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Tract du 9 mai
Les
projets actuels du gouvernement, c'est :
Moins de moyens
et d'ambitions pour l'école :
- Suppression de
20 000 aides-éducateurs et de 5 600 postes de surveillants, et
création de 16 000 assistants d'éducation, recrutés
localement, plus flexibles et précaires.
- Disparition de
crédits déjà programmés équivalent
à 5 000 emplois d'enseignants.
- Un fonctionnaire
sur deux partant à la retraite en 2004 non remplacé (1
enseignant pour 35 élèves en école primaire par
exemple)
- Suppression des
titulaires-remplaçants et nouvelle augmentation du nombre de
précaires (contractuels, vacataires
).
- Menace de suppression
de l'école maternelle.
- Refus de lutter
contre l'échec scolaire et sélection à partir de
la 5ème en collège.
- Marchandisation
rampante de l'Université.
Cette politique ne
permet ni un meilleur encadrement, ni une lutte contre l'échec,
les inégalités scolaires ou encore la violence.
Nous voulons des transformations de l'école qui permettent la réussite
de tous les élèves et l'élévation du niveau
de qualification des jeunes.
Une décentralisation
contre le service public d'Éducation nationale :
- Projet de transfert
de 110 000 fonctionnaires de l'Éducation nationale (personnels
techniciens et ouvriers de service, assistantes sociales, médecins
scolaires et conseillers d'orientation psychologues) aux Régions
et aux Départements.
- Une remise en cause
des missions de service public remplies par ces personnels qualifiés,
dans les établissements scolaires, au sein des équipes
éducatives.
- La voie ouverte
à la privatisation de certains services (restauration scolaire,
entretien des locaux,
).
- Le développement
des inégalités sur le territoire entre collectivités
riches et collectivités pauvres ainsi que l'augmentation des
impôts locaux.
Cette réforme
constitue une menace contre l'unité du système éducatif
dont les premières victimes
seraient les jeunes et leur famille.
Un chantier de
démolition de notre système de retraite :
- L'équité
et la solidarité selon Raffarin, c'est travailler plus longtemps,
au détriment de l'emploi des jeunes, et pour gagner moins.
- Un enseignant
débute aujourd'hui en moyenne à 25 ans : 25 + 40 annuités
= 65 ans à la retraite en 2008 pour toucher une pension complète.
L'équité
et la vraie solidarité pour nous, c'est la retraite à taux
plein à 60 ans avec 37,5 annuités pour tous, salariés
du privé et du public. C'est possible. Les moyens existent. Il
s'agit de faire le choix politique d'une autre répartition des
richesses produites. Nous le redirons le 13 mai dans une action interprofessionnelle.
Quatre
journées de grève nationale n'ont pas suffi à nous
faire entendre.
Le gouvernement nous pousse à durcir le mouvement.
La
formation et l'avenir de la jeunesse méritent d'autres choix d'école
et de société.
Votre soutien est nécessaire.
L'Assemblée
générale des personnels de l'Éducation nationale
en grève reconductible,
soutenue par la FERC-CGT, la FSU, le PAS-Udas et SUD-éducation.
Grenoble, le vendredi 9 mai 2003
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