Il vise à
libéraliser les services au niveau mondial. Il inclut des services
aussi essentiels que léducation, la santé, leau
ou lénergie.
Les pays du Sud subissent des pressions pour ouvrir davantage ces secteurs
au marché mondial pour le plus grand bénéfice des
multinationales du Nord.
Les libéralisations menées ces dernières années
sous légide des institutions financières internationales
ont eu des conséquences désastreuses pour les populations
(augmentation des tarifs, couverture géographique et qualité
du service inégales, etc.).
Une évaluation indépendante et pluraliste de limpact
de la libéralisation des services est indispensable avant tout
nouvel engagement.
Cette demande, soutenue par des pays du Sud et des organisations internationales,
nest pas entendue. Bien plus, les clauses de laccord sont
tellement contraignantes quelles entraveront la marge de manuvre
des gouvernements dans la mise en uvre des politiques nationales.
Malgré la portée de lAGCS, les négociations
sont conduites dans une opacité qui empêche tout contrôle
démocratique. Des échéances importantes vont jalonner
lannée 2003, de mars jusquà la Conférence
ministérielle de Cancun (Mexique) en septembre.
Il est donc urgent
de réagir afin que des négociations transparentes impliquant
les citoyens et les parlementaires soient garanties, quun moratoire
sur laccord soit déclaré tant quune évaluation
naura pas été effectuée et, enfin, que les
services répondant à des besoins fondamentaux soient exclus
de lAGCS. ... "