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Paroles
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| Propos recueillis au fil des jours... | ||
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Réponses
à divers courriers reçus sur le net...
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Sur la sécurité de l'emploi dans la fonction publique, n'oublions pas qu'un tiers des emplois pourvus le sont par des vacataires et autres contractuels dont la précarité du statut n'est pas à démontrer. On peut tout aussi bien se poser la question de l'emploi de ces fameux assistants d'éducation : quelle différence statutaire avec les aides-éducateurs de Jospin si décriés !
La réforme des retraites est certes inévitable, chacun en convient mais contrairement à ce rabâchent les chantres du discours unique (Fillon ou Rocard), d'autres alternatives existent, décrites parfaitement dans de nombreux documents et analyses dûment chiffrées qui circulent sur les routes de l'information libre. Si certains chantres du PS rejoignent l'UMP sur ce sujet, c'est leur problème, pas le nôtre. Les dernières élections présidentielles ont révélé que ni Chirac, ni Jospin ne recouvraient une quelconque adhésion de l'électorat aux éléments de leur programme. Le vote du second tour avec ce score surréaliste de 82 % était un vote républicain contre l'extrême droite et non une approbation à un programme libéral, ne l'oublions pas. Il n'y a pas de solution miracle, certes, mais on a un peu trop tendance à oublier qu'il est nécessaire de pratiquer un partage équitable des richesses produites, car l'équité est là et non dans une vaine opposition public-privé.
Des gens très bien se sont penchés sur la question. Certains économistes très réputés (notamment chez ATTAC) et les responsables de la COR, qui sont loin d'être des utopistes joyeux, ont fait des propositions concrètes. Malheureusement, on n'en tient pas compte parce qu'il y a eu Barcelone et Maastricht.
Le syndicalisme est théoriquement apolitique. Toute expression concernant une quelconque réflexion sur l'organisation de la cité est fondamentalement politique, au sens propre du terme. Les syndicats inféodés à un parti politique n'existent plus depuis belle lurette ! Les salariés du secteur privé que nous rencontrons adhèrent tout à fait à notre mouvement et sont loin de tomber dans le piège grossier de l'opposition public-privé. S'ils peinent à nous rejoindre, c'est avant tout dû au fait que, dans ce secteur de l'économie, deux tiers des emplois sont précaires avec une forte proportion d'intérimaires. Le projet sur la réforme des retraites, il faut le lire et dans le texte, dans le détail et tout ce qui concerne aussi bien les salariés du public que ceux du privé et là, on a quelques surprises !
Un enseignant peut envisager une reconversion, entamer une nouvelle carrière : je ne me vois guère, à 60 ans, pour racheter une décote chercher un emploi qu'on me refusera (trop vieux !) ; peut-être concierge, ou G.O. ou prêtre ? Je rachèterai
mes années manquantes : bien, mais avec quel argent ; je
travaille dans la fonction publique et, en fin de carrière, je
dépasse juste les 2000 € ; avec deux gamins étudiants
(parce qu'il faut faire beaucoup d'études), est-ce possible ?
Cette grève est politique : bien sûr qu'elle l'est ! Qu'est-ce qui n'est pas politique ? On n'agit pas contre la démocratie, mais on peut contester la légitimité de la représentation nationale dès lors que le vote était républicain, contre le Pen et non pour Chirac qui ne conserve que ses petits 20 %. Placer tous les salariés sur le même plan d'égalité, je souscris pleinement ; c'est tout à fait possible, à 37,5 annuités pour tous et une hausse de 0,37 % des cotisations patronales (proposition de la COR). Jules |
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