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Décembre 2003

Retour au Débat national

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Ecole : Consultation nationale

Parole grenobloise

Mercredi 10 décembre, 17h au CRDP ... "grand débat sur l'école". Le matin radio France Isère a rapporté qu'une ou deux dizaines de participants avaient participé aux précédents...alors on était nombreux (60) dans cette salle qui semblait bien disproportionnée, dont 10 organisateurs ou très proches.
Je n'avais pas photocopié de tract du PAS, mais avais pris "au cas ou" le dernier texte à jour sur la liste, en me disant qu'avec les quelques PASsants qu'on serait peut-être...nous le lirions pour dire pourquoi on ne participerait pas.

A l'arrivée, il y avait une seule autre PASsante (et parent d'élève), décidée à rester pour écouter et événtuellement réagir.
Les présents se connaissant presque tous, c'est "les institutionnels" qui ont d'abord eu la parole : le SNUIPP, la FCPE ou autres directeurs (ou ex) d'écoles d'application. Immédiatement le ton était donné, et plutôt dans le même sens que celui qu'on souhaitait : une assemblée pas vraiment dupe de l'utilité de ce débat, vu le peu de cas qu'il avait été fait de nos avis au printemps. Chacun justifiait pourquoi la salle était vide. Alors j'ai lu une partie du tract du PAS, en insistant surtout sur quelques-uns des faits dénoncés et pas encore relevés : le mode de dépouillement, les "sujets oubliés" sur l'Isère... points qui ont d'ailleurs été repris par certains intervenant ensuite.
Puis j'ai décidé de me taire et rester pour comprendre qui était là.

Preuve supplémentaire de la confiance des gens "de droite" pour les "futures"décisions du gouvernement dans leur sens, et donc sur l'inutilité du débat ? aucune parole vraiment "réac" dans la salle ?! Y en a-t-il eu ailleurs ?

Discussion très calme, sans désaccords majeurs, ni grand intérêt. Tout ce petit monde était d'accord pour des constats ou propositions simples et gentillets ( par exemple : demander des temps de rencontre institutionnalisés avec tous les parents (même ceux dont les enfants "marchent bien") : ça va bien faire rire à Villeneuve et autres lieux où on nous regarde comme des tordus depuis des années parce qu'on demande de faire les entretiens individuels systématiques sur des samedis de classe ! Comme quoi certaines évidences finissent par percer, surtout quand les enseignants sont aussi parents).

A la sortie, j'ai pris contact avec la seule parent d'élève "indépendante" qui avait pris la parole : ses enfants ont navigué entre Grenoble et la Guadeloupe, elle avait un point de vu un peu plus "frais" et original sur certains points. C'était juste pour ma culture générale. Rien de plus à dire à mon avis !

Samedi 13 décembre, je suis devenue "parent d'élève" et suis allée au lycée Mounier, où pour la deuxième fois (après mardi 9) il a été décidé de débattre sans faire remonter autre chose qu'une "motion" disant qu'on ne voulait pas cautionner un débat "bidon". Ce point étant réglé (après plus d'une heure de débats passionnés sur la démocratie...) les 60 présents ont pu réfléchir ensemble et poser des jalons pour continuer après la fin "officielle" du débat. Pour la première fois (mais je n'y suis pas souvent active, participant sagement aux réunions parents-prof bien caricaturales) j'ai entendu des remises en cause (courageuses ?) du fonctionnement des collèges voire des lycées (ghettoïsation de certains établissement ou filières dues aux politiques de logement et à l'individualisme des parents, nécessité d'introduire l'évaluation par compétence, proposition du mélange des élèves de différentes sections pour certaines matière, professeurs multivalents, nécessité de programmes nationaux et de scolarité longue mais en adaptant la péda pour ne pas faire "une petite fac. avant l'heure et profiter à tous). Il y a donc des gens qui réfléchissent...ce dont je doutais en recevant le "bulletin" de ma fille qui ressemble fort à celui qu'on avait il y a 25 ans (à part l'ordinateur qui fait les calculs, rien n'a changé en apparence).
Hélas je n'ai pu assister à la fin, mais ça m'a un peu requinquée d'avoir vu un vrai débat entre gens motivés "pour que ça change" (même si c'est juste pour se rassurer un peu avant de se prendre ce qui ne va sans doute pas manquer de nous "tomber sur la gueule " l'an prochain !)

Martine

 

Note Udas: le PAS dont parle Martine est le PAS 38. Un pas sous le quel ne se cache pas Pour une Alternative Syndicale 38 (Isère), syndicat membre de l'Union des Alternatives Syndicales (Udas)


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