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Grève
Avril-Mai-Juin 2003
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Des luttes quotidiennes... | ||||
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Décentralisation L'analyse de la FCPE (arg 1.6) |
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26 mars 2003 à voir sur : http://www.fcpe.asso.fr/article.aspx?id=250 Sans remettre en cause le principe de décentralisation, la FCPE n'accepte pas les objectifs et les méthodes retenus par le gouvernement. La Constitution vient
d'être modifiée par le Congrès réuni à
Versailles dans l'objectif d'engager une nouvelle étape de la décentralisation.
La première
étape de décentralisation (lois Deferre) a été
initiée il y a plus de 20 ans. Le gouvernement actuel a choisi une autre méthode : celle de la précipitation, du simulacre de concertation au travers des "assises des libertés locales", celle de l'absence d'analyse et de vision globale, celle du chacun pour soi. Le masque est tombé. Nous connaissons les projets réels et nous sommes aujourd'hui en mesure d'en percevoir les objectifs. Le premier, réduire les dépenses de l'Etat pour tenir la promesse de baisse des impôts nationaux et les engagements européens. Pour cela, on transfère des compétences, donc des charges, aux collectivités - régions, départements, communes - sans garantir clairement les ressources et leur pérennisation. Le deuxième, donner le pouvoir "absolu" aux élus, leur permettre de décider comme bon leur semble en desserrant le pouvoir de contrôle et de régulation de l'Etat, sans développer pour autant les pouvoirs des citoyens et les instances de démocratie locale. Les conséquences
de ce choix politique peuvent être redoutables :
La logique retenue, celle de l'expérimentation à la demande, nous paraît extrêmement dangereuse, nous l'avons très clairement affirmé. Elle n'offre aucune garantie et crée une France à plusieurs vitesses selon le bon vouloir des collectivités et risque fort d'être irréversible dès lors que des moyens budgétaires auront été engagés. La généralisation de l'expérimentation va impliquer un transfert de compétences et de missions à des collectivités qui ne l'auront pas sollicité ce qui entraînera une augmentation des charges et des inégalités sur le territoire. Pour l'Education nationale,
les transferts généralisés (ou du moins que l'on
suppose généralisés) concernant les missions d'entretien
des locaux scolaires, de santé scolaire, de service social, de
définition de la carte scolaire ne sont pas acceptables en l'état. Ainsi, on transfère des missions, des personnels sans s'être penché sur le devenir et le contenu de ces missions. En clair, c'est "faire passer la charrue avant les bufs". Si l'objectif de la
décentralisation était d'améliorer l'efficacité
et la qualité des services publics, le gouvernement aurait dû,
avant toutes choses, engager une réflexion en concertation avec
tous les partenaires, sur les missions :
Ceci est d'autant
plus urgent que de nombreux parents et de nombreux jeunes sont très
critiques par rapport à l'orientation. Le simple transfert de compétences
ne résoudra rien si le rôle et les domaines d'intervention
des CIO ne sont pas définis dans un cadrage national. Pour la FCPE, la deuxième
étape de décentralisation telle que la propose le gouvernement
n'est pas acceptable.
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