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octobre 2004

Soutien à Roland Veuillet

 

DEUX POIDS, DEUX MESURES


Bruno GOLDMISCH, leader du Front National et enseignant à l' Université Lyon III a tenu récemment des propos négationnistes, qui constituent une insulte aux Millons de déportés, aux Millons de personnes exterminés dans les chambres à gaz. Cette déclaration est une infraction à la loi Gayssot , elle est passible d' une sanction pénale très grave. D' autant plus que GOLDMISCH a toujours soutenu les "intellectuels" révisionnistes.

En attendant, il continue d' enseigner normalement, Le Ministre et le Recteur s' étant contentés d' une admonestation.

En février 2003, Roland VEUILLET est quand à lui suspendu de ses fonctions du jour au lendemain. Pendant quatre mois, il lui sera interdit d' exercer son métier de Conseiller Principal d' Education et sera traduit devant un Conseil de Discipline et muté d' office à 300kms de chez lui.

Son crime ? avoir fait respecté le droit de grève, en s' opposant au remplacement des grévistes par des précaires, avoir participé activemnt à une grève. Sanction toujours appliquée.


Conclusion
: Clémence pour les fascistes qui se livrent à des actes honteux et contraires aux lois. Sanctions lourdes pour les militants, qui n'ont commis aucun acte répréhensible et qui ont défendu fermement le Droit du Travail.


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Interview paru dans la presse :
(Rouge du 12 septembre)


"ROLAND VEUILLET

Sanctionné pour fait de grève !

Il aura fallu plus d'un an et demi de lutte, dont une grève de la faim de près de 40 jours, pour que Roland Veuillet, sanctionné pour fait de grève, obtienne du ministère de l'Éducation nationale la mise en place d'une médiation chargée notamment de faire la lumière sur les événements qui ont conduit un proviseur et un recteur à s'en prendre injustement à ce militant syndical.

Roland, après plusieurs marathons contre la répression antisyndicale, tu as entamé une grève de la faim. Au 38e jour, tu l'arrêtes. Pourquoi ?

Roland Veuillet - Cette action avait pour objectif d'imposer une enquête administrative officielle au ministère, puisqu'il prétend justifiée la sanction dont je suis l'objet. Il s'agit de faire établir la vérité des faits, et de les confronter aux motifs factices qui m'ont été reprochés, et qui avaient permis une procédure disciplinaire. Car cette affaire est une cabale, bâtie sur des faux en écriture, pour couvrir les exactions d'un proviseur ayant brisé une grève. Depuis un an, le ministère refuse cette enquête, en considérant que la parole d'un recteur est suffisante pour sanctionner. Pourtant, des preuves très précises ont été transmises pour démontrer les graves irrégularités de la procédure et les graves lacunes de l'accusation. Bref, il m'est reproché un « comportement » ayant porté atteinte à la sécurité des élèves parce que je me suis opposé au remplacement des grévistes par des précaires. Il m'est reproché également d'avoir perturbé le bon fonctionnement de l'établissement, alors que j'étais en grève. J'ai arrêté la grève de la faim à la demande des organisations syndicales. Celles-ci considèrent que la médiation proposée par le ministère au 36e jour de jeûne, offre des garanties d'investigations suffisantes, comparables à celles d'une véritable enquête administrative.

Qu'est-ce que tu attends de la médiation proposée par le ministère ?

R. Veuillet - Je souhaite que le ministère engage une véritable recherche sur les événements qui se sont produits en janvier 2003, au cours
desquels un proviseur accompagné de quelques acolytes, s'est livré à un véritable coup de force violent, pour intimider des grévistes. Je
considère aussi que toute la lumière doit être faite sur le déroulement du conseil de discipline, car le recteur a rédigé un procès-verbal
d'audience fallacieux contre moi, alors que toute son argumentation avait été démontée point par point dans la réalité. Il suffit pour
établir ces quelques vérités d'interroger tous les témoins de ces événements, tous les participants du conseil de discipline. Cela n'a
jamais été fait. Une telle investigation doit obligatoirement aboutir à la conclusion que j'ai agi normalement, comme un syndicaliste en période
de grève et que rien de répréhensible ne peut m'être reproché. Ce qui signifie l'annulation de la sanction. En revanche, cette enquête
permettra de mettre en évidence les graves agissements d'un proviseur et d'un recteur contre une grève.

Quel message veux-tu lancer aux personnels de l'Éducation nationale et aux salariés ?

R. Veuillet - Ce qui est important dans un cas de répression antisyndicale, c'est de ne pas se résigner, c'est de persévérer dans le refus de l'arbitraire. En effet, ce qui caractérise ce genre d'affaire, c'est la violence de l'attaque pour accabler la victime et la culpabiliser par l'isolement. En pareil cas, l'autorité veut faire taire ; en frappant durement, elle compte laisser l'autre sans réaction, et ainsi faire peur à tous. Comme on le voit, l'administration utilise à présent, dans le secteur public, des méthodes jusque-là employées dans le privé. Rompre le silence est donc un acte de résistance qu'il faut engager pour empêcher le musellement du mouvement social en général. Syndicaliste de vieille date, je suis contre les actions individuelles et les grèves de la faim en particulier, car elles ne créent aucun rapport de forces favorable. Cependant, la petite voix qui dit non prend beaucoup de sens quand la morosité est très forte, comme ce fut le cas après l'échec du printemps 2003".

Propos recueillis par Michel Bidaux

source : coordeducmars


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