| Notre
première contribution "Recomposition et voie alternative"
(du 02 août 97) évoquait en quoi notre démarche alternative
dans le syndicalisme s'oppose à l'idée de recomposition. |
| Précisons
aujourd'hui quelques fondements (1 : Démocratie) avant de parler
de fonctionnement et de contenus de statuts (2 : Fonctionnement). |
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| 1 - Démocratie... |
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Débattre
du fonctionnement dans le syndicat correspond à une volonté
profonde de construire ensemble une voie syndicale alternative aux centrales
actuelles. |
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S'affranchir
des schémas classiques. |
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Au
cours du XX° siècle, les relations entre syndicalistes ont été
régies par des schémas dits "réformiste"
et "révolutionnaire". |
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Le
caractère "révolutionnaire" historique du
syndicalisme CGTiste, est aujourd'hui prisonnier de ses références
au marxisme-léninisme et des méandres de son histoire.
Ce syndicalisme a étouffé le libre arbitre des salariés.
Il a réduit la liberté d'expression aux esclavages
de la démocratie par délégation. Il a détourné
nos légitimes aspirations au profit des impératifs
d'une politique de parti. Aveuglé par ses soumissions, il
a sous estimé l'évolution de notre société.
Nous devons proposer d'autres modes de fonctionnement pour faire
face aux nouvelles stratégies des forces à combattre,
tant les prisons du centralisme démocratique sont efficaces.
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Le
caractère "réformiste" de participation des
autres centrales s'est enlisé dans ses relations fusionnelles
aux "politiques partisanes". Il s'est soumis à toutes
les tentatives possibles de recompositions syndicales. Et quelle est
la place des adhérents dans le syndicat quand les responsables
élus souscrivent systématiquement aux techniques de
l'enquête ou du référendum, tronquant ainsi le
véritable débat ? C'est un syndicalisme de "pacification
sociale", qui préfère les discussions de bureaux
aux occupations de la rue, sans toutefois s'en couper si nécessaire. |
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S'affranchir,
ce n'est pas oublier l'histoire, encore moins nier les enseignements,
mais affirmer les différences fondamentales.
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| Aujourd'hui,
nous ne voulons plus être sous la coupe des dogmes, nous voulons
libérer notre esprit critique... |
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Et
si nous présentons des listes de candidats aux élections
aux Commissions Paritaires, c'est parce que la loi n'offre que cette
seule voie à la "légitimité" d'un syndicat.
Et si nous "siégeons" dans ces Commissions, cela
ne constitue pas un enfermement politique : Nous connaissons les limites
de cette participation qui ne sera jamais le centre de nos actions
et de notre réflexion. Car celles-ci portent sur l'état
et la notion de service public, sur les forces du capital et de la
finance, et sur les caractères des mouvements sociaux. |
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Affirmer
l'alternative syndicale. |
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La
construction de l'alternative syndicale réside-t-elle dans la construction
d'une nouvelle centrale ? |
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| Nous
avons dénoncé dans notre première contribution
les centrales assurances trop longtemps connues : construire à
la place des autres, c'est objectivement les replacer dans la même
situation de dépendance, les remettre à une place d'adhérent,
dans une ligne syndicale élaborée par des spécialistes
"dirigeants". |
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Construire
l'Alternative, c'est être conscient de la reconquête de
la démocratie et de la citoyenneté dans lesquelles l'individu
doit pouvoir prendre toute sa place. Affirmer être alternatif,
c'est permettre l'union des pluralismes, le débat démocratique
sans exclusive, ni sélection, ni organisation figée,
sur les bases qui nous seront communes. |
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Et
prendre le temps de la construction, c'est permettre l'Union des forces
qui travaillent dans le même sens. |
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| Nous
avons tous connu ces responsables syndicaux qui pratiquaient la rétention
d'information pour mieux asseoir leur autorité, leur pouvoir,
leur prestige, dans la durée. Ils pouvaient être désavoués
par leur base mais grâce aux tendances ou aux oppositions organisées,
ils étaient soutenus les yeux fermés. F.S. et SUD Aisne
évoquent leur fonctionnement à ce propos : " qui
prend une initiative engage sa responsabilité personnelle et
peut être désavoué en AG souveraine... ". |
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En
effet, nos AG sont Souveraines parce qu'elles sont le lieu d'un réel
débat, alimenté démocratiquement. Nos AG sont
Souveraines car elles sont à même de pouvoir désavouer
les membres de l'exécutif du syndicat soumis à son autorité,
sans listes, ni tendances organisées. Elles sont aussi souveraines
car auto-formatrices ! |
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La
seule responsabilité alternative "déléguée"
réside donc en la gestion, l'animation, le tri des urgences
avec retour systématique et fréquent, non pas devant
(face à) la base, mais dans la base pour validation. Il n'y
a donc pas de "dirigeants", seulement des adhérents
au service de l'AG du syndicat, sur ses mandats ; personne n'est détenteur
d'un quelconque savoir ou pouvoir. |
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| Nous
réglerons de la même manière l'écueil de
la "professionnalisation" des négociateurs syndicaux
qui deviendraient irremplaçables : interdiction de la décharge
complète ou cumulée, rotation des responsabilités
et des mandats. |
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Ces
deux verrous impliquent un travail fondamental d'équipe (ouverte
à tous, donc sans listes), fondé sur une confiance nécessaire,
une communication effective des informations à tous les adhérents,
qui favorise la formation des nouveaux militants, des nouvelles volontés...
C'est aussi un puissant mode de contrôle des dérives
du pouvoir. |
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Favoriser
le débat démocratique... |
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| Nous
avons la volonté collective de peser sur les formes de la vie sociale,
d'agir, d'être présent dans les luttes. Nous devons en même
temps réfléchir, échanger, pour mieux comprendre ce
que nous combattons. |
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| Aujourd'hui,
le salariat identifie de plus en plus mal ses "responsables" :
le patron direct n'est plus qu'un employé, de plus en plus incompétent
à répondre aux revendications. Nous connaissons bien cette
situation dans laquelle les échelons de l'administration sont tous
incompétents à répondre à la question des postes
et des emplois. La précarité, la flexibilité, installent
dans les têtes un sentiment toujours plus angoissant d'insécurité
: "Soyez mobiles, soyez flexibles, ne soyez pas rigides !". Nous
l'entendons toujours plus souvent aujourd'hui. Nous y venons également
dans le Service Public, avec aujourd'hui les "emplois jeunes",
organisation officielle de la précarité, nouvelle attaque
en règle du code du travail, du droit à la dignité
de vivre... Et demain ? |
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| Face
à ces évolutions dramatiques de la vie sociale nous favorisons
la réflexion et les débats à tous les niveaux, en interprofessionnel,
intersyndical comme en interassociatif... et sur tous les plans possibles
: droit du travail, droit syndical, politiques d'emploi, politiques économiques,
financières, budgétaires, etc... |
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Cette
démarche nécessite : |
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- que
chacun affirme son droit à l'information, au temps de la
réflexion, au temps du débat. Affirmons-le dans
les Commissions Administratives pour l'étude des dossiers
; affirmons-le aussi dans le syndicat, y compris pour la préparation
des congrès.
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- une
presse interne transparente, lisible, informative et non sélective.
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- une
formation accessible aux analyses actuelles : stages internes,
formations syndicales, apports d'éducation populaires,
contributions de spécialistes (économistes, sociologues,
juristes...).
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- une
réflexion collective, sans hiérarchie, sans hégémonie,
ni zones obscures, ni culpabilisation pour ignorance des sujets
ou des dernières informations...
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De
cette manière nous nous opposons à la fracture gouvernants
/ gouvernés dans le syndicat. Et cela sur les bases de l'échange
des ressources, de ses caractères coopératifs et de solidarité
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un
syndiqué, un militant, une voix à écouter, une vérité
à comprendre...
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C'est
d'abord par notre pratique que nous sommes alternatifs. |
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S'identifier
dans le mouvement social... |
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| Nous
sommes objectivement impliqués dans l'organisation de la société,
dans sa gestion politique, au sens anglais du mot "policies"
(signifiant soumis aux "politiques publiques" de la gestion
de la cité), et non du mot "politics" (qui évoque
les manoeuvres "politiques partisanes" des partis politiques). |
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Mais
nous n'avons pas vocation à gouverner et nous nous opposons
à ceux qui veulent nous renvoyer à de nouvelles formes
d'esclavage, qu'ils soient financiers, patrons, ministres, politiques
ou bureaucrates syndicalistes... |
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Et
nous restons impérativement indépendants des partis,
jusqu'au silence de position ou de parti-pris en période électorale
(sans adresses ni plate-forme de condition de vote...), et sans abandon
ni rupture de l'action revendicative. |
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| Voilà
pourquoi personne ne restera en dehors du champ de l'action syndicale [ce
qui ne veut pas dire syndiquer tout le monde] car nous prenons en compte
toutes les discriminations, toutes les situations des précaires et
des exclus, sans tentative de récupération, et démocratiquement
à leurs côtés, selon les modalités d'organisation
qu'ils auront choisies. |
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| Dans
l'Isère, un "Appel Unitaire et Citoyen pour les Droits
d'Existence" vient d'être signé entre plusieurs
organisations syndicales et associations qui travaillent aux solidarités
depuis longtemps. Il réaffirme la défense de principes
bafoués par notre société, il est un appel à
la mobilisation citoyenne. Il renforce les liens pour une réflexion
et une action communes. Cette démarche se développe
partout dans le pays. |
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En
cela, nous sommes enracinés, intégrés au terrain.
En cela, nous avons conscience de faire partie du mouvement social,
car nous n'en sommes ni l'éventuelle tête ni le déclencheur
; nous n'avons aucune prétention à diriger qui que ce
soit, hors nous-mêmes. Nous sommes des "ordinaires",
solidaires dans l'action, nous recherchons la réflexion et
le débat et favorisons les convergences pluralistes et unitaires
dont notre force dépend. |
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L'Alternative
syndicale garantit l'accès de chacun à la maîtrise
syndicale. Bien sûr, nous ne sommes pas dupes des dangers, pas
dupes de l'existence des pouvoirs et des manipulations, mais nous
voulons privilégier l'égalité de fait de chacun. |
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| La
démarche est aussi importante que le but poursuivi car elle est en
elle même émancipatrice. |
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| Construire
l'Alternative c'est donc s'opposer à ceux qui veulent nier cette
démarche par souci d'une autre stratégie : celle des manoeuvres
d'appareils. Construire l'Alternative c'est combattre toute tentative de
réappropriation par certains de l'outil syndical au service d'une
autre ambition, d'un autre projet... |
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Se garder
de vouloir recomposer... |
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| L'histoire
permet d'observer que toutes les tentatives de "recomposition"
ont été un échec. Abordons la question par les
réunifications historiques autour de la CGT en 1936, en 1943-45,
abordons la question au travers de la motion Bonissel-Valière
de 1948 qui préserve de la scission en gardant l'unité
dans la FEN (où en sommes-nous aujourd'hui !), abordons la
question par les appels nombreux de syndiqués d'horizons différents
pour l'unification ou la recomposition comme l'appel des 22 en 1930,
l'appel des 3, dit PUMSUD, en 1957, abordons la question sous l'angle
des tentatives d'unité d'action comme l'accord CGT-CFDT de
1966, la Charte de Clermond Ferrand dans la FEN en 1991 face aux tentatives
de recomposition de la direction FEN depuis le milieu des années
80... nous en oublions dans tous les cas : Echec, toujours !
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Rejetons
donc ce vocabulaire chargé d'écueils, plutôt que
de s'obstiner à chercher la nuance impossible entre recomposition
de bureaucrates et recomposition de syndicalistes sincères.
Nous avons choisi : nous ne sommes pas dans une démarche de
recomposition. |
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| Le
caractère composite et hétérogène des
courants syndicaux et "sociaux", par sa richesse, par ses
différences d'analyses et d'appréciations de la situation
sociale, ne peut se réduire à un cadre unique. |
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Nous
aurons un espoir dès que nous aurons rompu avec tout attachement
à des partis politiques (interdiction du cumul de mandat politique
ou électif d'une part et syndical d'autre part), dès
que nous aurons rompu avec toute logique d'appareils (AG Souveraine,
mandats révocables...), dès que nous aurons libéré
le débat démocratique dans le syndicat (liberté
de parole, d'expression et confrontation des points de vues, sans
la sclérose des tendances), dès que nous aurons décidé
de marcher ensemble sans lâcher les autres . |
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| La
mise en place des processus de la stratégie alternative sera longue
et même si l'histoire n'attend pas, ce sera notre histoire ! |
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En 1996,
ensemble, nous avons écrit :
" Nous avons en commun la volonté de construire :
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un
syndicalisme réellement démocratique (privilégiant
le fonctionnement en assemblée générale souveraine)
qui ne soit pas confisqué par des "bureaucrates", |
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un
syndicalisme ancré d'abord dans les luttes, |
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un
syndicalisme qui ne soit pas limité par les murs de l'école
ou les contours d'une catégorie. |
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...C'est
autour de pratiques syndicales renouvelées que nous voulons : ...
" ?
Nous l'avons écrit ensemble, à nous d'en confirmer ensemble
la réalité ! |
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| 2 - Fonctionnement... |
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C'est
à partir des différentes contributions écrites par
nombre d'entre-nous ... ... ... que nous faisons les propositions qui suivent
: |
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La
liste des points qui suivent n'est pas exhaustive. Chacun peut être
repris dans les statuts, dans une charte de fonctionnement ou un règlement
intérieur... |
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1
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Champ
de syndicalisation...
- Ne pas vouloir élargir démesurément le champ de syndicalisation
car difficultés à faire vivre à la base.
- Se prononcer pour un syndicat unique des métiers de l'éducation,
fédération d'industrie.
- Permettre l'auto-construction d'autres syndicats dans un cadre interprofessionnel
solidaire, comme frein au corporatisme et à la "direction nationale". |
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2
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L'Assemblée
Générale Souveraine...
2.1.
Structure de base du syndicat.
- Principe de base des mouvements sociaux, l'un des principes de base
du débat démocratique, principe incontournable.
- Rythme : 2 fois par trimestre au moins.
- Possibilité de prévoir des AG délocalisées
tournantes, délocalisées fractionnées, des AG avec
commissions intégrées... imagination, confiance !
2.2.
Clarté des débats au consensus...
- Contributions préparatoires à l'initiatives des adhérents
ou de l'équipe d'animation.
- Circulation préalable de l'information, envoyées aux adhérents
avant la tenue de l'AG.
- Equipe d'animation qui change à chaque AG
- Animateur d'AG.
- Secrétaire pour comptes-rendus.
- Régulateur pour synthèses et/ou décisions.
- Ceux qui nourrissent en informations ne sont pas forcement de l'équipe
d'animation.
2.3.
Fonctionnement des AG souveraines...
- Hors urgence, ne pas hésiter à renvoyer à une prochaine
AG, le débat non abouti. Ne jamais rester dans le doute d'un débat
flou mais énoncer qu'il n'y a pas consensus et renvoyer.
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3
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Place
et rôles des Presses syndicales...
- Presse de secteur.
A géométrie variable selon les forces, l'état des bases
de travail, des solidarités, de la prise en charge du travail de
terrain...
- Presse de débat.
Adhérents, militants, spécialistes extérieurs, informations,
contributions, débats... listing des "infos lourdes" disponibles.
- Presse de diffusion.
Promotionnelle, communication, actions... |
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4
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Verrous
démocratiques...
4.1.
Proscription...
- Des décharges à temps complet.
- Du cumul local / national.
- Du cumul politique / syndical.
- Des cumuls de mandats d'élus syndicaux,
- Des cumuls de responsabilités syndicales dans la structure.
- Des cumuls croisés mandats/responsabilités.
- Limite objective par l'absence (et sans découragement) de volontaires.
4.2. Limitation de durée pour rotation...
- Des mandats d'élus.
- Des responsabilités dans la structure.
- Travail d'équipe anciens/nouveaux et intégration des militants
volontaires sans mandats et sans responsabilités. Limitations sans
excessives pour les petites structures ni obstacle à l'émergence
des nouvelles volontés.
4.3.
Place élus et responsables locaux...
- Mandats d'AG souveraines.
- Reconnaissance de prise d'initiative sur l'urgence.
- Révocabilité individuelle.
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5
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Autonomie
des structures locales...
- Autonomie dans la structure nationale.
- Autonomie dans l'interprofessionnel.
- Autonomie dans les actions de solidarités.
- Autonomie financière. |
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6
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Structure
Nationale...
6.1.
Type de structure...
- Union/Fédération : Fédération sur le mode
d'une Union de syndicats... élaboration des revendications et des
actions par le terrain, via les AG.
6.2.
Place des mandats internes...
- Mandats des structures locales par les AG.
- Egalité des mandats par structure.
- Nombre de représentants intervenants par structure (possibilité
d'observateurs pour formation).
- Rotation pour formation des militants de relève.
- Révocabilité des individus devant leur structure.
6.3.
Représentation responsabilité...
- Non cumul national / local des responsabilités, des mandats,
des croisements.
- Durée limitée pour rotation.
- Délocalisation des responsabilités possibles.
- Formation, équipe anciens/nouveaux...
- Commissions délocalisées.
6.4.
Liberté d'opinion et d'expression...
- Courants de pensées possible.
- Tendances organisées avec listes impossible.
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7
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Indépendance
syndicale...
- Affirmer le non cumul absolu du point 4.1.
Mandat / responsabilité syndical et politique. |
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8
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Place
Union-Fédération / Confédération...
- Autonomie des structures Union/Fédération par rapport à
l'Union/Confédération.
- Elaboration des revendications par le terrain (AG). |
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9
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L'unité
syndicale...
- Convergences unitaires du terrain.
- Cercles Unitaires interprofessionnels locaux.
- Intersyndicalisme sur mandats des AG. |
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