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COMMUNIQUE
DE PRESSE LE 18 JUIN 05
Collectif
de soutien aux victimes de la répression du mouvement lycéen
La question
nest pas de commenter les poursuites engagées contre
les
lycéens mais de les abandonner,
LE MINISTRE DE LEDUCATION PEUT ET DOIT OEUVRER A LAPAISEMENT
Les organisations reçues par le ministre de l'Education
nationale et les parlementaires qui le questionnent sur la levée
des poursuites et sanctions, reçoivent la même réponse
: M. de Robien est « sensible », «attentif »
mais « il ne lui appartiendrait pas de commenter les poursuites
engagées contre des lycéens suite au mouvement contre
la loi
Fillon ».
Le ministre cherche à nier ses responsabilités :
les plaintes contre les lycéens émanent pour lessentiel
du ministère lui même (pour lannexe du ministère
180 interpellés pour lensemble desquelles, le parquet
se réserve la possibilité dexercer des poursuites
même si pour linstant une dizaine font lobjet
dune instruction), ou bien des rectorats (Paris par exemple),
des inspections académique (Bobigny par exemple, 80 interpellés,
5 mis en examen), des établissements (lycée Fénelon
par exemple, 2 condamnés, Bayonne, Rennes), autant de structures
sur lesquelles le ministre a autorité.
Il est en son pouvoir de retirer la plainte du ministère
par rapport à loccupation de lannexe du ministère.
Cette décision interviendrait directement sur les poursuites
concernant cette occupation y compris pour Hicham, dont le procès
est reporté au 13 octobre.
Elle constituerait
une indication claire pour les autres niveaux de lEducation
nationale : rectorats, inspections académiques, établissements.
Cette mesure dapaisement donnerait bien sûr une nouvelle
orientation (annulant lappel à la répression
de M. Fillon) à laquelle les forces de lordre et
la justice ne peuvent rester insensibles.
Monsieur de Robien aurait « fait en sorte que tous les lycéens
touchés par ces décisions (de justice) et qui passent
le bac puissent passer les épreuves dans des conditions
correctes », assertion parfaitement gratuite quand on voit
la situation dHicham et de tous les poursuivisqui passent
leurs épreuves dans des conditions matérielles et
surtout psychologiques désastreuses, dautant plus
que les lycéens mobilisés sont souvent en butte
à une répression administrative. Qui dautre
que le ministre de léducation nationale peut envoyer
une circulaire demandant la levée de toutes les sanctions
administratives ?
Un autre message fort serait que le Ministre de lEducation
nationale reçoive le Collectif de soutien aux victimes
de la répression du mouvement lycéen, comme le Collectif
la demandé le 8 juin, et comme le lui demandent la
cinquantaine dorganisations qui composent ce collectif,
et les quelques deux cents personnalités qui le soutiennent.
Le ministre de la justice, lui, a pris la peine de mandater le
Directeur des grâces et de lapplication des peines,
pour recevoir le collectif, suite à la manifestation du
11 juin.
M de Robien avait annoncé de lécoute et du
dialogue, dans les faits il ne répond à aucune des
demandes concernant la répression, alors quil maîtrise
la plupart des réponses.
En conséquence
le Collectif de soutien réitère sa demande dêtre
reçu par le ministre de léducation Des personnalités
signataires de lappel du Collectif vont interpeller le gouvernement
lors de la conférence de presse, lundi 20 juin à
11 h, salle Eugène Pottier, Bourse du Travail, 3 rue du
Château deau, République.
- Pour rendre
publique la liste des personnalités et leur donner la parole
- Communiquer un bilan juridique,
- Dénoncer les formes de répression administrative,
disciplinaire et pédagogique
- Informer sur lactivité du Collectif de soutien
et sur les actions prévues.
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