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Le Conseil Supérieur
de
la Fonction Publique (Instance relevant de l' Autorité directe
du Premier
Ministre), s' est prononcée mardi 25 janvier, pour l' ANNULATION
de TOUTE FORME de SANCTION, contre Roland VEUILLET. car les motifs
retenus contre lui ne sont pas établis.
La délibération
du CSFP qui intervient aujourd'hui, deux ans après les événements,
est donc une reconnaissance implicite du fait que cette mesure disciplinaire
est un acte arbitraire de répression anti-syndicale.
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Rappel des faits
: Roland VEUILLET est Conseiller Principal d' Education.
Syndicaliste enseignant, il a pris une part active à la grève
des surveillants
et des aide-éducateurs, qui se battaient contre la suppression
de leur statut et contre leur licenciement, en janvier 2003. Lors
de ce mouvement, le proviseur
du lycée Dhuoda de Nîmes, M. Dharo, et le recteur Marois
(actuellement à Bordeaux) ont organisé une véritable
cabale contre ce militant afin de briser une grève puissante
et afin d'intimider l' ensemble des personnels.
Roland a d'
abord été suspendu de ces fonctions pendant quatre
mois, puis traduit devant un Conseil de Discipline. Il lui a été
reproché « de créer desdysfonctionnements dans
son établissement » (une grève crée toujours
du
dysfonctionnement). Il lui a été aussi reproché
« d'avoir mis en danger les élèves »,
alors qu' en fait il s' est opposé au remplacement des surveillants
grévistes par des grands élèves en situation
précaire. Cependant, bien qu' aucune sanction n' ai été
adoptée par le Conseil de Discipline, le recteur a pris seul
la décision d'imposer à M. VEUILLET une mutation d'office
à Lyon, à 300 kms de chez lui. Pour parvenir, à
ce sinistre résultat, M. Marois n' a pas hésité
à produire des faux en écritures.
Acte de répression
anti-syndicale : Depuis deux ans, Roland se bat avecacharnement
pour faire annuler cette sanction inique. Il demandenotamment qu'
une Enquête Administrative soit diligentée par leMinistre
pour établir la réalité des faits et la responsabilité
directe de sahiérarchie (proviseur et recteur) dans des actes
très graves contre une action syndicale. Roland n'a pas cessé
de clamer qu' il n'a commis aucune faute et soutient avec détermination
qu'il a agit dans son bon droit. Il affirme de façon catégorique
et preuves à l' appui que cette cabale a été
montée de toutes pièces par Mrs Deharo et Marois pour
briser frontalement un mouvement social de façon très
brutale.
SOUTIEN SYNDICAL
: Toutes les organisations syndicales ont dénoncé
cette sanction comme un acte arbitraire de répression anti-syndical.
Elles sont intervenues à plusieurs reprises auprès
des autorités pour faire annuler cette mesure disciplinaire
et pour exiger la réintégration de Roland sur son
poste. Mais, malgré les nombreuses actions de protestation,
malgré les nombreuses pétitions (plus de 10 000 signatures
d'enseignants), l' Administration de l' Education Nationale a maintenu
la sanction.
Aussi, la présente
délibération du Conseil Supérieur de la Fonction
Publique, s'inscrit comme un désaveu de l' intransigeance
ministérielle.
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Le Ministre
François FILLON doit maintenant prendre acte de cette réalité
:
D'une part il
doit prononcer l'annulation de la sanction, c'est à dire
la réintégration de Roland VEUILLET au lycée
Dhuoda. D' autre part, il doit rapidement diligenter une ENQUETE
ADMINISTRATIVE, car un fonctionnaire
a passé deux ans a Lyon, pour des motifs que le CSFP n' a
pas reconnu comme valides.
A présent
le Ministre doit rendre justice. Il s' agit d'établir officiellement
qu'
il y a eu machination. Il s'agit aussi de définir la responsabilité
des auteurs de cette malversation frauduleuse.
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CONTACT : 06
19 68 30 94, veuillet.roland@laposte.net.
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