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Profession de foi de l'Udas à la CAPN :
                 

ÉLECTION DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE PARITAIRE NATIONALE
COMMUNE AUX CORPS DES INSTITUTEURS ET DES PROFESSEURS DES ECOLES
Scrutin du 3 décembre 2002
Le texte auquel vous avez échappé…
En raison de l'invalidation de la liste Udas !

Pour une Alternative syndicale :

Dans la tourmente d'une société libérale désormais seule en course,
les appétits d'argent et de pouvoir deviennent toujours plus sauvages.

Ils n'ont plus cure ni des licenciements à fin d'augmentations de profits, ni de la liquidation des acquis sociaux et syndicaux sous prétexte de réduction du temps de travail, ni même d'une précarisation sans cesse grandissante au nom d'une flexibilité devenue reine. Ni non plus des guerres impitoyables au nom d'une terre mondialement dominée, universellement policée ! En 1990, nous avons choisi de bâtir l'Alternative Syndicale pour nous opposer farouchement à l'abandon du terrain des luttes au profit d'un réformisme syndical feutré fait de négociations et de compromissions dans les bureaux des ministères.
Aujourd'hui, dans un climat et un environnement toujours plus difficiles, nous continuons de le faire; Et nous vous appelons à nous rejoindre pour participer à cette résistance de chaque instant.
En Isère, à la Réunion, dans le Rhône, la Drôme, et ailleurs, modestement mais déterminés, nous poursuivons cette construction lente d'un syndicalisme authentiquement démocratique.
Par l'Alternative Syndicale, nous défendons la place de l'adhérent comme essentielle et contre toute tentative récurrente de bureaucratie syndicale. Nous lions les analyses des tendances et des faits de notre société à nos pratiques quotidiennes personnelles et professionnelles.

L'école, un triste bilan…

  • Le renforcement d'une orientation privilégiant l'autoritarisme et la hiérarchie plutôt que le développement d'une réflexion collective, d'une capacité à la responsabilité individuelle et partagée, des conditions au développement du travail en équipe et de ses formes coopératives.
    La dégradation des conditions et des contenus de la formation initiale et continue.
  • L'incapacité à porter une analyse politique critique sur l'évolution de l'enfance dans notre société et sur les réalités sociales.
  • Une profession éclatée en plusieurs corps à plusieurs vitesses, une revalorisation où l'on perd plus qu'on ne gagne.
  • Le développement des statuts précaires sans avenir : les CES, les Emplois-Jeunes, les auxiliaires d'enseignement.
  • Un service public aux contours toujours plus flous.
  • "La "secondarisation" de l'école élémentaire : postes fléchés en anglais, vision très disciplinaire des contenus d'enseignement au détriment de la globalité des apprentissages, spécialisation des enseignants, tentatives de l'administration d'aller vers de grosses écoles et l'apparition de chefs d'établissement.
  • La bureaucratisation de l'acte pédagogique : incitation à l'écriture systématique dans des registres et dans des domaines calibrés si l'on veut mettre en place les actions des projets d'école, directeur de plus en plus directeur.
  • Le double discours : grands principes généreux des grands textes d'orientation souvent démentis ou pervertis par le manque de moyens financiers et techniques, par les procédures labyrinthiques ou un partage de compétences indéfini, comme pour l'AIS. L'inquiétude généralisée : gestion des sorties (risque zéro), pressions de la hiérarchie, d'élus, de parents ou de collègues.
  • Faites le PAS, complétez cette liste..
L'Alternative Syndicale...
  • C'est la volonté de privilégier un fonctionnement en Assemblées Générales Souveraines et en collectifs de gestions ouverts à tous et mandatés par les AG, plutôt que de se doter d'un bureau de dirigeants.
    C'est la force d'une réflexion et d'une action collectives, plutôt que de l'attente du prêt à penser.
  • C'est un syndicalisme d'abord ancré dans les luttes, plutôt que spécifiquement attaché aux négociations.
  • C'est une façon de penser les revendications en brisant les limites des murs de l'école ou les contours d'une catégorie et en s'inscrivant délibérément dans la volonté d'une pratique interprofessionnelle et de solidarités, plutôt que de sombrer dans les travers du corporatisme et du clientélisme,
  • Nous refusons le libéralisme mondial, générateur d'exclusions et de violences comme horizon des rapports humains. Nous sommes modestement aux côtés des forces qui, en France et dans le monde, proposent des alternatives à l'idéologie du "tout est à vendre" et "tout le commerce doit être libre sauf ce qui dessert nos intérêts". Nous agissons ici contre les injustices sociales, nous soutenons les peuples opprimés, les femmes et les enfants exploités, nous exigeons des rapports Nord-Sud plus justes et nous n'oublions pas que nous ne disposons pas de planète de rechange.
  • Nous inscrivons ces convictions dans nos pratiques quotidiennes, personnelles et professionnelles.
L'intégrité du service public. . .

Arrêt du recrutement des précaires, intégration immédiate des précaires dans les statuts correspondants à l'exercice de leurs fonctions, passerelle ou transformation des statuts marginalisés (CES, Emplois Jeunes...) vers de nouveaux métiers effectifs...

Défense de l'école publique contre les attaques du privé, contre la ségrégation sociale, religieuse, ethnique...

Défense des cultures et application de la loi Deixonne (1951) sur l'enseignement des créoles réunionnais, guyanais, antillais sur la base du volontariat des enseignants, des élèves, des parents, comme pour les " langues minoritaires de France ", occitan, basque, breton, corse...

Augmentation significative du budget, création massive de postes, maintien du pouvoir d'achat pour les salariés de la fonction publique y compris en Réunion, Guyane, Martinique, Guadeloupe...

Autre école, autre société...

L'école n'est que le reflet de la société et de sa structure pyramidale: plus de places en bas qu'en haut !
Enfants en difficultés, enfants en souffrance, quartiers sensibles, ZEP/REP, zones rurales, l'école subit les choix de sa société.
Et cela ne passe pas !

L'école, lieu de respect, de diversité, de tolérance, d'égalité... si la pédagogie n'apporte jamais le remède, elle peut contribuer à la prise de conscience collective et à l'émergence de nouveaux comportements.

Et si nous voulons adapter la pédagogie, nous devons aussi revendiquer l'adaptation :
. des effectifs (25 maximum comme étape),
. des moyens (subvention, matériel, locaux...),
. des conditions du travail en équipe (temps, échanges, aides spécialisées, travail en complémentarité...),
. des rythmes (réflexion d'ampleur nationale),
. des contenus (allègements conséquents, effectivement concertés des programmes et des compétences).

Compétences reconnues sur un pied d'égalité...

A commission paritaire unique, corps unique pour l'école, sans indemnités spécifiques ni de spécialités: tous PE sans discriminations financières et intégration identique. Tous, passionnément !
Augmentation salariale pour tous uniforme et en points d'indices.

Formation digne de ce nom…

Formation initiale de 2 ans avec prise progressive de responsabilités face aux élèves, et ouverture au fonctionnement en équipe.

Formation continue sur le temps scolaire et ouverte à l'autonomie de formation par échanges et décharges de services entre enseignants.

Effectifs de remplaçants conséquents pour satisfaire sans problème ce besoin de formation.

Réseaux d'auto formation et d'échanges avec participation des mouvements pédagogiques, au même titre que les universités et les IUFM.

Mais qu'est-ce qui se passe encore ?..
Centre éducatif fermé
Les vertus des centres éducatifs fermés, pourtant contestées par l'Histoire, et le choix d'une société policière prendraient-ils le pas sur le travail de terrain quotidien que l'école, les centres sociaux, les éducateurs de rue, la Culture et les associations, mettent en œuvre pas à pas sans tapage médiatique?
Perben
Depuis la loi Perben de 1996 (déjà lui), notre évidente représentativité en Isère et notre solide implantation dans quelques autres départements ne suffisent plus à valider notre présence aux élections nationales ... qui seules donnent accès, ce qui est contestable, à des décharges syndicales.
Ainsi notre travail pour assurer la défense des personnels et les orientations de l'Education en CAPD ou en conseil de formation reposent entièrement sur l'après 16h30 et sur le fonctionnement démocratique de notre syndicat. Cependant notre conception des décharges syndicales, dont nous bénéficiions avant Perben, a toujours été de ne pas nous couper de la vie d'une classe, en faisant "tourner" les "déchargés" et en ne les "déchargeant" que de quart ou de mi-temps.
Droite - PS
Demain, que négocier avec un gouvernement qui fait le choix de la sécurité sur celui de l'éducation, le choix de la capitalisation sur celui de la répartition, le choix de la promotion individuelle sur celui du travail d'équipe et de la
coopération, le choix de la protection des nantis sur celui de la redistribution équitable des richesses. Les rapports de
force qu'ont établis nos prédécesseurs pour obtenir des avancées notables au siècle dernier s'estompent sous les ors des salons de la République libérale, consensuelle et insipide que l'on nous prépare.
Faut dire que ce n'est pas une révolution : ça se prépare depuis longtemps ! Et ce n'est sans doute pas fini !
Ce n'est pas non plus en chassant le mammouth ni en
organisant des parades formidâââblement médiatisées que l'on améliorera les conditions de travail dans les classes.

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