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PARIS
(AP) - Le Syndicat de la magistrature (SM, minoritaire) a maintenu
son appel à la grève pour ce mercredi, et cela malgré
de possibles sanctions, pour alerter les citoyens sur "les
dérives sécuritaires et les surenchères démagogiques
du gouvernement".
Le
directeur de cabinet du ministre de la Justice a, dans un courrier
adressé lundi au SM, rappelé qu'était interdite
"toute action concertée de nature à arrêter
ou entraver le fonctionnement des juridictions".
Par
cette journée d'action, le SM entend demander l'abandon de
la proposition de loi sur la récidive, texte ne pouvant,
s'il est adopté, qu'"accentuer le recours à l'emprisonnement",
selon Côme Jacquemin, le secrétaire général.
"Nous
souhaitons rappeler que la prison n'est pas un outil de prévention
de la récidive. C'est un choix voué à l'échec
et contre-productif", a-t-il ajouté lors d'une conférence
de presse organisée mercredi matin au tribunal de grande
instance de Paris.
Le
SM, ainsi que le Syndicat des avocats de France, s'opposent à
l'une des mesures de ce texte qui prévoit de limiter à
deux les sursis avec mise à l'épreuve pour certains
délits et instaure le port du bracelet électronique
aux personnes ayant purgé une peine pour infraction sexuelle.
Le
SM doit devait manifester à la mi-journée derrière
l'Assemblée nationale et ses représentants seront
reçus dans l'après-midi par les parlementaires André
Vallini (PS) et Hervé Morin (UDF). AP
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