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vendredi 23 avril
2004
par Jacques Soncin
et Jelloul Ben Hamida
Porte-parole de Marseille Solidaire
A Marseille, et bien
au-delà, Charles Hoareau est un véritable symbole. A la
tête du comité Cgt des chômeurs, il incarne la lutte
intransigeante pour défendre les droits des plus faibles, des plus
précaires de cette société, de ceux qui ont été
trop souvent les oubliés des luttes syndicales traditionnelles.
C'est dire s'il est insupportable et même détestable, pour
les chantres du libéralisme si à la mode dans les salons
feutrés du gouvernement.
Voilà des décennies,
qu'avec les nouveaux philosophes, une presse normalisée et des
médias audiovisuels formatés par les puissances d'argent,
les tenants du pouvoir combattent le principe même de la solidarité.
Dégoûter les jeunes du militantisme, les éloigner
de la politique, transformer le mandat électoral en une activité
lucrative et non en possibilité d'action au service des concitoyens,
tel est leur objectif idéologique.
Mais Charles est un grain de sable dans leur machine infernale. Il a su
avec bonheur unir les chômeurs et leur assurer le soutien de la
population. Ce gouvernement acharné à appliquer une politique
aussi antisociale, malgré le désaveu massif de l'électorat,
a dû s'incliner devant une justice qui, pour une fois, a donné
raison à ceux qui ont toujours tort.
Alors que la France d'en haut devrait avoir honte du sort réservé
à la France d'en bas, le gouvernement ne cherche qu'à abattre
ceux qui lui résistent. Et, dans ce domaine, il ne se donne aucune
limite. La loi Perben, qu'il a introduite dans le nouvel arsenal juridique,
lui permet d'humilier un militant. Charles Hoareau, qui a été
condamné dans le cadre de ses activités au sein du comité
chômeurs, devrait se soumettre à un prélèvement
biologique, pour confier ses empreintes génétiques au pouvoir
en place... et aux suivants ! On ne sait justement pas qui seront les
suivants. Et si un clone de Le Pen ou un successeur d'Hitler arrivaient
aux affaires, quel plaisir pour eux d'hériter d'un fichier aussi
infalsifiable de tous ceux qui seraient susceptibles de leur résister
! Il ne s'agit donc pas seulement d'humiliation, cette mesure pouvant
aussi s'avérer stratégique.
Alors non, non et non ! Le terrorisme ne doit pas leur servir à
justifier de telles atteintes aux libertés. Ils n'ont pas le droit
de détourner l'émotion suscitée par les crimes pédophiles
pour établir un arsenal législatif dirigé contre
les militants.
Cette mesure ignoble contre Charles Hoareau, parce qu'elle vise à
détruire ceux qui résistent et à étouffer
toute forme de solidarité, doit être rejetée sans
aucune hésitation par toutes celles et tous ceux pour qui les mots
de liberté, égalité et fraternité ont encore
un sens.
Oui, Charles est l'un des meilleurs parmi ceux qui refusent l'insupportable,
ne pas le soutenir ce n'est pas simplement lâcher un camarade, c'est
capituler devant le plus important des enjeux.
Jacques Soncin et Jelloul Ben Hamida
Signez la pétition
Le site " MARSEILLE
SOLIDAIRE " : http://marseille.naros.info
Pas de panique : "
Tant qu'on ne prélève pas tous les grévistes !"
relève le relevé de ses fonctions
Alfred Viret
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