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EXTRAIT
D'UN TRACT DU Pas38-Udas
La réforme
Balladur de 1993 a détérioré les droits à
la retraite des travailleurs du privé :
Passage de 150 à 160 trimestres, calcul sur les 25 et non les 10
meilleures années.
Sous prétexte
d'équité, aujourd'hui on commence par attaquer surtout les
retraites du public, mais il s'agit bien ensuite de faire passer et le
public et le privé à 42 puis 45 annuités ! Profiter
de l'allongement de la vie... pour travailler davantage !
Dans le privé, on en est au départ à la retraite
à 60 ans. Mais l'âge moyen réel de cessation d'activité
est de 57 ans et demi : retraites anticipées, remplacement par
des jeunes moins bien payés. Rallonger encore la durée de
cotisation est contradictoire avec les réalités économiques.
Ce sont les femmes
qui souffriront le plus du nouveau dispositif pour leur Retraite :
- Si dans le public
le principe de l'égalité des salaires est appliqué
ce n'est pas le cas dans le privé : La femme touche un salaire
inférieur à celui de l'homme de 8 à 25 points à
diplômes égaux (Chiffres INSEE 2002).
- Les femmes sont
plus nombreuses à être demandeurs d'emploi (10,1 % contre
7,9 %).
- Parmi les femmes
devenues mères qui désirent travailler, le % de chômage
augmente lorsque la famille s'agrandit et que croît l'âge
des enfants. Si la mère est seule le % est doublé.
- Quand les femmes
sont au chômage, elles le sont plus longtemps. Leurs emplois sont
plus souvent précaires.
- Si elles sont à
temps partiel, dans le public comme dans le privé elles auront
des retraites modestes voir indignes.
- Parmi les enseignants
beaucoup sont des femmes. Elles bénéficient d'une seule
annuité de gain par enfant, contre 2 dans le privé.
- La retraite après
quinze ans de service pour les mères ayant élevé
trois enfants offre elle aussi une bien maigre retraite.
- Avec le système
de décote, le projet du gouvernement pénalisera fortement
les enseignants qui n'auront pas effectué 40 ans de service au
moment de leur 60ème année.
- Conséquence
: de nombreux enseignants seront contraints d'exercer jusqu'à
63, 65 voire 68 ans : un progrès ?
La retraite par capitalisation, une avancée sociale ?
Un citoyen britannique ayant cotisé toute sa vie au fond de pension
(épargne retraite) du groupe textile Lister& Co est obligé
de continuer à travailler, à 64 ans.
Son entreprise a fait faillite, emportant au passage le fond de pension
qui y était rattaché. L'argent qu'il y avait versé
pendant plus de trente ans s'est évaporé.
GRÈVE GÉNÉRALE INTERPROFESSIONNELLE
ET RECONDUCTIBLE !
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