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NANTES :
Par décision d¹expulsion prise par le maire de Nantes,
des
forces de police ont pénétré au sein de la
maison des syndicats le 27 octobre
2004 au petit matin pour appréhender des familles étrangères
qui avaient
trouvé refuge dans ces locaux. Cette intervention ne se justifiait
aucunement :
les familles n¹étaient là que depuis quelques
jours, personne n¹était débordé
par une situation sanitaire ou humaine ingérable, aucun des
utilisateurs
de la bourse du travail ne s¹était plaint. Et cette
descente de basse
police, qui plus est à l¹initiative d¹une mairie
socialiste, bafoue l¹espace
syndical, avec toute la charge d¹une violence symbolique envers
un
symbole historique de la combativité ouvrière.
PARIS : Un
concert de soutien organisé samedi 12 février 2005
dans les
locaux confédéraux de la CNT, 33 rue des Vignoles,
est l¹objet d¹une
descente musclée de police, plus de deux cents agents, dont
une
trentaine en tenue anti-émeute, usant de matraques, de tonfas
et de gaz lacrymogènes.
Militants et simples spectateurs sont matraqués., certains
blessés ont
des membres cassés. Ils ont porté plainte auprès
de la justice contre ces
exactions policières. Un commissaire de police plaidera plus
tard
l'erreur et la disproportion de l¹intervention. Après.
Une militante est appréhendée, frappée dans
le véhicule de police,
insultée avec force injures sexistes, racistes, homophobes,
et placée en garde à vue, pour n¹être relâchée
que le dimanche après midi après 17 h
d¹interpellation et de garde à vue. Elle est de plus
convoquée le 29 mars au TGI de Paris pour rébellion
et outrages à agents, alors qu¹elle s¹est fait
matraquer
menottée au sol. Une chaîne spontanée de solidarité
téléphonique s¹est
mise en place pour demander sa libération au commissariat.
La LDH, Act Up, la CGT et Sud ont assuré la CNT de leur soutien.
Ce climat antisyndical
et policier, dans un contexte ultrasécuritaire envahissant,
ne peut laisser indifférent les militants syndicaux attachés
aux défenses de libertés. Toute banalisation de la
répression policière ainsi n¹est pas sans rappeler
les pires heures de notre histoire.
Lorsque l'Etat s'attaque aux libertés syndicales, le pire
est à craindre.
Les libertés d'organisation et d'expression ne se négocient
pas.
La CNT demandant
instamment aux pouvoirs publics que des sanctions soient
prises contre les responsables de ces violences et l'abandon des
poursuites
contre notre camarade.
On peut adresser
un message de solidarité à la CNT, 33 rue des
Vignoles ,
75020 Paris, tél 01 43 72 09 54 ( fax : 01 43 72 95 34)
E mail : cnt@cnt-f.org
Nantes le 16
Février 2005
source :
coord educ Marseille
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