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REGIME MINCEUR
POUR TOUT LE MONDE !
Conséquence
de la réforme dans le secteur privé (réforme Balladur
/1993) :
- Avant la réforme, les retraités touchaient en moyenne
l'équivalent de 84% de leur dernier salaire net.
- En 2000, ils n'en recevaient plus que 79%.
- En 2020, ils ne devraient percevoir qu'entre 70% et 50% de leur salaire,
selon le profil de carrière.
- En 2040, on tomberait entre 68 % et 47% de leur salaire !
Conséquence de la réforme dans le secteur public telle
que l'on nous la présente :
Murielle, professeur des écoles, 24 ans
à 60 ans,
elle aura travaillé 36 ans.
- Taux de la pension :
législation actuelle : 36 x 2 = 72 %
projet gouvernemental : (36 x 1.875) - (4 x 3) = 55.5 %
- Montant de la pension :
législation actuelle : 2384 x 72% = 1716 €
projet gouvernemental : 2384 x 55,5 % = 1323 €
Pour bénéficier d'une pension équivalente, il lui
faudrait travailler 3 ans et demi de plus, soit jusqu'à 63,5
ans.
Bilan : baisse de 390 € (=2558 francs) par mois soit 23 %. (Salaire
net au 11ème échelon de la classe normale)
PETIT ARGUMENTAIRE
DERANGEANT
L'attaque contre
les retraites qui s'annonce nous est présentée comme une
fatalité : le vieillissement de la population menacerait de faire
exploser le système actuel, créerait une charge insupportable.
Il faudrait réformer et savoir se sacrifier. Désinformation
qu'il convient de contrer.
1/ La charge
des retraites ne serait plus, à terme, économiquement
supportable. FAUX !
Pour garantir les retraites à l'horizon 2040, il faudrait leur
consacrer 18% du PIB, au lieu des 12% actuellement (6 points de plus).
Or, dans le même temps, au rythme de croissance, pourtant faible,
des 40 dernières années, le PIB aura doublé! De
1960 à 2000, la part du PIB destinée aux retraites est
passée de 4,6% à 12%, soit 8 points de plus en 40 ans.
Pourquoi ne pourrions-nous pas faire un effort moindre, dans le même
laps de temps?
En 20 ans la part du PIB consacrée aux salaires a chuté
de 11 points! Il suffirait donc d'un rattrapage d'un peu plus de la
moitié de ce que nous avons perdu, pour équilibrer les
comptes.
Les 6 points de plus à consacrer aux retraites s'étaleraient
sur 40 ans: cela revient à une augmentation de 0,37% par an des
seules cotisations vieillesse. Toutes ces données sont citées
par le Conseil d'Orientation des Retraites (COR).
2/ L'évolution
démographique serait une réalité contraignante.
FAUX !
Tous les démographes affirment que les projections sont peu fiables:
les taux de fécondité sont imprévisibles.
L'augmentation du nombre de retraités ne signifie pas l'accroissement
du nombre d'inactifs: le rapport actifs/inactifs restera sensiblement
le même, par diminution des jeunes inactifs. Le nombre des actifs
peut croître sensiblement si on s'attaque au chômage: cent
mille emplois, c'est 1,5 milliards d'euros de recettes de cotisations.
Calculez pour plus de 5 millions de chômeurs ! Au contraire, l'allongement
de la durée du travail ne peut qu'augmenter le chômage.
3/ Il y aurait
une injustice entre privé et public. FAUX !
L'âge moyen de cessation d'activité est de 57 ans dans
le privé, le plus souvent par licenciement. Que le MEDEF commence
par l'arrêt de la mise au rebut des vieux salariés, avant
60 ans. Le taux de remplacement moyen en 1997dans le privé était
de 84% contre 78% dans le public. Mais les effets de la loi Balladur
vont gravement dégrader la situation dans les années à
venir. L'équité veut que l'on revienne pour le privé
à l'ancien régime (37,5 annuités, 10 meilleures
années au lieu de 25). Utopique? Non! Cette mesure ne coûterait
que 0,3% du revenu national par an.
4/ La retraite
par capitalisation serait socialement bénéfique. FAUX
!
Les petits salaires, engloutis par le coût de la vie, ne permettent
pas la constitution d'un capital /épargne. C'est une retraite-casino
: la faillite d'ENRON a ruiné des dizaines de milliers de retraités.
La stagnation actuelle de la bourse rend problématique le paiement
des retraites à bon nombre de salariés anglais qui ont
capitalisé. Un système très cher : pour jouir à
65 ans d'une pension égale seulement à 66 % de son salaire,
un employé britannique devrait allouer, dès 25 ans, un
quart de son revenu à sa retraite! La capitalisation, c'est la
constitution de fonds de pension rapaces, investis dans les entreprises.
Comme tous les capitaux, ils exercent une énorme pression à
la rentabilisation: baisse des salaires et licenciements. Bien loin
d'alléger la charge des actifs, le retraité devient le
rival du salarié.
La concurrence se substitue à la solidarité.*
5/ Une hausse
du taux de cotisation portera atteinte à la compétitivité
des entreprises. FAUX !
En 20 ans, la part des salaires dans la richesse créée
par les entreprises a baissée de 10 points alors que dans le
même temps la productivité du travail a augmenté
de 50%. Prêt de 20 milliards d'euros d'exonération de cotisations
sociales pour les entreprises pour l'année 2002. Concernant les
cotisations retraites, le total des cotisations vieillesses payées
par les entreprises est passé de 64% à 56% en 15 ans,
alors que la part des salariés passait de 36% à 44%.
On le voit, l'avenir
des retraites relève moins de la pyramide des âges que
de la répartition de la richesse produite. C'est pourquoi, nous
revendiquons :
- 37,5 annuités
de cotisation pour tous : public et privé, permettant l'obtention
d'une retraite à taux plein
- 75% du traitement
brut mensuel des 6 derniers mois ou 75% du salaire brut mensuel des
dix meilleures années
- Maintien du
Code des Pensions
Ce qui implique
:
- La remise en
cause des mesures Balladur de 1993 dans le privé.
- Le retrait
des contre-réformes programmées par le gouvernement Raffarin
dans le public.
Le saviez-vous
?
Les fonctionnaires
ne perçoivent pas une " retraite " mais une pension.
Celle-ci, en vertu de l'existence du Code des pensions civiles et militaires,
est prévue chaque année sur le budget de l'Etat, comme
les traitements. Nos pensions ne dépendent pas de l'abondement
d'une caisse de retraite. L'Etat doit à ses fonctionnaires leur
pension pour laquelle ils cotisent tout au long de leur carrière.
En 2003, ce sont 34,4 milliards d'euros qui ont ainsi été
budgétés. Sur cette somme, 9,4 milliards correspondent
aux cotisations des fonctionnaires. Le rapport Charpin indique qu'à
l'horizon 2040, la part des pensions dans le PIB n'augmenterait que
de 1,4 points (soit 0,035 point d'augmentation par an) : on est loin
d' " une explosion des dépenses publiques rendant quasi-impossible
l'élaboration du budget " !!!
NB : Ce texte
émane l'Assemblée Générale Unitaire Nord
Isère, regroupant des enseignants syndiqués et non-syndiqués.
LES GREVES DE MAI 2003 VOUS FERONT PEUT-ETRE PERDRE QUELQUES CENTAINES
D'EUROS...
LA REFORME DES RETRAITES VOUS EN VOLERA ASSUREMENT DES DIZAINES DE MILLIERS
!!!
NE LAISSEZ PAS LES AUTRES, SEULS, AGIR POUR VOUS.
REFUSONS ENSEMBLE CE QUE L'ON NOUS PRESENTE COMME UNE FATALITE.
Peint
sur un mur de Pékin, de Chicago, du Caire ou de Dublin, allez
savoir
Anne Onyme
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