-Fillon, c'est qu'en repoussant la retraite
de 60 à 65 ans, il impose des années plus dures de travail,
et il prive des meilleures années de retraite où l'on est
encore en bonne santé, le plus souvent. Tout cela pour faire plaisir
aux actionnaires.
"REPRENDRE
AU CAPITAL CE QUI A ETE PRIS AU TRAVAIL"
> Marxattac
: Le débat a des liens consubstantiels avec la place du travail
dans nos sociétés. Quel projet socialiste défendez-vous
sur ce point ?
> Gérard Filoche : Revaloriser le travail ! Depuis quinze
ans, la part des salaires dans notre pays a reculé de 11 points
par rapport à la part des profits. La première de nos volontés,
c'est de renverser cela, d'augmenter les salaires, de redistribuer les
richesses, de réduire les inégalités. Sur tous les
médias, en ce moment, règne un discours disant qu'il faut
travailler plus, gagner moins, souffrir davantage, se sacrifier, être
productif, compétitif, attractif, et je vous épargne les
autres termes que vous entendrez sur les radios en vous réveillant
tous les matins.En fait, si nous suivons MM. Chirac, Raffarin et Fillon,
on doit tous se serrer la ceinture, sauf les grands capitalistes. Eux,
ils veulent toujours davantage de marges, ils recherchent le profit maximum
et mènent campagne pour réduire nos salaires à la
portion congrue. Les socialistes veulent aussi renverser cela, aussi bien
dans l'idéologie que dans les faits.
Revaloriser le travail, ce n'est pas le rendre plus dur, plus long et
moins payé, c'est faire de vraies 35 heures pour tous, une vraie
retraite à 60 ans pour tous et de meilleurs salaires pour tous.
Cela signifie reprendre au capital ce qu'il a pris au travail, dans les
quinze dernières années. Quiche : Comment ? N'est-ce pas
démagogique de prodiguer des bons conseils sans donner les clés
de leur réalisation ?
> Gérard Filoche : Comment peut-on dire que c'est difficile
de reprendre 11 % qui ont été pris par le capital au travail
? Pourquoi faudrait-il que cela aille toujours dans les mêmes poches
? Y a-t-il une fatalité ?
> Rexmulder : Les gouvernements socialistes sont ceux qui ont
le plus privatisé. Comptent-ils re-nationaliser ?
> Gérard Filoche : Je tiens le discours qui semble sorti
de façon dominante du congrès de Dijon hier. Nous tirons
les enseignements du 21 avril, nous nous proposons de défendre
et de reconstruire un secteur public fort. Nous nous opposons à
toute ouverture du capital d'EDF, par exemple ; à toute nouvelle
privatisation. Nous voulons donc proposer à la gauche un nouveau
pacte social, une nouvelle République qui, cette fois, nous l'espérons
et nous le voulons, permettra d'opérer une transformation sociale
durable.
> Bidji23 : Pourquoi, selon vous, le dossier des retraites bloque-t-il
autant en France, alors que nos voisins européens n'ont pas rechigné
devant la nécessité d'une telle réforme ?
UNE "COMBATIVITE
SOCIALE PLUS FORTE" en France
> Gérard
Filoche : En Europe, justement, il vient d'y avoir un million de manifestants
en Autriche, et leur dossier est similaire au nôtre. Dans les pays
qui, malheureusement pour eux, ont repoussé la date de départ
en retraite surgissent maintenant de gros problèmes. Le chômage
s'accroît - cela est facile à comprendre dès lors
que l'on fait travailler, deux, trois, voire quatre ans de plus. Les jeunes
ne trouvent pas de travail. La fatigue, le stress, les maladies professionnelles
pèsent sur les espérances de vie.
Donc, en Europe, il n'y a pas de panacée ni d'attractivité
qui contredirait la défense de nos retraites, à 60 ans,
à taux plein en France. Sans être chauvin, la combativité
sociale est plus forte. Nous sommes plus solidaires. Nous sommes le pays
qui a fait deux grèves générales en trente ans.
Peut-être une troisième ! Et nous savons défendre
nos acquis sociaux. En 1995, un journal italien, La Repubblica, écrivait
: "L'Europe est un volcan, et quand la lave veut sortir, elle choisit
Paris."
> Matrix : Quelles sont vos propositions actuelles pour l'avenir
des retraites ?
> Gérard Filoche : 60, 75, 10 et 37,5, indexés
sur les salaires. Cela veut dire : 60 ans à taux plein, 75 % de
taux de remplacement, calcul sur les dix meilleures années, 37,5
annuités de cotisation pour tous. Retraite indexée sur les
salaires. Pour financer cela, il faut augmenter notamment les cotisations
patronales, de 0,3 % entre 2006 et 2036. Cela représente un effort
de redistribution des richesses à hauteur de 0,3 % du PIB. Pour
comparer, souvenons-nous que les cotisations patronales ont baissé
de 13,5 % dans les quinze dernières années, et que la France
a donné 0,1 % du PIB à Copenhague, au Danemark, en décembre
2002 pour permettre l'élargissement de l'Europe. Cela indique le
caractère relatif de l'effort de financement à faire pour
protéger nos retraites actuelles. Ces données proviennent
des travaux du COR (Conseil d'orientation des retraites) mis en place
par Lionel Jospin avec tous les partenaires sociaux concernés.
¢ AC!
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