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Ci-dessous un
tract signé de la CNT et Sud educ à Marseille.
Rendez-vous
9h fac Saint Charles
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"Après le 20 janvier, où nous avons dénoncé
la casse du service public et
l'Ecole de l'inégalité des chances de Fillon
Avant le 5 février, où nous serons au côté
des salariés pour dénoncer la
remise en cause de la réduction du temps de travail et la
précarisation de
l'emploi
Maintenons la
pression !
En grève
le 3 février pour suivre l'appel national des travailleurs
sociaux
qui dénoncent la loi de prévention délinquance
CONTRE LA LOI PREVENTION DELINQUANCE !
Nous, personnels
de l'Education sommes autant concernés que les éducateurs
de prévention spécialisée, les assistants de
service social, le personnel
médical par la loi de prévention délinquance.
Elle prévoit notamment le fichage des élèves
« à profil délinquant » et la
levée du secret professionnel.
Parce que nous
ne voulons pas collaborer au renforcement de la criminalisation
des plus pauvres.
Parce que nous refusons une Ecole partenaire des forces de répression.
POUR LE RETRAIT
DE LA LOI FILLON, L'ABROGATION DES LOIS DE DECENTRALISATION
ET LA TITULARISATION DE TOUS LES PRECAIRES !
La loi Fillon
s'inscrit dans un dégraissage toujours plus massif (5000
postes de profs supprimés dès la rentrée prochaine,
800 postes d'administratifs, plus de 10000 postes en déficit
pour la vie scolaire) et
impose le glissement de l'Ecole vers la logique d'entreprise :
Instauration
d'un « minima scolaire » devant simplement permettre
aux
élèves de devenir une main d'oeuvre rentable.
Destruction
du Collège unique pour tous : orientation à la sortie
de la 5° vers des filières professionnelles de ségrégation
sans possibilité de retour à un cursus général.
Disparition
du diplôme au profit d'un « portefeuille de compétences
», ne
garantissant aucun droit au futur travailleur et participant de
la destruction du code du travail.
Baccalauréat
en contrôle continu, ce qui va conduire à renforcer
les inégalités entre lycées.
Renforcement
de l'autonomie des établissements avec attribution des crédits
en fonction des résultats, et possibilité de recruter
sur les DGH des intervenants du « monde de l'entreprise ».
- Parce que
nous refusons une Ecole qui a pour but de fournir de la main
d'ouvre au patronat et du grain à moudre aux services de
police.
- Parce que
nous avons conscience que les attaques contre l'Ecole sont des
attaques contre le service public dans son ensemble.
- Parce que
tout cela s'inscrit dans une logique de casse des droits sociaux
et du droit du travail
Construisons
dès aujourd'hui un large mouvement de grève interprofessionnel,
qui seul pourra nous faire gagner :
1er RDV le 5 Février à 15h
Pour
la poursuite de la réduction du temps du travail, contre
la
précarisation et la flexibilisation de l'emploi"
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