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La modification de
la loi constitutionnelle a été adoptée en congrès
à Versailles le 17 mars en deux heures sans débat public.
La France est désormais organisée de manière décentralisée.
Nous pensons que
l'Education Nationale ne peut pas être décentralisée
si l'on veut garder les principes fondateurs de la République française
: liberté, égalité, fraternité, laïcité.
La régionalisation
est déjà en route en ce qui concerne le transfert des personnels
:
Ce qui se profile
à court terme :
- l'autonomie des
établissements avec des offres différentes selon les politiques
locales ;
- l'éclatement
du statut national des personnels de l'Education Nationale, statut qui
garantit l'égalité de traitement de tous les fonctionnaires
et leur indépendance vis-à-vis des pouvoirs locaux ;
- une formation
professionnelle régionale calquée sur les conditions économiques
locales ;
- une sectorisation
de la carte scolaire qui risque d'engendrer des ghettoïsations
.
Conséquences
:
- augmentation des
inégalités entre les régions riches et les régions
pauvres ;
- développement
du clientélisme ;
- augmentation des
impôts locaux qui sont par nature injustes ;
- marchandisation,
sous-traitance et privatisation de l'éducation : l'école
publique ne pourra plus assurer ses misions d'éducation et de
formation du citoyen faute de moyens (ex : à court terme, disparition
des écoles maternelles et de l'enseignement spécialisé.)
- mise en cause des
diplômes nationaux (à commencer par le bac) à partir
desquels sont établies les grilles salariales des conventions
collectives ;
- contrôle
des élus sur le contenu des formations et des enseignements.
Conclusion :
Nous nous opposons
à une décentralisation qui a pour objectif de réduire
le déficit budgétaire en désengageant l'Etat de
ses responsabilités en matière d'éducation.
Ce texte émane
de l'Assemblée Générale Unitaire Nord Isère,
regroupant des enseignants syndiqués et non-syndiqués.
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