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Chronologie
de la décentralisation
Attention : Dans le document en RTF chaque expression soulignée
est un lien vers le texte correspondant sur le site http://www.legifrance.gouv.fr
1982
La loi du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes,
départements et régions, définit les principes qui
régissent le fonctionnement des collectivités locales.
1983
Les lois du 7 janvier 1983 et du 22 juillet 1983 portent répartition
de compétences entre l'Etat et les collectivités locales.
1984
La loi du 26 janvier 1984 sur le statut de la fonction publique territoriale
substitue pour les agents locaux le système de la carrière
au système de l'emploi : intégrés dans le grade d'un
cadre d'emplois, les fonctionnaires territoriaux peuvent avoir accès
aux emplois auxquels ils ont vocation, dans les collectivités et
établissements publics.
1985
La loi du 11 juin 1985 modifie le statut de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon,
ancien DOM, qui devient la "collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon".
La loi du 10 juillet 1985 prévoit l'élection des conseillers
régionaux à la représentation proportionnelle, dans
le cadre départemental.
Les deux lois n° 85-1405 et 85-1406 du 30 décembre limitent
le cumul des mandats électoraux et des fonctions électives.
1986
Première élection au suffrage universel direct des conseillers
régionaux.
1988
La loi du 5 janvier 1988, dite "d'amélioration de la décentralisation",
précise notamment les interventions économiques des collectivités
locales et le champ du contrôle des chambres régionales des
comptes.
La loi du 1er décembre 1988 relative au revenu minimum d'insertion
(RMI) impose aux départements la prise en charge des dépenses
d'insertion (à hauteur de 20 % des dépenses du RMI de l'Etat
dans le département).
1990
Loi du 15 janvier 1990 relative à la limitation des dépenses
électorales et à la clarification du financement des activités
politiques.
1991
Loi du 13 mai 1991 relative au statut de la Corse, qui constitue désormais
une collectivité territoriale sui generis, seule dans sa catégorie.
Le Conseil constitutionnel a notamment déclaré non conforme
à la Constitution la disposition de l'article 1 de la loi faisant
référence à la notion de peuple corse (décision
du 9 mai 1991).
1992
La loi du 3 février 1992 relative aux conditions d'exercice des
mandats locaux, prévoit un régime indemnitaire global pour
les élus locaux, départementaux et communaux. Elle institue
également un droit à la formation.
La loi du 6 février 1992 relative à l'administration territoriale
de la République améliore l'information des citoyens (mise
à disposition des documents budgétaires), relance la coopération
intercommunale (création des communautés de communes et
communautés de villes) et renforce les droits des élus au
sein des assemblées locales.
Décret du 1er juillet 1992 portant charte relative à la
déconcentration. Celle-ci devient la règle générale
de répartition des attributions et des moyens entre les différents
échelons des administrations civiles de l'Etat.
1993
La loi du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la
corruption et à la transparence de la vie économique et
des procédures publiques, vise à établir une meilleure
transparence dans le fonctionnement des collectivités locales.
1994
La loi "Hoeffel" du 27 décembre 1994, modifie certaines
dispositions du statut de la fonction publique territoriale.
1995
Loi "Pasqua" du 4 février 1995 : loi d'orientation relative
à l'aménagement et au développement du territoire
(LOADT), elle a constitué un premier aboutissement du renouveau
des politiques d'aménagement du territoire. Elle a prévu
notamment l'établissement d'une série de schémas
régionaux et a prôné la mise en place d'une véritable
péréquation entre collectivités riches et pauvres.
1996
Une loi organique et une loi ordinaire du 12 avril 1996 dotent la Polynésie
française d'un statut particulier d'autonomie.
1999
Une loi organique et une loi ordinaire du 19 mars 1999 modifient le statut
de la Nouvelle-Calédonie, en application de la loi constitutionnelle
du 20 juillet 1998 qui ajoutait à la Constitution des "dispositions
transitoires relatives à la Nouvelle-Calédonie".
Loi "Voynet" du 25 juin 1999 : loi d'orientation relative à
l'aménagement et au développement durable du territoire
(LOADDT), elle consacre la notion de développement durable en faisant
de l'aménagement du territoire l'instrument privilégié
d'une politique de développement local organisée autour
de la contractualisation et de la construction intercommunale. Elle redéfinit
la notion de "pays" apparue dans la loi Pasqua.
Loi "Chevènement" du 12 juillet 1999 : relative au renforcement
et à la simplification de la coopération intercommunale,
elle rationalise les structures intercommunales. C'est ainsi que, depuis
le 1er janvier 2002, il n'existe plus que trois structures à fiscalité
propre. Elle harmonise les règles de fonctionnement en définissant
un tronc commun de règles applicables à l'ensemble des structures
; elle promeut l'intercommunalité en milieu urbain (communauté
d'agglomération) et aménage le régime des communautés
de communes, lesquelles doivent être désormais d'un seul
tenant et sans enclave.
2000
Loi "Solidarité et renouvellement urbains" (SRU) du 13
décembre 2000 : elle vise à renforcer la cohérence
des politiques urbaines, en rendant les règles d'urbanisme plus
claires et plus démocratiques, en dotant les agglomérations
d'instruments de cohérence des politiques sectorielles (les schémas
de cohérence territoriale ou SCOT), en transformant les plans d'occupation
des sols (POS) en plans locaux d'urbanisme (PLU).
2001
La loi du 11 juillet 2001 modifie le statut de Mayotte, collectivité
territoriale à statut particulier depuis 1976, qui devient la "collectivité
départementale de Mayotte".
Loi du 20 juillet 2001 relative à la prise en charge de la perte
d'autonomie des personnes âgées et à l'allocation
personnalisée d'autonomie confiée aux départements.
2002
La loi du 22 janvier 2002 confie à l'Assemblée de Corse
un large pouvoir réglementaire relatif à l'enseignement,
à la langue, à la formation, à la recherche, au patrimoine
et à l'aménagement du territoire.
Loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de
proximité définit un statut de l'élu local.
¢ 11 octobre 2002. Avis négatif du Conseil d'Etat sur quatre
points du projet de loi constitutionnelle relatif à l'organisation
décentralisée de la République : la mention de l'organisation
" décentralisée " de la République (article
1er du projet) ; l'examen par le Sénat " en premier lieu "
de projets de loi concernant la décentralisation (article 4) ;
le principe de subsidiarité selon lequel " les collectivités
territoriales ont vocation à prendre les décisions pour
l'ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises
en uvre à leur échelon " (article 5) ; l'accroissement
de leur autonomie financière telle que " les recettes fiscales
et les autres ressources propres des collectivités territoriales
représentent, pour chaque catégorie de collectivités,
une part déterminante de l'ensemble de leurs ressources "
(article 7).
Présentation au Conseil des ministres du 16 octobre 2002 du projet
de loi constitutionnelle relatif à l'organisation décentralisée
de la République.
Adoption par le Parlement le 11 décembre 2002 de ce projet de loi
constitutionnelle.
2003
17 mars. Vote par le Parlement, réuni en Congrès à
Versailles, du projet de loi constitutionnelle relatif à l'organisation
décentralisée de la République.
60 sénateurs du groupe socialiste ont déposé un recours
devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier n'avait jusqu'alors jamais
été saisi à l'occasion d'une révision de la
Constitution. Dans sa décision du 26 mars, il s'est déclaré
incompétent pour statuer sur cette demande.
¢ Loi constitutionnelle n° 2003-276 du 28 mars 2003 relative
à l'organisation décentralisée de la République.
Source : "site
officiel" http://www.legifrance.gouv.fr
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