avril mai 2003
 
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Des luttes importantes...
 
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Préparation des négociations...

Aujourd'hui, mari 10 juin, est une journée importante pour notre mouvement :

Il y a d'un côté la PLATE FORME DE LA COORDINATION NATIONALE du 7 juin 2003 :

  • Le maintien, sans aucun transfert ni détachement, de tous les personnels de l'Éducation nationale dans la Fonction publique d'État avec le respect de leur statut et de leurs missions, c'est-à-dire pour le retrait total du projet de décentralisation.
  • Le retrait du statut d'assistants d'éducation et le maintien de celui d'étudiant surveillant.
  • Pas un licenciement d'emploi-jeune, accès à des postes statutaires.
  • Titularisation de tous les précaires de la Fonction publique (contractuels, vacataires, MA, CES, Emploi-jeune…)
  • Création de tous les postes nécessaires. Il faut plus de moyens.
  • Le maintien de l'École maternelle comme école à part entière et le droit à la scolarisation dès deux ans.
  • Le retrait de l'avant-projet de loi de Luc Ferry pour l'autonomie des Universités.
  • Pour des retraites à taux plein à 60 ans maximum, avec 37,5 annuités maximum pour tous, public et privé. Un taux de remplacement de 75% minimum et le maintien du code des pensions.

Et il a été demandé, lors de la dernière réunion de coordination, de réfléchir à l'introduction dans la plate forme, d'une revendication pour répondre aux attaques contre la laïcité notamment dans le projet de loi sur la décentralisation.

Il y a de l'autre la préparation apparemment minutieuse du gouvernement de la rencontre :

Luc Ferry et Nicolas Sarkozy ne seront pas seuls. Jean-Paul Delevoye, Xavier Darcos et Patrick Devedjian viendront les soutenir. Il ne sera pas question que de décentralisation. La rentrée scolaire 2003 sera au porgramme mais retraites et budget 2004 de l'éducation nationale devraient rester de côté.

Les ministres, disent les médias, veulent éviter le blocage sur les examens ! Nous disons qu'ils veulent plutôt mieux préparer, par une politique très médiatisée de la main tendue, la mise en accusation du Mouvement Social. Car nous resterions sourd aux bonnes intentions d'un gouvernement, qui n'oeuvre que pour le bien de la société, alors que nous voyons le mal partout !

Le gouvernement veut démontrer qu'il se préoccupe des difficultés du métier d'enseignant, qu'il est prêt à leur faire des concessions. mais il ne veut en aucune façon remettre en cause les principes de la décentralisation qu'il a défini.

Or, nous savons que ces principes sont définis dans le cadre de l'Europe et de la pression de Bruxelles, ainsi que dans le cadre de l'AGCS et de l'OMC.

Ce lundi 9 juin, M. Sarkozy se serait entretenu entretenu avec plusieurs dirigeants syndicaux au téléphone !

Il y a aussi les négociateurs officiels, les seuls avec lesquels le gouvernement veut traiter :

La CGT ne parle que de retraites (déclaration du 5 juin)...

"La journée de grève et de manifestations du 3 juin traduit l’extension de ce mouvement à de nouvelles catégories et confirme l’engagement de plus en plus fort des salariés du secteur privé, des jeunes, des femmes, des cadres : cette ampleur des mobilisations contredit l’affirmation gouvernementale relayée par les médias, d’un affaiblissement des actions contre son projet de réforme des retraites."
Lire la suite sur le site CGT... La Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale

LA CFDT, via son secrétaire général persiste dans sa signature et s'obstine à morceller les problèmes.

" On voit bien qu’il y a encore une partie des salariés, des services publics en particulier, qui s’oppose à l’harmonisation des régimes de retraite du public et du privé. C’est leur droit. En particulier ceux qui ne sont pas concernés d’ailleurs, ce qui est toujours surprenant. Il y a toujours un abcès de fixation important à l’Éducation nationale. Le gouvernement vient de décider de reporter le débat sur son projet de décentralisation. Maintenant, il faut rentrer dans le débat sur l’avenir de l’école, l’avenir des métiers. Après, on verra le sujet de la décentralisation. Donc, l’essentiel, maintenant, c’est de mettre en œuvre, d’une part, la réforme mais surtout de gagner le pari de l’emploi parce que cette réforme s’appuie surtout sur un pari de l’emploi. "
Lire la suite sur le site CFDT...

FO joue à touché - coulé !

"Ainsi, le gouvernement a réussi à faire passer le dossier des retraites au niveau politique. Il est vrai que cet objectif était sous-entendu dans la méthode. On se rappellera que, régulièrement, le gouvernement prétend avoir été investi de cette mission lors des élections."
Lire la suite de l'éditorial de Marc Blondel sur le site FO...

La déclaration commune CGT - FO - UNSA - FSU du 6 juin se limite également aux seules retraites.

"Pour gagner la bataille des retraites, la mobilisation doit pouvoir s'appuyer sur un renforcement et un élargissement encore plus significatif du mouvement."
A lire sur l'un des sites concernés... côté UNSA pour garder l'équilibre des citations...

Côté FSU, en dépit d'un communiqué du 5 juin, on manque de perspective...

"La FSU a été reçue par MM Ferry et Delevoye. Elle a de nouveau insisté sur la nécessité d’avoir des réponses rapides et concrètes sur l’ensemble des revendications portées par les personnels et qui n’ont pas été abordées lors de la réunion sur la décentralisation : priorité à l’éducation, Aides-éducateurs et MI-SE, précarité, retraites. Tous les sujets ont été abordés mais les ministres ne nous ont apporté ni réponse ni engagement concret."
Lire la suite sur le site FSU...

Et d'autres syndicats, ignorés dans la cour des grands...

Côté CNT, Grève générale

Côté G10 Solidaire (le site G10 semble à l'abandon, il faut trouver les informations du côté des syndicats Sud)
appel à la grève générale à partir du 3 juin...

Au final, une fois les écueils de l'éducation écartés et la réforme de la retaite votée (le Premier Ministre l'a déclaré par avance et donc très démocratiquement, moyennant bien sûr une utilisation très probable de l'article 49-3 de la constitution, par un vote rejetant d'un bloc tous les amendements. Cela simplifie le débat on ne peut plus), il restera à chacun à se laisser glisser vers les vacances !

Il appartient donc au mouvement social de définir

  • ses modalités d'action,
  • ses commissions de travail,
  • de mettre en perspective l'ensemble des réformes (retraites, éducation, décentralisation, santé) au niveau de l'Europe, de l'AGCS et de l'OMC,
  • de développer le rapport de force pour une grève générale inter professionnelle...

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