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pas
de compétition entre les régions
pas de compétition entre les établissements
pas de compétition entre les professeurs
pas de compétition entre les élèves
L'Ecole
risque aujourd'hui une régression historique
Les principes d'égalité
en matière de santé, d'accès au savoir, et de protection
sociale sont les fondements historiques de notre démocratie. Ils
sont remis en cause par les mesures et les projets gouvernementaux.
Face à cela,
les forces actives de l'école et de la société
se mobilisent :
- L'école
n'est pas une entreprise,
sa mission est de créer des citoyens capables de raisonner, de
s'impliquer dans des décisions concernant l'avenir, la vie commune.
- Le savoir n'est
pas une marchandise.
- Les élèves
et les familles ne sont pas des clients.
Les fonctions premières
de l'école - transmission des savoirs et formation à la
citoyenneté - ont besoin aujourd'hui de transformation :
Pour
cela, une tâche éthique et politique, décisive aujourd'hui,
est de redonner confiance au potentiel considérable qui existe
dans notre pays, pour peu que soit avancé ce pari à la fois
philosophique et réaliste :
" tous les jeunes, tous les adultes portent en eux des potentialités
immenses,
souvent inemployées, pour penser, inventer, apprendre et agir ensemble
".
L'école
a besoin de se transformer pour plus d'égalité
mais pas d'être dénationalisée !
L'école
a besoin de former et de se former à plus de démocratie
mais pas d'être démantelée !
La jeunesse
a besoin de perspectives d'avenir
de mobiliser ses potentialités
mais pas d'être triée ni mise en concurrence !
Les
valeurs ne peuvent exister que dans les pratiques qui les construisent.
Des transformations
sont possibles à tous les niveaux de l'Ecole pour développer
:
- Une conception
forte des savoirs et de l'acte d'apprendre
- redonner
sens aux savoirs : revenir aux interrogations vivantes qui les
traversent, aux obstacles qu'ils ont dû franchir pour surmonter
opinions et certitudes du moment. Retrouver le goût de l'aventure
humaine et la portée émancipatrice dont ils sont porteurs.
Quand les connaissances, segmentées et cloisonnées,
sont exposées et imposées comme évidences à
retenir et reproduire, elles ne peuvent engendrer qu'ennui, exclusion,
docilité. Les savoirs doivent former à une pensée
complexe, créatrice, agissante sur le monde.
- quand les
élèves peuvent SE questionner, aborder différences
et contradictions pour construire, au cur même de l'acte
d'apprendre, la capacité à argumenter, écouter,
prendre en compte, concevoir ensemble, cela constitue réellement
une
formation à la démocratie DANS le savoir
- Une conception
forte de la vie dans l'établissement
L'Ecole est un lieu privilégié pour permettre l'exercice
de pratiques solidaires qui établissent des relations citoyennes
à tous niveaux. Personnels de l'éducation et élèves
ne sont pas de simples usagers ou consommateurs d'un établissement
mais ils doivent être pleinement acteurs de
la
démocratie DANS la vie de l'établissement
- L'ouverture
vers le monde social, professionnel, culturel
Les projets quand ils sont élaborés et réalisés
non pas seulement pour les élèves, mais AVEC et PAR les
élèves sont de puissants leviers pour
une
formation à la démocratie DANS les projets
Aucune transformation ne se fera
sans les acteurs principaux de l'acte éducatif, ni contre eux.
A nous de faire exister concrètement,
dans les pratiques, l'idéal d'une société où
prennent sens
l'égalité et la solidarité.
Pour prendre contact
avec le GFEN :
(stages d'été, publications, groupes dans toute la France
)
14, av. Spinoza 94200 IVRY tel: 01 46 72 53 17 fax: 0146 71 63 38
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