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octobre 2004

CREF-MRIFEN-COREM,

Plusieurs centaines de milliers de sociétaires déçus par leur retraite mutualiste.

CIDS 19 rue Marx Dormoy 03 100 MONTLUCON 04 70 05 23 64
contact@cids-cref.org

http://perso.wanadoo.fr/ghyms-fr/cids-cref/


COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans l'affaire de ce complément retraite de la fonction publique les dernières décisions rendues par les tribunaux sont très favorables aux sociétaires plaignants, regroupés dans le Comité d'Information et de Défense des Sociétaires du Cref (CIDS) :

  1. - La mutuelle poursuivait en diffamation la présidente du Comité de Défense, ainsi que plusieurs journaux. Le Tribunal Correctionnel de Paris (le 2 octobre 2004) condamne la mutuelle de retraite à verser à Madame Rouffet-Pinon la somme de 2000 euros pour le préjudice moral qu'elle a subi en raison de cette procédure " manifestement abusive et source d'un préjudice à tout le moins moral " (article 472 du code de procédure pénale).
    La présidente du Comité de Défense avait déclaré en juin 2001 : " Sur un plan moral, je suis effondrée. Pour moi, enseignante et fille d'ouvrier, le principe de la mutuelle représente beaucoup. En octobre 2000 la MRFP a diminué ses prestations. Des réductions de 15 à 18 % qui ont provoqué des situations dramatiques pour certains retraités. "
    La mutuelle a jusqu'au 12 octobre pour faire appel.
  2. - Selon la décision de la Chambre d'Instruction de Paris, du 30 avril 2004, il y a bien un lien entre les détournements d'argent et la baisse des compléments retraite. Les constitutions de partie civile des sociétaires sont donc recevables au pénal.

Dans le cadre de la plainte qui a été déposée, le juge d'instruction travaille et l'enquête sur les irrégularités de gestion progresse.
Par ailleurs, l'Inspection générale des Affaires sociales et le Conseil d'Etat lui-même ont clairement établi que la catastrophe du CREF n'avait rien à voir avec les directives européennes, contrairement aux affirmations répétées de la mutuelle et de ses amis : le CREF était en situation illégale depuis au moins 1988, soit plus de 13 ans avant l'application des directives européennes sur l'assurance en France !

Chaque sociétaire du Cref/COREM a donc réellement intérêt à se joindre aux procédures civiles et pénales s'il veut voir ses droits reconnus. En droit français, seules les personnes inscrites à la procédure ont une chance d'être indemnisées. Plusieurs assureurs (dont Maif, GMF, Matmut, Macif, Cr. Mutuel, Juridica …) prennent en charge les frais de procédure et la cotisation au CIDS pour se défendre.
Fonctionnaires déçus par le CREF, que vous soyez démissionnaires, cotisants ou retraités ne restez pas isolés. Vous pouvez rejoindre les 5 000 plaignants du Comité de Défense (CIDS) !

Jeunes collègues, le COREM peut vous être proposé par la MGEN, la MG, la MFP, etc. Pourquoi ne pas penser d'abord à l'achat de votre résidence principale, puis à l'assurance vie et au PERP ?
Cotisants, vous pouvez limiter la casse ! L'article 4 du règlement (§ 2) vous permet de suspendre vos cotisations.


BAISSE BRUTALE DES COMPLEMENTS RETRAITE

Le Tribunal de Grande Instance de Paris est saisi au civil.
Le CREF-Mrifen ne respectait pas certaines dispositions du code de la mutualité, en vigueur à partir de 1988. Ce régime était voué à l'échec. La mutuelle le savait pertinemment. Si les épargnants avaient été informés des difficultés de gestion qui se présentaient, un grand nombre d'entre eux auraient choisi un autre produit d'épargne pour leur retraite. Il y a là un manquement à l'obligation de conseil et une perte de chance caractérisés.
Le CREF a changé de nom. Il s'appelle désormais le COREM. Mais le trou de plus d'un milliard d'euros subsiste.
Ceux qui ont démissionné en 2002 ont perdu entre 50 et 100% de leur épargne.

Pour ceux qui sont restés, après la baisse des compléments de 17% en 2001, il n'y a pas eu d'indexation en 2003 ni en 2004. En 2005, on aura seulement +0,5% sur une partie et rien sur l'autre. Les plus âgés d'entre nous ont été mis dans le régime qui ne sera apparemment plus indexé du tout.
Et pourtant, selon le rapport de gestion de la mutuelle, en 2003, les placements de notre épargne ont rapporté + 6,26% nets en 2003.
Plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires subissent ce préjudice, variable selon les options choisies. Parmi eux, de
nombreux agents de catégorie C, dont les traitements sont faibles et les retraites encore plus.

On peut lire dans le dernier numéro de MAIF-Info une présentation du COREM comme un contrat au centre duquel se
trouve " la solidarité intergénérationnelle " ; il est expliqué que plus on est jeune, plus le point de retraite acheté a un coût faible pour l'épargnant. On oublie de préciser que la valeur du point, en 2003 et 2004 n'a absolument pas été indexée, et qu'en conséquence, ce point a subi une perte sensible en pouvoir d'achat.

Les retraités (actuels ou futurs) se serrent la ceinture. Le COREM se sert des revenus de leur épargne pour payer le coût de la gestion précédente. "
Le COREM appelle " mutualisation " l'élargissement de la population concernée à l'ensemble du monde mutualiste, y compris hors de France (accords passés avec l'Association des Petites Villes de France, pour la fonction publique territoriale, et avec un syndicat de fonctionnaires portugais). Ce serait notre seule chance :
" Mutualisation " : pour boucher un tel trou
On prend moins à chacun quand on prend à beaucoup…
Le CIDS ne marche pas dans une combine qui a déjà gravement touché le complément retraite de 450 000 sociétaires.

D'autres poursuites sont engagées contre les commissaires aux comptes qui ont certifié les comptes avec une belle régularité.

Enfin, le tribunal administratif est saisi car l'Etat n'a pas accompli sa mission.
Tout en incitant les épargnants à souscrire en permettant de déduire du revenu imposable la totalité des cotisations versées, il a omis de contrôler que la mutuelle fonctionnait conformément à la réglementation, gérait correctement les fonds et ne prenait pas d'engagements intenables au regard des règles en vigueur.

TEMOIGNAGE DE JEAN FRANCOZ, professeur des écoles retraité depuis septembre 2002 :

" Je touche, pour l'année 2004, 3150 euros net alors que je comptais sur 3860. Mon préjudice va en s'aggravant du fait de la non-indexation.
J'ai eu des interruptions de carrière (deux ans). J'ai aussi choisi de travailler à mi-temps 9 ans pour m'occuper de mon fils. Ma retraite d'Etat est loin d'être complète. J'avais anticipé ce risque dès 1982, en me constituant un complément retraite suffisant pour n'être à charge de personne le moment venu. Je suis allé tout naturellement vers le CREF, un produit mutualiste qui se présentait en quelque sorte comme militant.

En 1995, j'ai reçu un courrier du CREF qui m'offrait soit de maintenir le montant de retraite prévu en augmentant ma cotisation de plus de 19%, soit de voir ce complément diminué d'environ 6,5%. J'ai opté pour le complément retraite inchangé et accepté l'augmentation de cotisation.
Quand je suis arrivé à l'époque où je pouvais prendre ma retraite, en 2001/2002, les dernières cotisations versées étaient de 47% plus élevées qu'avant ce courrier de 1995.

A ce moment-là, la mutuelle a informé ses adhérents qu'elle baissait de 17% le montant des compléments retraites. De plus, ces compléments ne seraient plus indexés sur les traitements de la fonction publique.
Je touche cette année environ 18,5% de moins que ce qui était prévu à la souscription et qui avait été validé par l'accord sur l'augmentation de cotisation en 1995. "

Le CIDS demande que l'UMR transforme le CREF/COREM en PERP. C'est la condition minimum pour une gestion enfin transparente et réellement contrôlée par les souscripteurs. Du fait des textes qui régissent les PERP, l'UMR devra revaloriser l'épargne et les compléments retraite dans la même proportion que le rendement financier des placements du régime. Il lui sera impossible de faire payer par les adhérents les résultats d'une gestion irrégulière des engagements ou d'opérer des discriminations entre adhérents (par exemple : R1 / R2-COREM).
C'est à la double condition d'un PERP réellement transparent et du remboursement, obtenu par voie judiciaire, des sommes qui manquent au COREM, que les adhérents pourront être réellement et durablement indemnisés.
Grenoble, le 8 octobre 2004


Jean FRANCOZ, délégué du CIDS pour l'Isère
1 place des Tilleuls - 38 000 GRENOBLE
0476 54 66 56 ou 04 76 45 77 31 jean.frank@free.fr


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