| Deux
dépêches AFP :
CPE: "épreuve
de force" si Chirac promulgue la loi (Hollande)
Jacques Chirac s'expose à une "épreuve de force"
s'il promulgue la loi
instaurant le CPE, a déclaré jeudi à l'AFP
le dirigeant du Parti socialiste
François Hollande, à l'annonce du feu vert donné
au texte par le Conseil
constitutionnel.
jeudi 30 mars 2006 - 19:34
Le Conseil Constitutionnel valide le CPE sans réserves
Le Conseil constitutionnel a validé jeudi le contrat première
embauche
(CPE), sans assortir sa décision de réserves d'interprétation,
a-t-on appris
auprès du Conseil.
jeudi 30 mars 2006 - 19:32
Politiques
Vers un passage en force
Le Conseil
constitutionnel devrait valider en fin de soirée la loi
sur
l'égalité des chances, qui serait promulguée
dès vendredi par Jacques Chirac
€ Le chef de l'Etat devrait s'exprimer vraisemblablement
vendredi soir pour
promettre d'inviter les syndicats à un «Grenelle
social» €
par RENAUD
DÉLY
LIBERATION.FR : jeudi 30 mars 2006 - 18:21
Article premier du code de conduite chiraco-villepiniste: quand
le mur
approche, accélérez, le choc ne sera peut-être
pas moins violent, mais au
moins surviendra-t-il plus vite... Les neuf sages du Conseil
constitutionnel, qui se sont enfermés ce jeudi matin rue
Montpensier pour
délibérer, devaient valider dans la soirée
le contrat première embauche
(CPE). Tout juste cet avis devrait-il être assorti de quelques
réserves
quant à son application. Et dès demain vendredi,
selon plusieurs sources
concordantes proches de l'Elysée, Jacques Chirac devrait
en profiter pour
s'adresser (enfin) solennellement aux Français et leur
annoncer la
promulgation de ce CPE tant décrié ! Selon l'AFP,
Dominique de Villepin, et
même le président de l'Assemblée nationale,
Jean-Louis Debré, auraient mis
dans la balance leurs démissions respectives si Chirac
sollicitait une
deuxième délibération du texte au Parlement.
Histoire d'habiller ce passage en force, le chef de l'Etat assortirait
toutefois cette déclaration de la promesse d'inviter immédiatement
les
syndicats à un «Grenelle social», ambitieuse
référence qui renvoie à la
grande négociation entre le gouvernement Pompidou et les
partenaires sociaux
qui avait clos la crise de mai 68. Si cette réunion accouchait
d'un nouveau
dispositif, celui-ci pourrait se substituer au CPE. En clair,
Chirac entend
promulguer vendredi une loi qu'il est prêt à déclarer
caduque la semaine
prochaine. Un petit souci toutefois: si à l'époque,
les syndicats avaient
appelé à la reprise du travail, c'est qu'ils avaient
énormément obtenu,
notamment en matière d'augmentations de salaires, lors
d'une grand-messe
préparée, notamment, par un certain... Chirac Jacques,
alors conseiller à
Matignon.
En outre,
l'ensemble des syndicats ont déjà appellé
à une nouvelle journée
de mobilisation nationale pour mardi prochain, 4 avril, un rendez-vous
pour
lequel les préavis de grève se multiplient dans
l'Education nationale,
l'ensemble des transports publics, mais aussi dans de nombreuses
entreprises
du privé. En clair, le tandem Chirac-Villepin devrait persister
dans cette
stratégie de bras de fer, front contre front, avec les
anti-CPE. Le Premier
ministre a pris soin d'exposer en fin de matinée cette
détermination à en
découdre à son ministre de l'Intérieur, Nicolas
Sarkozy, qu'il a reçu à
Matignon. Rien n'a filtré de ce tête-à-tête
sous haute tension alors que le
président de l'UMP avait prôné lui, mardi,
lors de la réunion du groupe UMP
à l'Assemblée, la suspension du CPE.
Politiques
Le CPE réunit toute la gauche
Onze mouvements
et partis doivent se retrouver vendredi € Unique objet du
rendez-vous: le contrat première embauche €
par G.T
(avec agences)
LIBERATION.FR : jeudi 30 mars 2006 - 13:21
Branle-bas
de combat dans les états-majors politiques dès avant
l'avis du
Conseil constitutionnel. Les dirigeants de tous les partis et
mouvements de
gauche ont décidé de se réunir vendredi matin
à l'Assemblée nationale avant
de publier une déclaration commune sur le Contrat première
embauche. Onze
organisations, soit les dix ayant participé au sommet unitaire
du 8 février
à la Mutualité, plus la Ligue communiste révolutionnaire
(LCR),
participeront à cette rencontre (1) où seul le CPE
sera au menu.
Ségolène Royal (PS) espère pour sa part que
Chirac aura la «sagesse» de ne
pas promulguer la loi. Interrogée jeudi matin sur France
Inter, la
présidente de la région Poitou-Charente a estimé
que la sortie de crise
était «assez simple». Pour ce faire, le gouvernement
doit faire preuve «d'un
minimum de modestie», admettre qu'il y a une impasse et
que la méthode
employée «est totalement décalée avec
la réalité de la France
d'aujourd'hui».
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, par ailleurs
président de l'UMP
avait pour sa part rendez-vous à 11h30 avec le Premier
ministre, pour «faire
un point sur la situation sociale».
De son côté,
le président de l'UDF François Bayrou a estimé
jeudi sur LCI
que «les gestes du gouvernement vont davantage vers l'escalade,
vers le bras
de fer que vers un apaisement» de la crise . Selon Bayrou,
opposé au CPE tel
qu'il se présente, «la solution républicaine,
constitutionnelle, c'est que
le président de la République fasse usage de l'article
10 de la
Constitution» et demande une nouvelle lecture du texte au
Parlement. Pour
l'heure, «le climat est terriblement malsain», a-t-il
conclu en évoquant
l'accumulation de «gros nuages noirs» sur la société
française.
A croire que Bayrou avait précédemment épluché
l'enquête mensuelle de
conjoncture publiée dans la matinée de jeudi par
l'Insee. Selon l'institut
d'Etat, le moral des ménages français a rechuté
en mars sous l'effet de la
crise du CPE qui «a ravivé leurs inquiétudes
sur la situation de l'emploi».
«Contrairement aux mois précédents, quasiment
tous les soldes d'opinion
composant l'indicateur résumé se détériorent»,
relève l'Insee.
(1) PS, PCF,
Verts, PRG, MRC, LCR, Alternative citoyenne, Gauche
républicaine, MARS, les Alternatifs, Régions et
peuples solidaires.
Politiques
La lutte anti-CPE se poursuit
LIBERATION.FR : jeudi 30 mars 2006 - 19:01
Les étudiants
et lycéens ont poursuivi hier les actions de protestation
contre le Contrat première embauche (CPE).
A Paris, plus d'un millier d'étudiants en lutte contre
le CPE sont descendus
sur les voies de la gare vers seize heures après avoir
débordé les barrages
de gendarmes mobiles qui bloquaient les entrées de la gare.
Dans la matinée,
les forces de l'ordre étaient intervenues pour débloquer
l'accès au Lycée
Fénélon, dans le 5e arrondissement.
A Valenciennes, quatre jeunes filles ont été blessées
dans la matinée par
des projections d'acide chlorhydrique. Sur le visage et les mains,
les
brûlures ne présenteraient aucun caractère
de gravité. Le produit était
contenu dans des bouteilles qui auraient été lancées
par des lycéens. Un
jeune de 15 ans a par ailleurs été interpellé
en possession d'une bouteille
d'essence.
A Metz, 400 lycéens ont bloqué la gare pendant deux
heures dans la matinée,
retardant une cinquantaine de trains. Ils sont repartis sans que
la police
n'intervienne.
A Rennes, entre 2500 et 5000 lycéens, selon les sources,
ont manifesté sous
la pluie, bloquant notamment la rocade ouest. La manifestation
s'est ensuite
dispersées peu après quinze heures, sans heurts.
A Lille, plusieurs centaines de lycéens et étudiants
ont manifesté sans
parcours établi. Les forces de l'ordre sont intervenues
avec des gaz
lacrymogènes sur les voies ferrées.
A Marseille, plus d'une dizaine de lycéens ont été
interpellées en début
d'après-midi, à l'issue d'un rassemblement qui s'est
déroulé dans le calme.
Une intervention d'autant plus mal acceptée que la manifestation
s'est
déroulée dans le calme. Selon une lycéenne,
la police a notamment interpellé
deux leaders du mouvement anti-CPE. «On en a chopé
un ou deux qui nous
emmerdent depuis la semaine dernière», aurait lancé
un CRS à un de ses
collègues.
A Strasbourg, le président du syndicat lycéen UNL,
Karl Stoeckel, interpellé
jeudi avec une cinquantaine de ses camarades près du périphérique
parisien
après une manifestation, a quitté le commissariat
du XVIIIe arrondissement.
«Ils m'ont laissé sortir parce que je suis majeur,
les autres attendent que
leurs parents viennent les chercher», a déclaré
le responsable lycéen, un
des leaders de la contestation anti-CPE, assurant que «tous
devraient
sortir».
Dans l'Essonne, entre 300 et 400 lycéens et collégiens
ont bloqué
l'autoroute Francilienne pendant environ deux heures.
Des embouteillages provoqués par les manifestants ont également
été relevées
à Aix-en-Provence, Martigues, sur l'A21 (près de
Douai), près de Calais,
Boulogne-sur-Mer et Dunkerque ainsi qu'autour de Nantes, Angers
et sur le
boulevard périphérique à Paris.
Les étudiants et lycéens anti-CPE ont bloqué
des routes et des gares
LEMONDE.FR | 30.03.06 | 16h48 € Mis à jour le 30.03.06
| 20h15
Plus d'un
millier de manifestants, des étudiants protestant contre
le CPE,
ont envahi, jeudi 30 mars après-midi, les voies de la gare
de Lyon, à Paris,
interrompant pendant deux heures le trafic ferroviaire, ont indiqué
des
responsables des chemins de fer français. Les manifestants
ont réussi à
déborder les barrages de police qui bloquaient les entrées
de la gare et ont
envahi sans incident les voies des grandes lignes, qui desservent
Lyon et
Marseille.
Des actions similaires avaient été menées
plus tôt dans d'autres gares
françaises, notamment à Lyon, Lorient, Saint-Etienne
et Metz, selon la SNCF..
A Lille, entre 700 et un millier de manifestants ont envahi les
voies
ferrées, avant d'être repoussés par les forces
de l'ordre, qui ont fait
usage de gaz lacrymogènes.
Les actions des étudiants et des lycéens anti-CPE
ont aussi porté sur le
réseau routier, dont plusieurs axes ont été
bloqués, provoquant des dizaines
de kilomètres d'embouteillages autour de plusieurs grandes
villes. Le
président de l'Union nationale lycéenne, Karl Stoeckel,
a été interpellé
lors de l'évacuation de manifestants qui tenaient un barrage
sur le
périphérique parisien, a annoncé l'organisation
lycéenne.
Le Centre national d'information routière (CNIR) a fait
état d'opérations
"escargot" autour de plusieurs grandes villes. Des actions
ont eu lieu dans
l'Ouest, à Nantes, autour de Rennes, près d'Angers,
et dans le nord de la
France, où le CNIR a fait état de difficultés
d'accès au centre de
Dunkerque. Des perturbations ont été constatées
sur l'A25 (Dunkerque-Lille),
la N225 et l'A16 (Calais-Boulogne). Les forces de l'ordre ont
évacué sans
incident les manifestants qui ont poursuivi leur action ailleurs.
A Lille, des groupes de manifestants très mobiles se sont
déplacés toute la
matinée et ont bloqué de nombreux carrefours. A
Boulogne-sur-Mer et Lens,
des centaines d'étudiants et de lycéens ont également
mené des opérations de
blocage. Sur l'A21 (Douai-Lens), à la hauteur de la rocade
minière, une
centaine de manifestants ont interrompu la circulation.
Dans les Bouches-du-Rhône, des étudiants ont bloqué
des autoroutes et des
voies ferrées autour de Marseille. Environ 200 d'entre
eux ont envahi la
gare Saint-Charles et occupé les voies ferrées pendant
deux heures, avant
d'être évacués sans incident par les forces
de l'ordre. A Aix-en-Provence,
des dizaines de kilomètres d'embouteillages ont été
comptabilisés. Des
étudiants ont bloqué trois des principales entrées
autoroutières de la ville
pendant près de deux heures avant d'être, eux aussi,
évacués par les CRS. A
Martigues, des manifestations ont ralenti la circulation dans
la zone
industrielle de Lavéra, et à Avignon des étudiants,
des lycéens et des
chômeurs ont filtré la circulation sur le pont Daladier
et distribué des
tracts.
UNE JOURNÉE D'ACTION "SURPRISE"
Des élèves du lycée Majorelle de Toul (Meurthe-et-Moselle)
bloquaient
également ce jeudi l'accès de leur établissement,
devant lequel ils campent
nuit et jour depuis lundi pour protester contre le contrat première
embauche. "Les élèvent se relaient vingt-quatre
heures sur vingt-quatre
depuis lundi par groupes d'environ une cinquantaine devant l'entrée
principale du lycée", a raconté le directeur
de cabinet du maire (PS) de
Toul. "De 400 à 500 élèves participent
aux assemblées générales qui se
déroulent devant le lycée, le proviseur n'ayant
pas autorisé leur tenue à
l'intérieur. Une majorité d'élèves
s'est prononcée pour la poursuite du
blocage jeudi à la mi-journée", a-t-il précisé.
Dans l'Essonne, trois cents à quatre cents lycéens
et collégiens ont bloqué
pendant près de deux heures la Francilienne près
de
Sainte-Geneviève-des-Bois à la mi-journée.
Ils se sont dispersés après avoir
provoqué des perturbations. Bloqué vers midi, l'axe
routier a été rouvert
peu avant 14 heures à la circulation après la dispersion
dans le calme des
jeunes manifestants. Ce sit-in, qui s'inscrivait dans le cadre
d'une journée
d'actions "surprise" des opposants au CPE, a provoqué
dans les deux sens
plusieurs kilomètres d'embouteillage, avec notamment de
nombreux camions qui
s'étaient retrouvés bloqués.
Avec AFP
Société
Lycées bloqués : la négo plutôt que
l'assaut
Après
la demande du ministre de l'Education Gilles de Robien de débloquer
les lycées, seule la direction de Fénelon a fait
intervenir les troupes
jeudi. Dans la plupart des autres lycées, la négociation
s'est imposée.
par Ludovic
Blecher
LIBERATION.FR : jeudi 30 mars 2006 - 16:05
A Paris, où
36 lycées sur 110 étaient perturbés jeudi
matin par les
anti-CPE, un seul chef d'établissement a fait donner la
troupe. La scène
s'est passée à Fénelon, dans le Vème
arrondissement, et la dispersion des
élèves bloqueurs par les policiers s'est faite sans
heurts ni difficulté.
Partout ailleurs dans la capitale, la «consigne orale»
donnée mercredi par
le ministre de l'Education d'organiser la «réouverture»
des lycées bloqués a
été mollement appliquée: «Nous avions
demandé aux chefs d'établissement qui
avaient préféré fermer les lycées
par crainte de heurts, de rouvrir et de
négocier avec les bloqueurs, en application des consignes
du ministre»,
précise Nicolas Boudot, directeur de cabinet adjoint du
recteur de Paris.
Certaines de ces négociations se sont, selon lui, traduites
«par des
barrages filtrants, où on laisse entrer les collégiens,
les élèves qui
préparent le bac, les classes préparatoires...,
(d'autres) ont échoué».
La proviseur du lycée Ravel, dans le 12ème arrondissement,
a opté pour la
négo. «Nous n'appelons pas la police et nous ne l'appellerons
pas, promet
elle alors que seuls les proviseurs peuvent réclamer l'intervention
des
forces de l'ordre. Nous sommes dans une attitude de dialogue avec
les
élèves». Résultat: un joyeux bordel
où les élèves semblent devenus les
véritables maîtres des lieux. «La proviseur
est complètement dépassée, lâche
Anna, 18 ans, en terminal. Quand c'est tout le lycée qui
se révolte, elle ne
peut plus rien faire. D'autant que les 3/4 des profs nous soutiennent.
Hier,
elle a voulu négocier et elle s'est fait bousculer par
des élèves». Ce
matin, comme tous les jours depuis plus de semaines, il fallait
montrer son
carnet aux surveillants pour entrer dans l'établissement
participer à l'AG
qui devait décider de la suite à donner au mouvement.
Tout en restant
opposé à une intervention policière qui ne
pourrait que
«foutre la merde», devant les grilles, Diara, 18 ans,
ne masque pas son
inquiétude à quelques mois du bac. «Ca devient
n'importe quoi», dit-elle,
«même les collégiens en profitent pour s'éclater
alors qu'ils ne connaissent
rien au CPE. Moi je soutiens le blocage mais de façon organisé
et uniquement
les jours de grèves. La situation est tellement bloquée
que des profs
parlent de nous faire cours au café».
A Voltaire,
dans le XIème, le proviseur a passé un deal avec
les élèves dès
les premiers blocages, voici deux semaines. «Il nous a juste
demandé de
laisser passer les collégiens, explique Zoé, 17
ans. Et on ne bloque que les
jours de manifs». Sans gros bras à l'entrée
et avec quelques poubelles
jetées en travers de la porte principale de l'établissement.
C'est donc à
l'arrière que s'effectue le filtrage dans un ambiance bon
enfant et sans
crainte de voir la police débarquer. Et si les forces de
l'ordre venaient
quand même, le comité d'accueil a d'ores et déjà
prévu «un sit-in pacifique
pour montrer qu'on ne fait de mal à personne».
En mai
68, les accords de Grenelle
LEMONDE.FR | 30.03.06 | 20h00 € Mis à jour le 30.03.06
| 20h07
Mai 1968. Les étudiants de France battent le pavé
et les salariés
déclenchent la grève générale. A l'initiative
de Georges Pompidou, alors
premier ministre du général de Gaulle, les négociations
débutent le 25 mai
au ministère des affaires sociales, rue de Grenelle, à
Paris. Dans ce
turbulent contexte social, qualifié de "chienlit",
par de Gaulle, les
représentants du gouvernement, des syndicats (CGT, CFDT,
FO, CFTC, FEN) et
des organisations patronales signent les accords de Grenelle le
27 mai 1968..
Parmi les négociateurs figurait Jacques Chirac, alors jeune
secrétaire
d'Etat aux affaires sociales.
Les discussions
entre les partenaires sociaux aboutissent à une augmentation
de 35 % du smic. Le salaire minimum interprofessionnel de croissance
est
fixé à 600 francs par mois. Les autres salaires
augmentent de 7 %. Par
ailleurs, les accords de Grenelle amorcent la réduction
du temps de travail..
Les travailleurs de France découvrent la semaine de 40
heures.
Au nombre
des avancées sociales, on notera le libre exercice du droit
syndical dans les entreprises, l'aménagement des allocations
familiales et
la réforme des allocations de salaire unique, l'augmentation
de la
prestation minimum versée aux personnes âgées
et la récupération des
journées de grève. En matière de Sécurité
sociale, le ticket modérateur est
ramené de 30 à 25 %.
Mais les salariés grévistes rejettent le fruit de
ces négociations. La grève
continue. Trois jours après la signature des accords de
Grenelle, le 30 mai,
le général de Gaulle, de retour à Paris,
dissout l'Assemblée nationale. Aux
élections législatives du 30 juin, les gaullistes
de l'UDR triomphent avec
293 sièges sur 378.
Avec AFP
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