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Novembre 2003

Retour au débat national

" DEBAT NATIONAL SUR L'AVENIR DE L'ECOLE "

 

Dernière minute: Les personnels ATOSS et les deux associations de parents d'élève de ce collège se sont asssociés à ce texte. ( note de l'Udas)

 

35 ENSEIGNANTS,
DOCUMENTALISTE ET CONSEILLER D'EDUCATION
DU COLLEGE DE LANGEAIS
PRENNENT POSITION

 

Réunis en assemblée générale le lundi 17 novembre 2003, 35 enseignants, documentaliste et conseiller d'éducation du collège de Langeais considérant :

  • que pendant les mois de mai et juin 2003, les personnels de l'Education nationale ont, par la grève et les manifestations, demandé notamment le retrait du plan Raffarin sur la décentralisation,

  • que lors de ce mouvement sans précédent l'exigence d'une école publique au service de la nation tout entière sans discrimination sociale ni territoriale a été affirmée,
  • que cette expression démocratique a été niée et les personnels calomniés et méprisés par le gouvernement,
  • que le budget 2004 prévoit la disparition de milliers de postes de fonctionnaires dans l'Education nationale (poursuivant en cela la suppression du statut de surveillant et le licenciement de milliers d'aides-éducateurs),
  • que l'expérience des " débats " passés a révélé la non prise en compte des propositions et des revendications exprimées (qu'il s'agisse des programmes ou de l'école en général),
  • que les 22 questions " proposées " pour débattre sont en fait imposées et qu'elles sont orientées dans le sens de la politique scolaire de ce gouvernement (" missions de l'Ecole à l'heure de l'Europe " ou " redéfinir les métiers de l'Ecole ", par exemple),
  • que la question n° 19 intitulée : " Faut-il donner davantage d'autonomie aux établissements... ? " fait croire qu'il y aurait débat sur cette question alors que Xavier Darcos rappelait récemment que " l'autonomie des établissements est la clé de la réforme " (cité par Libération, 5 novembre 2003),
  • que la sous-question n° 22 intitulée : " Faut-il tenir davantage compte du mérite des enseignants... ? " fait également croire qu'il y aurait débat alors que le gouvernement a décidé et commencé d'introduire le salaire au mérite (selon quels critères ? ? ?) dans la Fonction publique,
  • que les chefs d'entreprise sont pressentis pour animer les réunions relatives à ce " débat ",
  • que la question n° 22 intitulée : " Comment former, recruter, évaluer les enseignants et mieux organiser leur carrière ? " ne saurait être débattue en dehors de l'Education nationale d'une part et d'autre part se heurte à la réduction drastique des budgets concernant la formation continue dans le secondaire (à titre d'exemple la formation continue en Histoire-Géographie est passée de plus de 1500 heures-stagiaires il y a quelques années à 250 aujourd'hui),

décident de ne pas participer à un simulacre de débat qui vise, en fait, à faire cautionner des décisions - déjà prises depuis longtemps - par les personnels de l'Education nationale et se réservent le droit, en toute indépendance, de faire connaître leurs positions par les voies qu'ils jugeront utiles.

Langeais, le 17 novembre 2003


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