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On connaissait
déjà la disparité - énorme - entre les
financements municipaux des équipements et fournitures scolaires
des écoles élémentaires au gré des politiques
et moyens locaux.
Mais c'est aujourd'hui
à une dérive généralisée des
attributions de crédits aux écoles, en particulier
les crédits pour actions pédagogiques dispensés
par l'Education nationale qu'on assiste.
Combien de parents ont - ils conscience que la soi-disant égalité
(ou équité si l'on considère les mesures tout
à fait légitimes de rééquilibrage envers
les ZEP, zones d'éducation prioritaires) n'existe absolument
pas dans les faits ?
Depuis plusieurs
années en effet les crédits sont alloués en
fonctions de " projets " montés par les équipes
pédagogiques et validées par des commissions académiques
après avis de l'IEN.
Si ce principe
est foncièrement injuste ponctuellement pour des équipes
dont le travail ne trouve pas l'agrément de la hiérarchie,
il est toujours injuste pour les élèves qui ne choisissent
pas de fréquenter une école dont les projets sont
rejetés. Il restait pourtant tolérable lorsque des
moyens suffisants permettaient à peu près d'assurer
un fonctionnement décent des écoles, il devient tout
à fait insupportable aujourd'hui où même les
actions les plus élémentaires ne trouvent plus de
financement.
Non contents
de priver les écoles de moyens équitablement répartis
on laisse croire qu'il est légitime de réserver les
" miettes " de crédits publics aux projets les
plus " méritants " en culpabilisant les auteurs
de projets non retenus.
Le terrain étant
ainsi bien préparé, on pouvait s'attendre à
l'irruption des " mécènes " privés
et autres " uvres charitables " dans la sphère
scolaire.
Ceci n'a pas
tardé et depuis deux ans se sont multipliées les offres
alléchantes, tolérées ou même encouragées
par l'institution de l'Education Nationale, de mallettes pédagogiques,
logiciels, concours dotés de prix, à supports publicitaires
que certains collègues n'hésitent plus à utiliser
faute de pouvoir accéder à des supports laïcs
.
Les
écoles sont constamment démarchées par des
officines commerciales ou des associations de type caritatif qui
proposent de palier aux carences du service public.
L'ECOLE
PUBLIQUE EST -ELLE CONDAMNEE
A SE VENDRE OU A ACCEPTER L'AUMONE ?
Dernier en date
cet " appel à projets " de la Fondation de France,
relayé de manière officielle par l'EN qui lui délègue
ainsi le financement de " l'ouverture au monde par la culture
"
Nous sommes
de plus en plus nombreux à considérer ces dérives
comme immorales et contraires aux principes républicains
d'égalité et de laïcité.
Nous demandons
une répartition équitable de l'ensemble des crédits
publics d'éducation entre les écoles (à charge
pour elles de les utiliser sous le contrôle des autorités
académiques) sans recours aux financements privés
et mécénats divers qui, à court terme, menacent
gravement la neutralité et l'indépendance de l'école.
Enfin nous
voulons l'interdiction de la publicité à l'école
et donc l'abrogation de la " charte de bonne conduite "
des entreprises à l'école.
Pour signer
ce texte : contact@udas.org
Pour faire circuler
ce texte : télécharger en
.doc (29 Ko) / en
.rtf (16,7
Ko)
Premiers signataires
:
Delphine Blind,
enseignante, Silvia Coniglio,enseignante, Sophie Deshayes, chercheur,
déléguée de parents d'élèves,
Céline Fontaine, enseignante, Christine Jousset ,enseignante,
Corine Lefort, directrice d'école, Bernadette Maltrat, parent
d'élèves, Isabelle Martin, enseignante, Sylvie Matéo,
enseignante, Vincent Pinchaux ,enseignant, Pascal Prélorenzo,
enseignant, Erwan Redon, enseignant, René Sanchez ,enseignant
rased, Vincent Soccorsi , enseignant, Lionel Goutelle, Isabelle
Dedieu, Mylène Faivre, Bruno Chatel, Aumigny Catherine, enseignante,
Bertaux Denis, enseignant, Orsoni Mireille, enseignant
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