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Actualité syndicale
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Tribunal
administratif : décharge syndicale accordée au PAS38
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Résumé des épisodes précédents : retour sur le passé pour mieux comprendre le présent.
- décembre
2002 : élections CAPD qui donnent à nouveau 2 élus
pour le PAS en CAPD - 16 décembre
2003 : audience au TA de Paris à 14 h 30 pour dénouement...
/ demande d'autorisation d'absence demandée en urgence à
l'IA par Philippe Triolle pour qu'un PASsant y passe / accord de principe
vendredi 12 décembre, accord formalisé ce lundi 15 décembre. alors demain, TGV,
métro, TA, "bonjour Monsieur le Président, je vous
ai fait une lettre..." Monsieur le Président / Tribunal Administratif de Paris / 7 rue de Jouy / 75004 PARIS Grenoble, le
12 décembre 2003 Nous avons bien reçu votre invitation à comparaître à l'audience du mardi 16 décembre. Malheureusement,
notre Avocat ne peut se rendre ce jour-là à PARIS et notre
fonction d'enseignement comme notre situation administrative ne nous permettent
pas d'être assurément présents au Tribunal un "jour
ouvrable". Vous savez, pour avoir le dossier entre les mains, que nous ne disposons pas de "décharges syndicales" puisque notre recours devant le tribunal administratif porte justement sur ce point. Et c'est tout le paradoxe de la situation : il nous faudrait du "temps hors des classes" pour soutenir un dossier demandant ce "temps - hors classe". Si l'un d'entre nous peut se déplacer de Grenoble à Paris ce mardi 16 décembre, il vous rappellera que : - nous sommes
un petit syndicat d'enseignants du premier degré (PAS 38), représentatif
dans notre département de l'Isère, puisque depuis sa création
en 1990, notre syndicat a obtenu 2 sièges de représentants
du personnel sur - nous sommes
membres d'une Union nationale de syndicats alternatifs (Udas) présente
dans quatre départements (Drôme, Isère, Réunion,
Rhône) et à ce titre, nous avons bénéficié
dans le passé, après les élections de 1993 et de - l'année
scolaire a repris depuis 3 mois et nous ne pouvons pas mettre en uvre
les mandats syndicaux issus des élections professionnelles. Nous estimons que notre demande d'annulation de la décision ministérielle reste légitime, comme l'est également notre demande d'attribution des moyens nécessaires à l'exercice de notre représentativité syndicale. Notre contradicteur conteste le caractère d'urgence de notre recours en référé. Cependant, nous ne maîtrisons pas le calendrier judiciaire et nous n'avons aucune intérêt à voir traîner ce dossier. Ce n'est pas le 3 décembre (à Paris) que la requête en annulation a été déposée, mais bien avant, le 24 avril à Grenoble et le référé déposé à Grenoble dans la foulée de la rentrée scolaire... nous ne pouvons qu'attendre l'issue de la procédure attente indépendante de l'urgence de la situation. Notre existence
et notre volonté de survie ne doivent en aucun cas être assimilées
à une mauvaise action : notre demande de décharges syndicales
et d'ASA n'est pas dirigée contre les grands syndicats de l'enseignement
à qui Monsieur le Président, je suis bien conscient que cette démarche ne présente pas le caractère officiel et le langage vernaculaire qui s'imposent habituellement dans les dignes et austères murs des salles d'audience, mais que voulez-vous. nous ne sommes que des enseignants consciencieux et méritants et souhaitons seulement souligner, à notre façon, notre bonne foi et l'espoir de voir aboutir la requête déposée par notre avocat. Même si cette démarche ne change pas le cours de l'histoire - mais sait-on jamais quels ont été les grains de sable qui ont sauvé l'humanité du désastre jusqu'à ce jour - j'espère que vous aurez passé un agréable moment à lire cet hommage à la justice et à l'enthousiasme des hommes de bonne volonté, aurait conclu Jules Renard. Au nom de tous nos syndiqués (et au-delà, de tous les électeurs qui nous ont fait confiance) je vous adresse mes cordiales salutations. Marcel Perrichon PJ : la page
2656 du BO n°43 du 20 novembre 2003 qui liste les contingents d'autorisations
spéciales d'absence attribués aux organisations syndicales
représentatives de personnels relevant du MEN [où PAS et
Udas n'apparaissent pas bien entendu] J'emporte avec moi ce mardi matin 16 décembre un mémoire complémentaire de l'avocat que je dépose à 11 h au greffe du Tribunal dont voici la copie : Dossier n° 0317951/9-1 MEMOIRE COMPLEMENTAIRE (REFERE-SUSPENSION) A Monsieur le Président du Tribunal Administratif de PARIS POUR : Représenté par Maître ELG, avocat, 28 cours Jean Jaurès, 38000 GRENOBLE CONTRE : * *
* Le mémoire en réponse établi par le Ministère de l'Education National appelle de la part du syndicat PAS 38 les observations suivantes : I -
Sur l'urgence Aussi, se limitera-t-il à préciser qu'en raison du silence conservé par le Ministre de l'Education, le recours en annulation n'a été déposé qu'au début (24 avril 2003) du dernier trimestre de l'année scolaire 2002-2003. En septembre 2003, au début d'une nouvelle année scolaire, les représentants élus de PAS 38 ne pouvant pas mettre en uvre les mandats syndicaux issus des élections professionnelles ont du se résoudre engager une procédure de référé suspension, la requête ayant été déposé courant octobre auprès du Tribunal Administratif de GRENOBLE. A ce propos, en page 2 du mémoire ministériel, une erreur est commise : contrairement à ce qui est écrit, aucune ASA n'a été accordée au syndicat PAS 38. Le bénéfice des autres dispositions du décret 82-447 est plutôt un déficit : pas de local syndical dans une Bourse du travail ou une maison des syndicats, comme c'est le cas pour des syndicats de travailleurs et le local du siège social de PAS 38 est privé : le syndicat PAS 38 ne dispose d'aucune subvention et il paye le loyer et les charges afférentes. II - Sur le fond Le Ministre de l'Education se livre tout au plus à une approche mathématique qui n'est guère fondée sur un raisonnement juridique. Mais surtout, l'argumentaire développé expressément par le Ministre repose sur des considérations de pure opportunité : ne pas remettre en cause la situation établie, c'est à dire l'actuelle répartition des décharges syndicales. Sa lettre jointe en date du 8/12/03 est pour le moins révélatrice de cet état d'esprit. " La question qui se pose désormais est de savoir s'il convient de laisser se poursuivre le recours contentieux ou de faire droit à la demande présentée. Dans la première hypothèse, le risque réside dans le fait que le juge pourrait se prononcer pour l'extension aux personnels de l'éducation nationale de l'arrêt Syndicat Solidaires-Unitaires-Démocratiques (SUD) Douanes du 7 juillet 1999, évoqué par le requérant, par lequel le Conseil d'Etat avait estimé que l'administration de ministère de l'économie, des finances et de l'industrie aurait dû tenir compte des résultats obtenus par ce syndicat lors de scrutins locaux pour apprécier sa représentativité. Dans la deuxième hypothèse, l'administration pourrait réagir vis à vis de PAS 38 comme elle l'a fait à l'égard du Syndicat Indépendant Académique de l'Enseignement Secondaire (SIAES) auquel elle a attribué, en exécution d'une ordonnance rendue par le tribunal administratif de Marseille le 21 juin 2001, une quotité de décharge de service correspondant à sa représentativité, depuis l'année scolaire 2001-2002. Si cette hypothèse est retenue, le PAS 38 pourrait, compte tenu du nombre de voix obtenu, prétendre à bénéficier de 1.05 décharge. " Notons qu'il a eu au moins un précédent (Tribunal Administratif de MARSEILLE 21/06/2001) au sein de l'Education Nationale. Quoiqu'il en soit, une telle attitude est pour le moins désinvolte à l'égard de l'engagement syndical des délégués de PAS 38 et plus encore de leurs électeurs. En particulier, après examen des divers tableaux difficilement lisibles versés par le Ministère exposent le nombre d'élus et de voix de chaque syndicat dans chaque Inspection Académique. Il est intéressant de relever, si on se réfère à la lettre jointe au mémoire adverse du 8/12/03, que cela représente 0,26 % des voix pour le PAS, soit 1 poste de décharge sur le contingent national ! Manifestement, la gestion de ce poste s'il devait être accordé à PAS 38, pose souci à l'administration de l'Education Nationale ! Enfin, il est surprenant de trouver joint au mémoire du ministère, les statuts de l'UDAS, (statuts signés Philippe DOUSSE et Chantal NAY) alors que le recours est effectué au nom du syndicat PAS 38, les statuts de PAS 38 nouvellement signés par Philippe TRIOLLE et Josée BERNARD ont été versés à l'appui de la requête en annulation de PAS 38 accompagnés de l'habitation nécessaire pour agir en justice et prendre avocat. PAR CES MOTIFS Le syndicat PAS 38
sollicite de plus fort l'entier bénéfice de sa requête
en référé suspension. Mes commentaires à
chaud, de retour de Paris, envoyés à l'Avocat et aux membres
du comité de gestion : Audience à 14 h 30 / un juge des référés, une greffière, deux représentantes du ministère - avocates sans doute vu le discours très documenté juridique- , un représentant du PAS38 (moi-même) Le juge des référés rappelle l'histoire, les requêtes, les mémoires en réponse et en complément et donne la parole aux parties. PAS
38 : Ministère
: Le juge : Monsieur le Président, précisai-je d'une petite voix, la langueur dénoncée par le ministère ne s'explique que par le manque de temps dont nous disposons pour suivre ce dossier. Si nous avions des décharges, l'affaire serait sans doute jugée depuis longtemps... ou ne serait même pas venue jusqu'ici... La séance est levée. Je demande à la greffière quand et comment la décision nous sera communiquée : demain sans doute et par fax chez l'avocat. Mon commentaire très
subjectif : une greffière charmante, un juge apparemment bienveillant,
qui fait même de l'humour en disant que le ministère doit
avoir de la sympathie pour ce syndicat, en référence à
un courrier interne au ministère qui n'aurait pas dû se trouver
dans le mémoire, celui qui dit que PAS aurait droit à 1.05
décharge si on donnait suite à la demande. A la sortie, j'ai
rattrapé les deux donzelles et je leur ai demandé si elles
ne se feraient pas trop gronder au cas où... Je suis plutôt
optimiste, mais comme j'ai ça dans les cellules depuis longtemps,
je demande quand même à voir quelle sera la décision
du juge des référés et éventuellement quels
seront les délais et modalités d'application si la décision
nous était favorable. Le message de l'avocat
le mercredi 17 décembre : Ce message est confirmé par la réception d'un fax du ministère lundi 22 décembre et d'une lettre : c'est toujours vrai ! |