- Parce qu'il n'est pas acceptable que l'État soit le premier
employeur de précaires, que près de 20 % des personnels
des trois Fonctions publiques (d'État, Hospitalière, Territoriale)
soient des non-titulaires, au mépris des statuts de la Fonction
publique et des droits des personnes concernées ;
- Parce qu'il n'est pas acceptable que la précarité soit
devenue un mode de gestion dominant du système : dizaines de
milliers de vacataires, de contractuels, de MA. de CES, de CEC, d'Emplois-Jeunes...
;
- Parce que les solutions proposées à ce jour, au nom
de la résorption de la précarité, n'ont pas empêché
la multiplication des hors-statuts et la pérennisation de ce
système de précarité généralisée
- l'Éducation nationale a ainsi, par exemple, recruté
davantage de précaires que de titulaires dans le second degré
lors des dernières rentrées scolaires ;
- Parce qu'il n'est pas acceptable que ces milliers de collègues,
qui font souvent exactement le même travail qu'un titulaire, à
coût réduit, soient devenus, dans le plus grand silence,
des " emplois jetables ", fragilisant ainsi le lien salarial
et instituant l'insécurité sociale ;
- Parce que ce développement généralisé
de la précarité parmi les personnels, associé à
la future décentralisation " sauce Raffarin " constitue
une attaque contre le service public et ses missions.
Personnels
et usagers, nous sommes tous concernés. Signons
- Pour l'arrêt
du recrutement de personnels précaires et la création
des postes statutaires nécessaires ;
- Pour des droits
et garanties immédiats (réemploi, prise en compte des
services effectués) pour tous les précaires qui ont été
recrutés;
- Pour la titularisation
de tous les précaires, assortie d'une formation donnant accès
au mouvement des personnels dans le cadre des règles de la Fonction
publique d'État.
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