La Poste
a pris la responsabilité de rompre les négociations
hier matin
(11 mars) en prenant comme excuse la présence devant les
bureaux de piquets
de grève, piquets de grève qui ont semblé
les offusquer.
Il est vrai
qu'ils sont beaucoup plus à l'aise pour monter des centres
de
tri parallèles aux conditions de travail d'un autre temps
(en trois huit
avec deux fois dix minutes de pause, sous l'oil de caméras
de surveillance)
avec des cadres qui ne doivent pas venir pour des nèfles.
Mais tout
cela ne leur a pas coupé l'appétit ! Vers midi et
demi le
traiteur Marou est venu livrer la DOTC. Ni empêché
de partir en week-end car
« la présence sur le terrain 6 jours sur 7 »
c'est pour nous.
Pas de négociations,
pas de camions, ni de centres supplétifs !
Il faut maintenir
les piquets de grève partout où c'est possible et
le
blocage des centres supplétifs doit être à
l'ordre du jour. Nous sommes
toujours largement majoritaires à la distri (+ de 60%),
de nouveaux
grévistes ont rejoint la lutte (Martigues), des actions
en dehors des
rassemblements à la DOTC ont eu lieues (intervention de
Marseille 01 à MCCE,
action des facteurs de La Ciotat vers les usagers).
Alors on
continue, plus déterminés que jamais,
tous dans
la grève reconductible.
Rendez-vous
lundi 14 mars à 9h30
devant la
direction exécutive rue Henri Barbusse.
Après
le 10 mars le porte-parole du gouvernement avait déclaré
« que la
situation financière du pays » ne permettait pas
d'augmenter les salaires.
Le lendemain, celui de la fonction publique a trouvé un
pour cent de plus
pour augmenter nos traitements.
Comme quoi
de l'argent il y en a et pour aller le chercher il faudra une
grève nationale reconductible.