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Financement
Les propositions suivantes
émanent de la réflexion de l'AG de Saint-Pierre-des-Corps
et de la commission financement de l'AG départementale de Tours.
Tous les arguments n'y ont pas été discuté et demandent
une étude approfondie. Ce document doit être en constante
évolution et finalisation.
REVENDICATIONS
Nous souhaitons la
continuité d'un système de retraite solidaire, par répartition.
D'ici 2040, le système actuel demandera de nouveaux financements.
La question qui se pose est : où trouver ces financements ?
- La réponse du gouvernement est : - par l'allongement de la durée
du travail - par la baisse du niveau des retraites versées par
le système de solidarité pour y substituer une épargne
individuelle. Cette réponse ne contraint à l'effort que
les salariés.
- notre réponse suppose une participation de tous, salariés,
entreprises, actionnaires, au système de solidarité
Nous revendiquons
:
- le maintien d'une
cotisation - retraite sur la base de 37,5 annuités, public/privé
- Le droit au départ à 60 ans pour tous avec un taux de
remplacement de 75%, au moins égal au SMIC
- La validation des années d'étude et d'inactivité
forcée
- Le calcul du taux de remplacement sur les 6 derniers mois d'activité
- L'indexation des retraites sur l'accroissement des salaires.
FINANCEMENTS
Un accroissement des embauches par une politique de l'emploi
L'augmentation de l'emploi permet d'avoir plus de salariés qui
cotisent plus nombreux pour les caisses de retraite.
Outre la mise en uvre, à long terme, d'une réelle
politique de l'emploi, nous demandons :
- Le remplacement de chaque fonctionnaire partant à la retraite.
Le non-remplacement prévu par le gouvernement ne fait qu'accroître
le problème de financement des retraites en augmentant le chômage.
- Le maintien d'une politique d'embauche d'emplois publics tels que les
aides-éducateurs.
Le redressement de la part des salaires dans le PIB
En 1980, la part des salaires dans le PIB était de 69%. En 2002,
elle est descendue à 57%. Les cotisations retraites ne portent
donc plus que sur cette part de PIB. En restaurant la part affectée
aux salaires dans le PIB, les cotisations augmenteront.
Restaurer la part
des salaires dans le PIB par :
- Une revalorisation
annuelle du SMIC plus importante que la hausse de la productivité
(de manière à gagner en % du PIB, une hausse simplement
égale signifiant un maintien de la répartition actuelle)
- Un rattrapage de la rémunération des femmes / aux hommes
(moyenne actuellement de 27% inférieure à celle des hommes)
par la mise en place d'un système de contrainte forte sur les
employeurs par les partenaires sociaux
- Une politique de salaire forte dont les modalités restent à
définir.
L'accroissement des cotisations
Dans la part des PIB consacrée aux salaires, un accroissement
du financement des retraites est possible.
Depuis 20 ans, le taux de cotisations patronales a été
gelée à 8,2% du salaire brut. Pendant ce temps, la taux
de cotisations des salariés est passé de 4,7% à
6,55% du salaire brut. Ceci a un effet direct : en 1980, la part des
cotisations patronales dans le financement des retraites était
de 64%, celle des salariés de 36%. Aujourd'hui, la part patronale
est tombée à 56%, celle des salariés est montée
à 44%.
De manière
à égaliser l'effort entre entrepreneurs et salariés,
nous souhaitons un retour du partage au niveau de 1980, ce qui signifie
:
- Augmenter la part de cotisations patronales à 11,6% du salaire
brut, soit une montée de 3,4 points par rapport au niveau actuel,
soit un accroissement 0,34 point par an pendant 10 ans. (déplafonnement
des cotisations employeurs)
Le principale contre
argument contre cette mesure est le risque, quand l'on accroît les
charges sociales, de voir les entreprises se délocaliser et débaucher.
Aucune analyse scientifique sérieuse ne corrobore cette crainte
aujourd'hui, l'histoire montrant au contraire que les périodes
de croissance de charges sociales ont souvent été également
des périodes de croissance de la part des bénéfices
dans le PIB, les entreprises bénéficiant par l'entremise
du système de solidarité des avantages conférés
aux salariés. Il est normal que les entreprises prennent en charge
la vieillesse des travailleurs qui ont créé leurs richesses.
Lorsque ce retard
aura été rattrapé et que la part des cotisations
patronales/salariales aura été de nouveau équilibrée,
d'autres mesures peuvent être mises en place :
- une augmentation
conjointe des cotisations de +0,5% par an, jusqu'en 2040, permettant
selon des économistes de combler le déficit de financement
prévu.
Mais aussi :
- la suppression des exonérations de charge patronales, très
coûteuses pour la collectivité, et inefficaces en terme
d'emploi (prouvé par la persistance d'un haut taux de chômage
et les fermetures en chaînes d'entreprises qui s'installent uniquement
pour profiter un temps des aides de l'Etat alors que leur rentabilité
n'est pas pensée à long terme). Par ailleurs, l'effet
d'aubaine fait que des entreprises, qui aurait embauché de toutes
façons, se retrouvent bénéficiaires " par
aubaine " d'une exonération qui grève injustement
le système de solidarité.
- Une modulation des taux de cotisations patronales en fonction du recours
au travail précaire, permettant aux entreprises utilisant avec
bénéfice ce type de travail de davantage contribuer à
la solidarité pour compenser l'insécurité des précaires.
- Un effort d'équité aux élus qui bénéficient
actuellement d'un système de rétribution et de retraite
fortement avantageux, alors qu'ils demandent aux salariés des
efforts de solidarité. Les retraites des élus devraient
être parfaitement alignées sur le régime moyen de
tous les salariés.
L'élargissement de l'assiette des cotisations
La part du PIB non
consacrée aux salaires restant importante ne fait pas l'objet d'une
cotisation solidaire du système de retraite, alors que ces richesses-là
ont été produites, comme les autres, par les salariés.
Ceux-ci ont droit de voir une partie des richesses qu'ils ont produit
consacrée à la rétribution de leurs vieux jours.
Nous souhaitons :
- l'élargissement
de la cotisation selon des modalités à définir
à l'ensemble des revenus de la valeur ajoutée produit
par les actifs
- des cotisations portant sur des revenus fonciers
- des cotisations portant sur les revenus financiers non réinvestis.
- L'instauration d'une cotisation-vieillesse spécifique sur les
transactions financières et les revenus boursiers.
La réduction des frais de gestion
Nous demandons :
- la globalisation des caisses de retraite afin d'économiser
des frais de gestion qui rendent parfois ces caisses déficitaires
Ceci conclut notre
proposition.
Source : Commission
Financement de l'AG départementale de Tours
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