|
avril mai 2003
|
||
| Des luttes importantes... | ||
|
Le
12 juin à Marseille... Point de vue...
|
|
|
Beaucoup de tensions et une chaleur accablante. Il faut rappeler les circonstances. Des consignes de défilé restrictives données par les 4 "gros" syndicats (CGT,FO, unsa, fsu) : pas de banderole CFDT alors que depuis la trahison de chérèque, les militants CFDT participent à toutes les manifs marseillaises en affichant leur position, pas de "coordination des établissements en lutte et puis surtout une prise de parole uniquement pour les 4 gros alors que les syndicats cnt et sud sont largement à l'initiative dans la construction de la lutte à Marseille. Il avait été envisagé qu'Annick Couppé prenne la parole au nom de Solidaires puis finalement elle a été écartée : elle pouvait être sur le podium mais ne devait pas prendre la parole...Tout le monde sait qu'elle aurait appelé à la grève générale. Bref, le climat intersyndical était des plus électriques, à tel point que lorsque les Sud, dont je fais partie, sont partis tracter sur le début du cortège (CGT, FO puis FSU dans l'ordre) pour expliquer leur position, la consigne de sécurité de ne pas tracter seul a été donnée... En fait, rien de tout
cela avec les militants de la base, nos tracts étaient bien accueillis
et meme recherchés ! Quand nous sommes
arrivés devant le stade vélodrome, Thibault et Aschiéri
avaient déjà pris la parole ; les copains ont raconté
qu'ils s'étaient largement fait interpeller par la foule (200 000
personnes), voire siffler, foule réclamant la grève générale. On n'entendait rien de ce qu'il disait, les manifestants criaient : "assez de blablas, grève générale". Quand à Blondel, il a commencé par une tirade sur Gaudin et son stade vélodrome, les gens criaient "on s'en fout, grève générale", chacun attendait le mot magique qu'il a fini par prononcer en y mettant bien des bémols "je recommande la grève générale" a-t-il dit, la foule a applaudi. Puis ces messieurs
ont disparu et les militants de tous bords ont scandé "unité
syndicale pour la grève générale" devant les
télévisions et les photographes. Quant à Solidaires,
une copine est montée sur les épaules d'un copain, avec
un autocollant "solidaires" sur la bouche (on l'a entraperçue
au journal de la 3). Puis il a fallu se
retaper une heure et demi de marche en plein soleil, sur l'avenue encombrée
de tas d'ordures impressionnants. A 16h, avait lieu l'ag des établissements en lutte : beaucoup de déception face à la position de Thibault, mais nous avons pris acte et avons décidé de continuer la lutte en se foutant de thibaut, du bac, des CRS (qui étaient le matin devant tous les centres d'examen marseillais, puis entassés à l'intérieur du stade au cas où), et d'agir où ça pouvait faire mal au medef. C. |
|