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LOI
D'ORIENTATION
Comment "
garantir que 100 % des élèves aient acquis au terme
de leur formation scolaire un diplôme ou une qualification
reconnue ", et que " le nombre des bacheliers généraux
parmi les enfants de familles appartenant aux catégories
socioprofessionnelles défavorisées augmentera de 20
% "?
DERRIERE
LES MOTS
L'ABSENCE
DE MOYENS :
- non-renouvellement des départs à la retraite
- postes supplémentaires dans le premier degré très
insuffisants pour faire face à la forte hausse des effectifs
- désengagement financier de l'Etat vis à vis de l'Ecole
Publique
L'instauration
d'un socle de " connaissances et de compétences indispensables
" et d'un " contrat individuel de réussite éducative
", " des évaluations régulières des
résultats obtenus par le système éducatif.
DERRIERE
LES MOTS
LES OBJECTIFS
CACHES :
- enseignement au rabais pour les élèves en difficulté,
qu'il s'agit d'orienter le plus vite possible vers des apprentissages
professionnels
- soutien aux élèves en difficulté " décrété
" alors que l'avenir de l'AIS (Adaptation et Intégration
Scolaire) est menacé : moyens très insuffisants, missions
futures des maîtres E, G et psychologues scolaires non précisées
- multiplication des évaluations (après CE2 et 6ème,
grande section, CP, CE1, 5ème ?) au détriment de véritables
apprentissages dans la durée, en respectant les rythmes de
chacun.
" Dans
chaque école
le projet d'établissement définit
les objectifs de la communauté éducative, précise
les voies et moyens qui sont mis en uvre pour assurer la réussite
de tous les élèves et pour associer les parents à
cet objectif "
DERRIERE
LES MOTS
LA MISE EN
CONCURRENCE :
- on passe du projet authentique de l'équipe pédagogique,
ancré dans son milieu, outil pour mieux apprendre, à
la vitrine alléchante, outil de compétition entre
écoles et entre Public et Privé.
" La formation
continue des enseignants s'accomplit prioritairement en dehors des
obligations de service d'enseignement ", " dans un délai
maximum de trois ans
les IUFM (Instituts Universitaires de
Formation des Maîtres) sont intégrés à
l'une des universités auxquels ils sont rattachés
par décret
"
DERRIERE
LES MOTS
UNE FORMATION
DENATUREE
- Le budget de formation continue a déjà fortement
diminué, l'Education Nationale n'a plus la volonté
de former tous les enseignants volontaires au cours de leurs carrières,
comme si la pédagogie n'évoluait pas ! On ne peut
pas sérieusement se former en plus des charges de travail
de la classe.
- La formation initiale des professeurs des écoles glisse
de plus en plus vers la formation du secondaire : on privilégie
la didactique, la transmission des savoirs cloisonnés par
matières, au détriment de l'enfant acteur de ses apprentissages.
LOI
DE DECENTRALISATION
L'article 86
de la loi de décentralisation du 13-08-04 permet d'expérimenter
des Etablissements Publics d'Enseignement Primaire (EPEP) avec chef
d'établissement, Conseil d'Administration, autonomie de gestion.
DERRIERE
LES MOTS
DE TERRIBLES
MENACES :
- il s'agit de porter atteinte aux Ecoles Publiques communales en
créant de grosses écoles intercommunales ( en ville
en fusionnant plusieurs écoles de quartier)
- il s'agit d'économiser des dizaines de milliers de postes
d'enseignants : suppression pure et simple de toutes les petites
écoles, économies d'échelle au sein des grosses
écoles
- il s'agit à terme de porter atteinte au statut de fonctionnaire
d'Etat des enseignants (voire le sort des agents techniques des
collèges et lycées)
LOI ORGANIQUE
RELATIVE AUX LOIS DE FINANCES (LOLF), BUDGET
Il s'agit de
mieux contrôler l'argent public et d'améliorer son
rendement.
DERRIERE
LES MOTS
DIMINUER
LES DEPENSES PUBLIQUES A TOUT PRIX
- en embauchant de plus en plus de précaires
- en augmentant les effectifs des classes
- en pratiquant une politique de concurrence pour être "
performant " en coûtant le moins cher possible
- en diminuant fortement le pouvoir d'achat des fonctionnaires
SERVICES
PUBLICS
La " restructuration
" des services de proximité est bien entendu souhaitée
au nom de la rentabilité, de la performance.
DERRIERE
LES MOTS
LA GUERRE
AUX SERVICES PUBLICS !
- il s'agit de supprimer toutes les petites structures, de proximité,
jugées non rentables : écoles et bureaux de poste
des villages et des quartiers, hôpitaux, gares, services de
l'Equipement, perceptions des petites villes, en concentrant les
moyens
à des dizaines de kilomètres.
Plus
que jamais, il faut réfléchir :
- à nos besoins à tous
- aux objectifs des services publics
En diminuant
les dépenses publiques, le gouvernement porte en fait atteinte
à nos soins (réforme de la Sécu), à
notre système de solidarité contre les risques du
chômage (RMA) ou de la vieillesse (réforme des retraites),
le tout au seul profit de quelques actionnaires.
Et cela
ne lui suffit pas ! Il s'agit désormais de privatiser les
services de l'Education, de la Poste, de la santé, des
transports et de l'énergie.
C'est notre
richesse collective, humaine et sociale, que le gouvernement veut
privatiser, au profit de quelques-uns.
C'est pour
cela que les personnels de l'Education, de la Fonction Publique
sont très mécontents, et expriment cette colère
en vous informant, en manifestant ou par la grève du 20
janvier 2005.
Jusqu'où
les laisserons-nous aller ?
Udas
Union
des alternatives syndicales
Udas / BP 101
/ 38001 Grenoble cedex 1 / http://udas.org / contact@udas.org
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