le projet
Fillon est déjà mis en pratique! Fin de l'école
maternelle.
Puisqu'il est bien connu que les enseignant-e-s de maternelle
ne tiennent aucun compte du rythme des gamins et que l'activité
scolaire de maternelle n'a rien d'éducative
Puisque de toute façon à 2, 3 ou 4 ans les minots
seront bien mieux avec leurs mamans à la maison (internet
et Tv feront l'affaire...)
Puisque le service public ce n'est pas si important que cela...
puisque...
Erwan
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Test en Mayenne: l'après-midi, les petits ne sont plus
accueillis à l'école
Des jardins
maternels pour les bambins
À Meslay-du-Maine
et Renazé, deux communes mayennaises de près de
3000 habitants, les bambins de 2 à 3 ans inaugurent depuis
lundi une nouvelle formule: école le matin, jardin maternel
l'après-midi. C'est l'aboutissement d'un projet sur l'accueil
de la petite enfance destiné aussi à redéployer
les enseignants auprès des élèves plus âgés.
,LAVAL. -
« Que des enseignants à bac + 5, 6 ou 7 gardent des
enfants qui font la sieste l'après-midi, dans un contexte
de pénurie de moyens, ce n'est vraiment plus possible!,
s'emporte Jean Arthuis, le président UDF du conseil général
de la Mayenne. Leur présence se justifie davantage auprès
des élèves de grande section ou de CP dans l'apprentissage
de la lecture, de l'écriture et du calcul.
Le CP est une étape déterminante pour la suite de
la scolarité. II faut se donner les moyens pour que les
petits Mayennais le réussissent.»
U n test dans
deux communes
L'inspecteur
d'académie, Daniel Auverlot, partage cette analyse. II
lui faut, en même temps, tenir compte d'un «héritage
historique». Depuis des années en Mayenne, la scolarisation
des enfants de 2 à 3 ans est l'une des plus élevées
de France.
Une situation qui s'explique par le nombre de mamans qui travaillent.
Là aussi, un record de France. Aussi, pour des salaires
très moyens, « la demande d'école à
2 ans est-elle très forte», surtout « dans
les familles où les deux parents travaillent et doivent
rembourser la maison », observe Daniel Auverlot.
Dans ce contexte, l'école gratuite rend bien des services.
Donc, pas question pour l'inspecteur d'académie de supprimer
brutalement la scolarisation à 2 ans. « Ce serait
la révolution et je mettrais bien des familles dans l'embarras.
»
On a donc
franchi le pas, mais à titre expérimental. Depuis
lundi, à Meslay et Renazé, les tout-petits ne sont
plus acceptés l'après-midi à l'école
publique. Le jardin maternel les accueille avec les petits du
privé, et cela dès la fin du déjeuner. Objectif:
la sieste et des activités éducatives, mais surtout,
«rien de scolaire».
Pour le moment, deux communes seulement se sont portées
candidates à cet essai qui doit durer trois ans. La mairie
fournit un « lieu neutre », du personnel (éducatrice
de jeunes enfants ou animatrice et Atsem qui fait le lien avec
l'école du matin). Fonds européens, conseil général,
Caf et MSA apportent leur aide. Mais il en coûte quand même
entre 0,31 et 2,37? de l'heure pour les parents à Meslay;
0,75? à Renazé.
Daniel Auverlot ne voit que des avantages à la formule.
Une journée plus vivable pour le tout-petit; une formule
plus souple pour les parents: « L'on s'inscrit pour le jour
et la durée que l'on veut». Les enseignants sont
« repositionnés l'après-midi auprès
d'élèves plus âgés en difficultés».
Pour les communes, enfin, c'est un «facteur d'attractivité
supplémentaire».
Reste que le démarrage, ce lundi, a été des
plus timides: deux enfants inscrits à Meslay; cinq à
Renazé où les parents ont décidé de
boycotter pour protester contre le coût. Ils sont épaulés
par le syndicat FO qui crie déjà «à
l'externalisation du service public d'enseignement».
Laurence PICCOLO.