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Communiqué
de presse :
Le Collectif Plan d'Urgence appelle à la mobilisation pour la
rentrée 2004
Le Collectif Plan
d'Urgence, réuni en Assemblée Générale à
l'IUFM de Marseille le 25 mai 2004 se félicite que la proposition
de plan d'urgence pour les établissements publics d'enseignement
des Bouches du Rhône ait été retenue et diffusée
par la plupart des organisation syndicales.
Il tient à rappeler que la question essentielle est celle de la
précarité aussi bien des personnels que des familles qui
sont accueillis
Il appelle à une mobilisation dans tous les établissements
pour organiser la lutte et faire face à la catastrophe prévisible
dès la rentrée 2004.
Assemblée
générale mercredi 8 septembre 2004 à 16h à
la bourse du travail
Le Collectif Plan
d'Urgence,
Soutenu par les syndicats CNT Education et SUD Education Bouches du Rhône.
http://www.millebabords.org/article.php3?id_article=1111
Marseille, jeudi 20
mai 2004
Appel du Collectif
Plan d'Urgence
UN PLAN D'URGENCE CONTRE LA CASSE DE L'EDUCATION
Prochains rendez-vous
:
Lundi 24 mai, 16h30 : école de la Corderie
A définir ultérieurement 1ère semaine de juin : lycée
Aujourd'hui, le département
des Bouches du Rhône arrive en 98ème position sur 99 en terme
de taux d'encadrement dans le 1er degré. Département sinistré
!
Dans les quartiers, cyniquement appelés " sensibles ",
la politique continue de casse sociale, qui a connu un violent coup d'accélérateur
avec le gouvernement Raffarin 1 et 2, touche de plein fouet nos élèves
et leurs familles.
Dans beaucoup d'établissements, il y a plus de 80% d'élèves
boursiers et le nombre de parents au chômage, ou touchant le RMI,
ou l'ASS, va toujours croissant.
Par exemple, les écoles du centre ville ne peuvent pas accueillir
tous les enfants scolarisables et elles le font parfois dans des conditions
de vétusté difficilement imaginables de nos jours.
Lorsque les médias braquent les projecteurs sur ces quartiers,
c'est pour parler de " la violence ", la violence des enfants
bien sûr, pas celle de leurs conditions de vie.
Nous avons décidé aujourd'hui de nous battre pour que cette
violence soit reconnue et qu'on nous donne les moyens, non pas d'y remédier,
ce serait donner à l'école un rôle qui la dépasse
largement, mais au moins d'assurer notre mission de service public dans
ces quartiers sacrifiés.
Or, c'est cette mission qu'il est de plus en plus difficile de remplir
avec la dégradation constante de nos conditions de travail.
Car à la précarisation de pans entiers de la population
(hausse du chômage, généralisation de la flexibilité
et des emplois précaires.), à la ghettoïsation des
quartiers les plus pauvres, répond le démantèlement
progressif de l'Education Nationale. Education Nationale qui est d'ailleurs
un des plus grands employeurs de précaires de France !
Toujours moins d'adultes dans les établissements et toujours moins
d'emplois statutaires.
Toujours moins d'heures d'enseignement : il n'y a qu'à considérer
la baisse quasi générale des DGH sur les Bouches du Rhône.
Par exemple, au collège Renoir, l'augmentation du nombre d'élèves
sur les 6 dernières années correspond à la perte
de 5 postes. De plus, dans un collège de même type en Seine
Saint-Denis, il y aurait 7 professeurs de plus.
Et on vient nous demander de nous serrer encore et encore la ceinture
pour faire face aux déficits publics. Alors que les revenus financiers
ne cessent d'engraisser, il faudrait déshabiller encore un peu
plus la santé, l'éducation et nous faire les observateurs
silencieux de la souffrance sociale. Et pour ceux qui ne sont pas satisfaits
de cette situation, la hiérarchie propose cyniquement de changer
de boulot.
Des personnels de l'éducation de différents collèges,
lycées et écoles, en majorité des quartiers Nord,
se sont retrouvés à la conférence de presse du 14
avril, à la suite du mouvement du collège Henri Barnier
pour dire : stop à la casse !
De là est issu le Collectif Plan d'Urgence qui décide aujourd'hui
de lancer un mouvement pour obtenir des moyens d'urgence en termes d'heures,
de personnels (tout en refusant le recours à la précarité),
comme l'avaient fait et obtenu nos collègues en Seine Saint-Denis.
Pour ce faire, le collectif a prévu l'occupation hebdomadaire d'un
établissement, afin de faire monter la pression et de rassembler
les revendications de chaque collège, lycée ou école.
Rejoignez nous dans la lutte !
Collectif Plan d'urgence
SNES Emancipation
CNT Education
SUD Education
FCPE 13
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