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Par pure idéologie,
le gouvernement n'a retenu que le principe d'une augmentation du nombre
d'annuités et, de fait, d'une baisse des retraites.
Pourtant, d'autres pistes pour une réforme existent :
1) ROMPRE AVEC UN
CATASTROPHISME IDÉOLOGIQUE
La croissance de la productivité permet de financer des pensions
de retraites plus élevées qu'elles ne le sont aujourd'hui,
et ce pendant longtemps (rapport du commissaire général
au plan Charpin en 1999).
2) ÉVALUER
CORRECTEMENT LES BESOINS
La progression de part du PIB destinée à financer les retraites
dans les quarante années à venir est équivalente
à ce qu'elle a été depuis 1950, cette progression
n'a rien de dramatique. ( voir les rapports du COR et de la fondation
COPERNIC.)
3) MIEUX REPARTIR
LES RICHESSES
" A moins de programmer leur paupérisation systématique,
l'augmentation relative du nombre de retraités implique logiquement
une augmentation de leur part dans le revenu national, quel que soit d'ailleurs
le système de retraites. "
4) AUGMENTER DIFFEREMMENT
LES COTISATIONS
Le COR a chiffré que " la hausse de cotisation nécessaire
est d'environ 15 points sur quarante ans. " Cela veut dire une hausse
de 0,375% de cotisation chaque année, si on règle tout par
les cotisations, Il faudrait ainsi consacrer entre un cinquième
et un quart de la hausse des revenus au financement des retraites.
On propose non pas la baisse des salaires par la hausse des cotisations,
mais une augmentation limitée des salaires, avec une inflexion
: une hausse modérée du salaire est beaucoup plus acceptable
pour les salaires élevés que pour les bas salaires
5) DIVERSIFIER LES
RESSOURCES
Alors que l'ensemble des réformes BALLADUR (1993) et FILLON (2003)
fait porter 90% de l'effort sur les seuls salaires, il serait possible
de répartir la cotisation entre travail et capital.
6) ALLONGER LA DUREE
DE COTISATIONS, OUI MAIS
La première chose est de faire en sorte que les gens puissent effectivement
tous travailler pour atteindre les 40 annuités de cotisation.
Or, en 2001, à peine la moitié des salariés du secteur
privé ayant pris leur retraite cette année-là avaient
atteint les 40 annuités de cotisation. (licenciements, préretraites
)
Non seulement la réforme
Fillon est injuste, mais elle est aussi inefficace.
Ce système condamne à l'horizon 2030 une bonne partie des
retraités à la pauvreté
Ce projet fait le choix de figer les mécanismes de distribution
de la richesse produite, de telle sorte que les gains de productivité
soient affectés aux revenus du capital.
Pour une réforme
plus juste des retraites,
une répartition plus équitable des richesses est nécessaire.
D'après
Politis N°752 du 22 Mai 2003
Source : texte
rédigé par Richard et Maryvonne, des collègues de
la Drôme
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