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Actualité syndicale
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| Mouvements Sociaux | Des luttes importantes... | |
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Une analyse de la CNT 69 concernant une audition de MM. Ferry et Darcos. Histoire d'entendre de leurs bouches ce qu'ils démentent régulièrement... Pour consulter l'ensemble de ce compte-rendu de la commission des finances de l'économie générale et du plan, c'est ici: URL: http://www.assemblee-nationale.fr/12/cr-cfiab/03-04/c0304017.asp |
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POUR INFORMATION COMMISSION
DES FINANCES, DE L'ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET DU PLAN COMPTE
RENDU N° 17(Application de l'article 46 du Règlement) Mardi 28 octobre 2003(Séance de 16 heures 15)
EXTRAITS
M. Luc
Ferry, ministre de la Jeunesse, de l'éducation nationale et de
la recherche :
[
]La
lourdeur de la gestion du personnel peut être combattue par une
meilleure organisation des options et la bivalence, ce qui implique des
réformes complexes, et le ministère s'interroge sur le fait
de savoir s'il ne vaut pas mieux attendre que le grand débat sur
l'éducation n'amène naturellement à poser ces questions
de façon concrète. Les stratégies
de réformes, comme la globalisation
des services des enseignants ne peuvent être distinguées
des stratégies pédagogiques, comme par exemple le temps
passé devant les élèves ou la nature des enseignements.
Un débat national permettra d'aborder
ces problèmes essentiels, qui posent des questions pédagogiques. M. Jean-Yves
Chamard, Rapporteur spécial des crédits de la Jeunesse et
de l'enseignement scolaire : [
]La
bivalence présente des avantages certains, car elle permet une
transition douce entre le primaire et le secondaire et une réduction
du nombre des enseignants ne disposant pas d'un emploi du temps à
taux plein. L'annualisation du temps de travail
permettra de trouver une solution au problème des remplacements.
Il faudra s'interroger sur les incidences pour les élèves
d'emplois du temps supérieurs à 30 heures hebdomadaires.
D'autres réformes sont possibles, s'agissant des classes à
faibles effectifs, de l'autonomie des établissements ou encore
de la déconcentration des recrutements et des affectations. Sur
tous ces sujets, un audit devrait être réalisé dans
l'année. M. Philippe Auberger a indiqué que le grand débat national doit permettre un état des lieux précis, mais ne doit pas préjuger des solutions qui seront finalement retenues dans la loi de programme. Il faut résoudre la question des classes de faibles effectifs, par exemple en STI, littérature ou langue allemande. Quel montant d'économies pourrait-on faire si l'on y remédiait ? Le Président Pierre Méhaignerie : [ ]Au moment des pics d'absence, n'est-il pas possible de mettre en place un système de remplacement plus efficace, en sollicitant notamment les professeurs nouvellement retraités, même si ce sujet est délicat ? M. Jean-Marie Binetruy
s'est interrogé sur les efforts en
matière d'annualisation du temps de travail, dans le cadre d'une
recherche d'économies et d'une optimisation des ressources humaines.
Lorsque les élèves pratiquent des stages en entreprises,
il n'est pas rare de voir des enseignants dans les filières professionnalisantes
être sans élèves, même si les professeurs sont
censés rendre visite aux élèves en stage. Les
tentatives de pondération des horaires ont toujours été
abandonnées face aux réactions qu'elles ont suscitées
dans ces filières. Il est temps de revenir sur cette question importante,
afin d'optimiser le temps de travail des enseignants M. Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche, a apporté les éléments de réponses suivants : - la question de la
méthode est essentielle, au vu du sentiment d'exaspération
né de l'échec des très nombreuses tentatives de réforme
des décennies précédentes. Il
faut obtenir un meilleur rendement des dépenses de personnel, qui
représentent 95 % du budget de l'Éducation nationale.
L'exemple - courageux, mais malheureux - de M. Claude Allègre montre
qu'à chaque fois qu'on a essayé de s'attaquer à la
question de la réforme du ministère, des effets pervers
sont apparus, conduisant à un échec brutal et à des
plans pluriannuels de rattrapage, coûtant finalement plus cher que
si les réformes avaient été conduites plus posément.
Le véritable levier, c'est l'autonomie
des établissements, qui peut leur permettre de disposer d'un budget
global, d'une fongibilité des lignes de crédits et aussi
d'une marge d'autonomie sur les programmes de 10 à 15 %. Il n'est
pas possible d'imaginer passer une telle réforme en force ; [
] La mise en place de
la bivalence des professeurs au collège serait une très
bonne chose. Il est clair que de nombreux professeurs d'allemand, qui
sont, en général, des personnes très cultivées,
pourraient assurer d'autres enseignements, par exemple, un cours d'histoire
de classe de sixième. [
] M. Xavier Darcos,
ministre de l'enseignement scolaire, a apporté les précisions
suivantes : - parvenir à une autonomie des établissements scolaires est, effectivement, la principale clé de la réforme : confier le recrutement des assistants d'éducation aux chefs d'établissement a constitué un réel progrès ; la globalisation des crédits accroîtra leur marge de manuvre et rapprochera le mode de décision dans les établissements d'enseignement public de celui qui est mis en uvre dans les établissements privés ; [ ] - il est vrai que 30 heures de cours ou plus par semaine constituent le maximum pour les élèves ; la généralisation des équipements informatiques devrait favoriser un travail plus autonome nécessitant un accompagnement différent des cours classiques ; comme l'autonomie progresse avec l'âge, le temps scolaire pourrait diminuer ; [ ] - l'évaluation du système scolaire par des observateurs extérieurs existe en Angleterre mais constituerait une véritable révolution culturelle au sein de l'Education nationale ; toutefois, elle paraît nécessaire, au moins à titre complémentaire.
Il s'agit de : - Décentralisation - Autonomie des établissements - Bivalence - Globalisation et annualisation des services des enseignants - Et, en pointillés, diminution du nombre d'heures de cours, en tout cas en lycée, avec davantage de travail des élèves en autonomie, sans doute à l'aide d'accompagnement scolaire par Internet (depuis deux ans des expériences de soutien scolaire par Internet , fourni par des entreprises privées et payé par les conseils régionaux, ont lieu dans des lycées publics). - Imposition du modèle du privé sur le public
Source : CNT 69 (Lyon), Mardi 25 novembre 2003 |