| Cannes
le 20 mai 2004,
A ce jour, les salariés intermittents présents à
Cannes constatent que sur l'ensemble des revendications exprimées
depuis onze mois, et qui sont indissociables les unes des autres, les
mesures concédées par le ministre ne peuvent, telles quelles,
nous satisfaire. Malgré quelques avancées, aucune décision
n'aborde le fond des revendications, pire, des mesures visant à
la restriction du champ d'application des annexes 8 et 10 sont d'ores
et déjà programmées. Seule une abrogation de l'accord
du 26 juin et l'établissement d'un calendrier de négociations
sur de nouvelles bases, après expertise, en intégrant l'ensemble
des concernés, peut répondre favorablement aux exigences
de notre mouvement.
Les promesses du ministre de la culture concernant la réintégration
des intermittents ayant effectué 507h en 12 mois n'offrent aucune
garantie. Il n'est en effet pas du ressort du ministre de la culture d'imposer
directement quelque réforme que ce soit à l'Unédic.
Il appartient au ministre des affaires sociales d'abroger l'agrément
de l'accord signé le 26 juin. Il appartient à l'Unédic
et aux partenaires sociaux qui y siègent d'examiner ces propositions
et de décider de leur mise en ouvre technique. De plus, ces annonces
ne portent pas sur les modalités et la durée de l'indemnisation,
qui sont pour nous aussi importantes que les conditions d'ouverture des
droits. C'est pourquoi, la mobilisation continue.
L'annonce de la création d'un fond de soutien exceptionnel pour
compléter l'indemnisation des intermittents du spectacle, risque
s'il est pérennisé sous cette forme, d'aboutir à
la création d'une caisse complémentaire. Or, nous rappelons
que nous luttons pour le maintien de l'indemnisation chômage des
salariés intermittents dans la solidarité interprofessionnelle.
Il faut repenser le fonctionnement et le financement de l'assurance chômage
dans son ensemble.
Nous tenons à
rappeler que nous ne pourrons nous satisfaire de mesurettes.
Le fond du problème concerne l'ensemble des salariés travaillant
" par intermittence ". La multiplication de ces contrats précaires
constitue dans tous les secteurs une nouvelle forme de gestion du personnel.
Nous ne pouvons accepter que les salariés et chômeurs aient
à en payer le prix.
Des propositions ont été apportées par les syndicats,
les coordinations et l'ensemble des concernés. C'est avec eux et
sur la base de ces propositions que nous exigeons que soit réétudiée
l'indemnisation chômage des intermittents, et non sur la base des
exigences du Medef.
Le Conseil d'Etat a annulé l'agrément de la convention Unédic
à l'exception des annexes 8 et 10. Nous refusons ce traitement
d'exception. Nous demandons que la négociation porte sur l'ensemble
de la convention Unédic et avec l'ensemble des concernés.
Abrogation - Expertise
- Négociation
***
Aujourd'hui, le collectif " KO à Cannes ", à l'occasion
du festival du film et à la suite de la mobilisation des intermittents
appelle les chômeurs, les retraités les salariés du
public et du privé à une journée d'action nationale
et unitaire pour dénoncer la casse des droits sociaux et des services
publics.
Contre la casse de la solidarité sociale
Contre le chômage,
la précarité et la misère
Contre la casse du
service public
Contre l'AGCS
Contre la criminalisation
des classes populaires, des syndicalistes et des mouvements sociaux.
Nous resterons solidaires dans nos luttes, conscients désormais
que c'est un véritable système de démolition des
droits sociaux qui est engagé, un système dans lequel un
coup porté sur les uns est un coup contre tous.
Intermittents et précaires
coordonnés en lutte à Cannes.
Le Collectif "
KO à Cannes " contre la casse des droits sociaux et des services
publics
|