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Dossiers
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Réseaux
d'écoles
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Réseaux d'écoles : la casse organisée du service public de l'Education nationale ! |
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Vous
trouverez ci-dessous, un résumé de la propagande ministérielle
sur les "nécessités" de créer des réseaux
d'écoles et en page intérieure, notre analyse [ Sud-Education].
LES GROUPEMENTS D'ECOLES Historique "Ce sont des
considérations pédagogiques qui ont présidé
à la constitution des RPI (regroupements pédagogiques
intercommunaux dispersés ou concentrés), même s'il
ne faut pas écarter des raisons purement comptables voire affectives
dans la mesure où le RPI permettait à chaque commune de
sauver son école. Dans les zones rurales, on s'était bien
rendu compte, il y a déjà une trentaine d'années
que la classe unique allant de la grande section de maternelle au cours
moyen ne répondait plus exactement aux besoins des élèves,
mais aussi des enseignants." Les différentes
solutions envisagées " L'établissement
public local d'enseignement du premier degré : Trois cas à
l'étude " 1. La commune
isolée qui ne fait partie d'aucun regroupement, d'aucune structure
intercommunale. La solution de la caisse des écoles paraît
adaptée aussi bien au monde rural qu'au monde urbain. La caisse des
écoles "Les caisses
sont des établissements publics communaux. Les comités
des caisses des écoles comprennent le maire, président,
les IEN des circonscriptions ou leurs représentants, un membre
désigné par le préfet, deux conseillers municipaux
désignés par le conseil municipal, trois membres élus
par les sociétaires (parents d'élèves). Le comité
vote le budget préparé par le président. Il se
réunit au moins trois fois par an." Compétence
de la caisse des écoles. Le conseil d'administration
de la caisse des écoles serait également compétent
en matière de carte scolaire : La solution qui
sera sans doute retenue : la création d'un réseau d'écoles
dans le cadre d'un Etablissement Public de Coopération Intercommunale. L'EPCI prend en
charge la compétence scolaire (tout ce qui concerne l'école
dans la communauté de commune) ce qui interdirait par la-même
aux communes concernées d'intervenir sous quelques formes que
ce soit dans ce domaine. Le coordonnateur de réseau La désignation
du directeur, coordonnateur de réseau se ferait sur profil, après
avis de la CAPD, pour une durée limitée (3 ans renouvelables
1 fois), les autres écoles du réseau seront placées
sous la responsabilité d'un directeur dégagé d'un
certain nombre de tâches réalisées au niveau de
la tête de réseau. Un réseau, un contrat Il est prévu
à partir du projet pédagogique de contractualiser les
moyens spécifiques attribués pour une période définie
(3 ans par exemple). Les différentes
formes d'EPCI Les syndicats de
communes ne sont pas supprimés. Au 1er janvier 2002, 2 175 groupements
dont 120 communautés d'agglomération. L'ANALYSE DE SUD EDUCATION GRENOBLE Vous êtes
pour une "meilleure qualité de l'enseignement", de
"meilleurs résultats" pour vos élèves,
pour "une rupture de l'isolement humain et géographique",
bref n'ayons pas peur des mots (comme le ministre) pour un "enseignement
moderne" offrant forcément des lendemains qui chantent
.
dans nos cours de récré, alors vous serez heureux d'apprendre
la naissance des réseaux d'écoles pour la rentrée
2004 ! Il fautd'abord faire des économies : La mise en réseau
entraînera de fait des économies d'échelle. Le calcul
des moyennes des élèves se faisant par réseaux
et non plus par écoles, l'Etat va pouvoir économiser des
milliers de classes et donc de postes. Puis il faut décentraliser
pour casser l'unité du service public d'éducation : L'Etat se déchargeant
auprès des autorités publiques locales de sa mission d'éducation,
celles-ci vont devoir se débrouiller et faute de financement
(les électeurs n'étant pas imposables à merci)
elles noueront des partenariats avec des entreprises privées
comme cela se fait déjà aux E.U. Il en sera fini de l'indépendance
de l'école vis à vis des entreprises, des politiques,
voire des Eglises. La France aura enfin comblé son "retard
" sur les "pays civilisés" (E.U, Nouvelle Zélande,
Angleterre ) Demain, à
quelle sauce serons nous mangés lors du mouvement : postulerons-nous
pour un réseau ou une école ? En fonction d'un projet
de réseau ? Pour une durée d'un an ou de trois ans (temps
du projet de réseau) ? Serons-nous toujours titulaires d'un poste
ou susceptibles d'être déplacés suivant les besoins
du réseau ou le bon vouloir du conseil D'EPCI et/ou de la Caisse
des écoles ? S'achemine-t-on vers des postes à profil,
des entretiens d'embauche et des personnels qui doivent adhérer
à un projet comme cela existe déjà dans certains
pays ? En même temps,
tenir en laisse le personnel paraît indispensable : Les conseils D'EPCI
et/ou des Caisses des écoles géreront la carte scolaire,
la répartition des postes et des crédits municipaux et
d'Etat. C'est la porte ouverte au clientélisme et à toutes
les luttes d'influence entre les différentes écoles. La détérioration
du service publique sera alors en marche, les autorités locales
pourront alors commander des audits pour constater celle-ci et justifier
l'appel au secteur privé par soucis d'économie, d'efficacité
car enfin, elles sont responsables de l'argent des électeurs
! Sud éducation
appelle tous les personnels non-syndiqués et syndiqués
à tout mettre en uvre pour s'opposer à ce projet. |