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Libéralisme

Non à la casse de l'école et des services publics! (1) (arg 1.18)

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Tract du 9 mai

Les projets actuels du gouvernement, c'est :

Moins de moyens et d'ambitions pour l'école :

  • Suppression de 20 000 aides-éducateurs et de 5 600 postes de surveillants, et création de 16 000 assistants d'éducation, recrutés localement, plus flexibles et précaires.
  • Disparition de crédits déjà programmés équivalent à 5 000 emplois d'enseignants.
  • Un fonctionnaire sur deux partant à la retraite en 2004 non remplacé (1 enseignant pour 35 élèves en école primaire par exemple)
  • Suppression des titulaires-remplaçants et nouvelle augmentation du nombre de précaires (contractuels, vacataires…).
  • Menace de suppression de l'école maternelle.
  • Refus de lutter contre l'échec scolaire et sélection à partir de la 5ème en collège.
  • Marchandisation rampante de l'Université.

Cette politique ne permet ni un meilleur encadrement, ni une lutte contre l'échec, les inégalités scolaires ou encore la violence.
Nous voulons des transformations de l'école qui permettent la réussite de tous les élèves et l'élévation du niveau de qualification des jeunes.

Une décentralisation contre le service public d'Éducation nationale :

  • Projet de transfert de 110 000 fonctionnaires de l'Éducation nationale (personnels techniciens et ouvriers de service, assistantes sociales, médecins scolaires et conseillers d'orientation psychologues) aux Régions et aux Départements.
  • Une remise en cause des missions de service public remplies par ces personnels qualifiés, dans les établissements scolaires, au sein des équipes éducatives.
  • La voie ouverte à la privatisation de certains services (restauration scolaire, entretien des locaux,…).
  • Le développement des inégalités sur le territoire entre collectivités riches et collectivités pauvres ainsi que l'augmentation des impôts locaux.

Cette réforme constitue une menace contre l'unité du système éducatif dont les premières victimes
seraient les jeunes et leur famille.

Un chantier de démolition de notre système de retraite :

  • L'équité et la solidarité selon Raffarin, c'est travailler plus longtemps, au détriment de l'emploi des jeunes, et pour gagner moins.
  • Un enseignant débute aujourd'hui en moyenne à 25 ans : 25 + 40 annuités = 65 ans à la retraite en 2008 pour toucher une pension complète.

L'équité et la vraie solidarité pour nous, c'est la retraite à taux plein à 60 ans avec 37,5 annuités pour tous, salariés du privé et du public. C'est possible. Les moyens existent. Il s'agit de faire le choix politique d'une autre répartition des richesses produites. Nous le redirons le 13 mai dans une action interprofessionnelle.

Quatre journées de grève nationale n'ont pas suffi à nous faire entendre.
Le gouvernement nous pousse à durcir le mouvement.

La formation et l'avenir de la jeunesse méritent d'autres choix d'école et de société.
Votre soutien est nécessaire.

L'Assemblée générale des personnels de l'Éducation nationale en grève reconductible,
soutenue par la FERC-CGT, la FSU, le PAS-Udas et SUD-éducation. Grenoble, le vendredi 9 mai 2003

 

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