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Dossier
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Décentralisation
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La casse ou la décharge... | ||||
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Allemagne:
Tout commence par le primaire. (arg 8.7)
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Les études de l'OCDE l'attestent, investir dans l'éducation est hautement rentable. Or l'Allemagne délaisse la formation des plus jeunes. L'éducation, cela paye ! La preuve en est apportée par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans son dernier rapport sur l'éducation [Regards sur l'éducation, 2002 ]. Selon l'OCDE, ceux qui étudient peuvent, à long terme, s'attendre à toucher des dividendes élevés pour les frais qui ont été nécessaires à leur formation. Sont ici considérés comme investissements les coûts de cette formation, plus les revenus qu'auraient touché les étudiants s'ils n'avaient pas fait d'études. Côté dividendes, on retrouve la différence de revenu entre les diplômés de l'enseignement supérieur et le reste de la population. Résultat : en Allemagne, le rendement de la formation est de l'ordre de 8 à 9 %. Mais la moyenne des pays de l'OCDE atteint carrément 12%.
De plus, en Allemagne,
82 % des dépenses pour le primaire sont consacrées aux
instituteurs (qui touchent des traitements plus élevés
que leurs confrères de l'OCDE). Conclusion : il ne reste plus
grand-chose pour le matériel pédagogique et l'équipement
des écoles. Cette carence contraste fortement avec l'attention
consacrée aux classes supérieures. L'Allemagne dépense
chaque année quelque 10 107 dollars pour chacun de ses élèves
en deuxième année de lycée (moyenne OCDE: 5 919
dollars). Seule la Suisse dépense plus pour ses lycéens.
Il est urgent de
réaffecter au profit des plus jeunes une partie des fonds publics
actuellement consacrés aux aînés. Cependant, l'argent seul ne suffira pas à remédier à la misère scolaire allemande. C'est un autre des enseignements que l'on peut tirer des statistiques de l'OCDE. Après tout, le salaire des instituteurs finlandais est inférieur d'un tiers à celui de leurs confrères allemands. Et pourtant, cette profession, bien considérée dans la population, arrive première des métiers que les jeunes Finlandais souhaiteraient exercer. Reinhard Kahl, Die Zeit (extraits), Hambourg
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