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Tract du 14 mai
Partout en France, les manifestations du 13 mai ont été
massives. Plus d'1 million de personnes (60 000 à Grenoble) se
sont retrouvées dans la rue, travailleurs du public et du privé,
pour protester contre la politique du gouvernement sur les retraites mais
aussi contre les attaques dont nous sommes tous victimes. En ce qui concerne
notre secteur, l'éducation : suppression de postes et de classes,
précarité, décentralisation.
Dans l'éducation
nationale, écoles, collèges, lycées, services administratifs
étaient massivement en grève et souvent fermés.
Ce succès considérable est la preuve que le mécontentement
est général et qu'il est désormais possible de faire
reculer le gouvernement et de lui faire retirer ses projets.
Les projets actuels du gouvernement, c'est :
Moins de moyens
et d'ambitions pour l'école :
- Suppression de
20 000 aides-éducateurs et de 5 600 postes de surveillants, et
création de 16 000 assistants d'éducation, recrutés
localement, plus flexibles et précaires.
- Disparition de
crédits déjà programmés équivalent
à 5 000 emplois d'enseignants.
- Un fonctionnaire
sur deux partant à la retraite en 2004 non remplacé (1
enseignant pour 35 élèves en école primaire par
exemple)
- Suppression des
titulaires-remplaçants et nouvelle augmentation du nombre de
précaires (contractuels, vacataires
).
- Menace de suppression
de l'école maternelle.
- Refus de lutter
contre l'échec scolaire et sélection à partir de
la 5ème en collège.
- Marchandisation
rampante de l'Université.
- Aggravation de
la situation pour les personnels des GRETA (80% en CDD).
Cette politique
ne permet ni un meilleur encadrement, ni une lutte contre l'échec,
les inégalités scolaires ou encore la violence.
Nous voulons
des transformations de l'école qui permettent la réussite
de tous les élèves et l'élévation du niveau
de qualification des jeunes.
Une
décentralisation contre le service public d'Éducation nationale
:
- Projet de transfert
de 110 000 fonctionnaires de l'Éducation nationale (personnels
techniciens et ouvriers de service, assistantes sociales, médecins
scolaires et conseillers d'orientation psychologues) aux Régions
et aux Départements.
- Une remise en cause
des missions de service public remplies par ces personnels qualifiés,
dans les établissements scolaires, au sein des équipes
éducatives.
- La voie ouverte
à la privatisation de certains services (restauration scolaire,
entretien des locaux,
).
- Le développement
des inégalités sur le territoire entre collectivités
riches et collectivités pauvres ainsi que l'augmentation des
impôts locaux.
Cette réforme constitue une menace contre l'unité du système
éducatif dont les premières victimes seraient les jeunes
et leur famille.
Un
chantier de démolition de notre système de retraite :
L'équité
et la solidarité selon Raffarin, c'est travailler plus longtemps,
au détriment de l'emploi des jeunes, et pour gagner moins (diminution
des pensions de 16% à 30% en moyenne).
Un enseignant débute aujourd'hui en moyenne à 25 ans :
25 + 40 annuités = 65 ans à la retraite en 2008 pour toucher
une pension complète.
L'équité
et la vraie solidarité pour nous, c'est la retraite à
taux plein à 60 ans avec 37,5 annuités pour tous, salariés
du privé et du public. C'est possible. Les moyens existent. Il
s'agit de faire le choix politique d'une autre répartition des
richesses produites.
Les
personnels en grève appellent :
- à continuer
la grève reconductible partout où elle est déjà
engagée.
- à étendre
cette grève reconductible à toute l'Education nationale.
- à prendre
toutes les initiatives qui nous permettront de nous retrouver au coude
à coude avec les autres salariés du public et du privé
et ainsi à faire reculer le gouvernement.
C'est
pour réaffirmer ces revendications que
nous serons à nouveau dans la rue
Lundi 19 mai à 14h à la Gare.
La formation et
l'avenir de la jeunesse méritent d'autres choix d'école
et de société.
Votre soutien est nécessaire.
L'Assemblée
générale des personnels de l'Éducation nationale
en grève reconductible,
soutenue par la FERC-CGT, la FSU, le PAS-Udas et SUD-éducation.
Grenoble, le mercredi 14 mai 2003
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