Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, UNSA et FSU se félicitent
de lampleur des grèves et manifestations de ce mardi 3
juin. Elles traduisent lextension du mouvement privé-public
à laquelle appelaient les quatre organisations le 28 mai dernier,
insistant sur une mobilisation générale indispensable.
Transports, enseignement, administrations, banques, hôpitaux,
services publics, commerces, entreprises industrielles ont été
marqués par dimportants arrêts de travail et par
des grèves. Dans de nombreux secteurs, les assemblées
de salariés décident de reconduire le mouvement. Cest
une réplique cinglante au gouvernement qui cherche à faire
passer en force sa réforme des retraites.
Les millions de
salariés qui sont déjà dans laction expriment
leur rejet dune réforme des retraites injuste qui affecte
gravement les salariés du privé, les fonctionnaires, les
agents des entreprises publiques. Ils refusent le marché de dupes
que veut imposer le gouvernement : « Travailler plus pour une
retraite moindre ». Ils rejettent la logique de passage en force
et la politisation du dossier dans lesquelles le gouvernement sest
installé.
Le gouvernement
a dû concéder quelques ouvertures sur léducation
nationale. Même si elles demandent à être confirmées
et concrétisées, elles sont un encouragement pour les
salariés qui se battent sur les revendications en matière
de retraite.
Les organisations
syndicales CGT, CGT-FO, UNSA et FSU exigent du gouvernement :
la définition dun nouveau calendrier et la reprise
de réelles négociations avec tous les syndicats sur lensemble
du dossier retraite,
des mesures de financement permettant daccroître
les ressources des régimes,
un véritable débat démocratique gage de
la légitimité dun nouveau projet de réforme
permettant de garantir lavenir de notre système de retraite.
Les organisations
syndicales invitent leurs militants et les salariés à
poursuivre laction dans le cadre du processus de généralisation
du mouvement. De nombreuses initiatives sont dores et déjà
prises pour les 4, 5 et 6 juin. Grèves et manifestations doivent
se développer tout au long de la semaine afin dexprimer
les exigences sociales à la fois en direction des pouvoirs publics
et des élus.
Elles appellent
à faire du MARDI 10 JUIN, jour prévu pour le début
du débat à lAssemblée Nationale, un nouveau
rendez-vous majeur de grèves et de manifestations où les
salariés du secteur public comme des entreprises privées
se retrouveront tous ensemble.
Montreuil, le 3
juin 2003