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Source : [Coordeducmars]
syndicalisme jaune
Le SNES accepte la
remise en cause du collège unique ; pour se légitimer,
il sort même un sondage de la SOFRES (vous savez, ceux qui se plantent
tout
le temps dans leurs prédictions électorales...) décrétant
que 54 % des enseignants préconisent l'abandon du collège
unique, "considérant que tous les élèves n'avaient
pas les capacités nécessaires de suivre un enseignement
général jusqu'en troisième". Il s'agirait de
mettre en place un module de "découverte professionnelle"
de 3 ou 6 heures.
Plusieurs remarques
me viennent à l'esprit :
- Plutôt que
de demander une baisse des effectifs par classe et un taux d'encadrement
plus élevé, le SNES décide que certains élèves
sont
décidément trop cons pour suivre une 3ème générale.
- Une fois de plus,
le coût de l'intégration professionnelle passe du patron
à l'Etat. Derrière les discours intégrationniste
"par le travail", il y a
la baisse du "coût du travail" pour le patron : une
formation professionnelle financée par l'Etat et lui assurant
une plus-value immédiate.
- Une page est définitivement
tournée : celle du mythe de l'école comme ascenseur social.
Il y a un bout de temps que ce mythe est écorné dans les
quartiers prolétaires. La nouveauté, c'est que le syndicalisme
réformiste n'y croit même plus, lui non plus. Les sociologues
s'accordent à dire que l'"ascenseur social" a surtout
fonctionné pour les classes moyennes, la mobilité sociale
des ouvriers demeurant faible.
- Les bureaucrates
du SNES sont des jaunes... mais cela on le savait déjà,
non ?
Alain
Commentaire d'un internaute
Mais on ne peut pas
nier que le système actuel ne convient pas. Les profs de collège
font systématiquement passer les élèves les plus
mauvais pour s'en débarrasser le plus vite possible.
Je suis pour le collège unique, mais pas celui qui existe (ou plutôt
n'existe pas) actuellemnt. Je pense que cette idée de découverte
professionnelle n'est pas mauvaise, à condition qu'elle soit appliquée
à tous les élèves.
La troisième
"générale" est une préparation au lycée
général uniquement, alors que, comme le dit le message précédent,
dans les quartiers populaire, seuls 25% des élèves y vont.
Il faudrait que le
collège soit effectivement unique, mais pensé également
pour tous et non adapté aux seuls "bons élèves".
Benjamin
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